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Climat des affaires- Doing Business 2016

Date de création: 07-11-2015 15:14
Dernière mise à jour: 07-11-2015 15:14
Lu: 207 fois


ECONOMIE- ETUDES ET ANALYSES – CLIMAT DES AFFAIRES- DOING BUSINESS 2016

Classée 163e par Doing Business 2016

L’Algérie hostile à l’investissement…

©Hocine Lamriben /  El Watan,  29 octobre 2015

Siège de la Banque mondiale à Washington

L’Algérie perd deux places par rapport à l’édition précédente.

Le climat des affaires en Algérie continue à se détériorer au moment où le gouvernement algérien multiplie, en vain, les effets d’annonce pour inverser la tendance. Le classement annuel Doing Business 2016, publié hier par la Banque mondiale, situe l’Algérie au 163e rang mondial sur un classement de 189 économies, perdant ainsi deux places par rapport à l’édition précédente. Son index global s’élève à 45,72 points contre 45,40 l’année précédente sur une échelle allant de 0 à 100.

Sur les 10 indicateurs analysés par l’institution de Bretton Woods, l’Algérie est créditée de mauvais scores, à l’exception du critère lié à l’obtention des permis de construire. Dans le détail, la création d’une entreprise est de plus en plus compliquée. Un entrepreneur a besoin en moyenne de douze procédures, un délai de 20 jours, un coût représentant 10,9% du revenu par habitant et un capital minimum de 23,6% de ce revenu. D’ailleurs, le pays a perdu deux places en passant au 145e rang mondial. En matière de transfert de propriété, la situation demeure aussi contraignante.

Un entrepreneur a besoin de 10 procédures, un délai de 55 jours et un coût représentant 7,1% de la valeur du bien. Sur cet indice, l’Algérie a perdu 3 places passant au 163e rang. S’agissant du paiement des taxes et impôts, la pression fiscale demeure forte, puisque un chef d’entreprise opère 27 paiements par an, soit un total à payer de 72,7% du bénéfice brut. Cela prend 387 heures à un entrepreneur pour payer ses taxes. Sur cet indice, l’Algérie a reculé d’une place, passant au169e rang.

Même topo s’agissant de l’indicateur relatif au raccordement à l’électricité, puisque l’Algérie a chuté de 5 points. Il faut en moyenne 5 procédures, un délai de 180 jours, un coût représentant 1295,5% du revenu par habitant. Pour ce qui est de l’obtention des crédits bancaires, la situation est loin d’être reluisante, puisque le pays a reculé de 3 places,passant au 174e rang. Au cours des douze derniers mois, la seule «amélioration» réside dans l’indice d’octroi de permis de construire.

L’Algérie gagne deux petites places passant à la 122e position. Un opérateur local a besoin de 17 procédures, un délai de 204 jours et un coût représentant 0,9% de la valeur de la construction. Pour l’indice de protection des investisseurs minoritaires, l’Algérie perd une place et chute à la 174e position. Pour les indices du commerce frontalier (176e) et l’exécution des contrats (106e), le classement reste inchangé par rapport à l’année 2015. Dans ce nouveau compte rendu, dominé par le Singapour, suivi de la Nouvelle-Zélande et du Danemark, les voisins maghrébins devancent de très loin l’Algérie.

Le Maroc gagne cinq places, passant de la 80e à la 75e place, suivi de la Tunisie (74e place). La Libye, confrontée à un chaos sécuritaire, occupe le bas du classement. La nouvelle édition du rapport Doing Business constitue un désaveu cinglant à l’égard de l’Exécutif algérien dont le discours à propos de la qualité du climat des affaires demeure un vœu pieux. Et ce n’est pas la mise en place d’un comité Doing Business local, forcément bureaucratique, qui va rehausser l’attractivité du pays.