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Relations internationales - Réseaux d'influence- Etude Chikhaoui Arslan/Liberté

Date de création: 25-10-2015 04:27
Dernière mise à jour: 25-10-2015 04:27
Lu: 236 fois


VIE POLITIQUE- ETUDES ET ANALYSES- RELATIONS INTERNATIONALES- RESEAUX D’INFLUENCE- ETUDE CHIKHAOUI ARSLAN/LIBERTÉ

Contribution

© Arslan Chikhaoui/Liberté , samedi 24 octobre 2015

Les réseaux d’influence dans le nouvel échiquier géopolitique

De nouveaux acteurs entrent sur la scène des relations internationales ; ils sont principalement non étatiques.
Ils influent, orientent et font la décision à l’échelle mondiale.

Quelle que soit leur dénomination, NGO (Non Government Organization), NGI (Non Government Individual), think tank, entreprises, ce sont tout simplement de puissants réseaux d’influence de la société civile bien structurés et interconnectés, ils tracent les contours de la cartographie du monde globalisé avec ses certitudes et incertitudes.
La fin de la guerre froide matérialisée par la chute du mur de Berlin a laissé place à une tectonique des plaques dont les répercussions n’ont pas encore atteint leur paroxysme. Un Moyen-Orient, voire un monde arabo-musulman en pleine ébullition, des puissances émergentes en Asie, le retranchement de l’Eurasie et les divisions transatlantiques figurent parmi les problèmes récemment apparus. C’est vraisemblablement la magnitude et la vitesse du changement induit par un monde en mutation qui constitueront les traits dominants de l’après l’an 2021.
Le paysage mondial en 2021 se structurera incontestablement avec ses certitudes relatives et ses incertitudes sous l’influence pressante des acteurs non étatiques.
Selon divers rapports de ces mêmes acteurs, les éléments de certitudes et d’incertitudes se résument comme suit :

Les certitudes relatives
-Globalisation irréversible, pour un monde probablement moins occidentalisé.
-Un pouvoir grandissant des acteurs non étatiques.
-Un nombre croissant d’entreprises de taille mondiale facilite la propagation des nouvelles technologies.
-La montée de certains pays asiatiques et l’avènement de nouveaux poids moyens de l’économie.
-Des populations vieillissantes au sein de puissances établies.
-L’islam politique demeure une force puissante.
-Capacités accrues des armes à destruction massives (CBRN) de certains acteurs.
-Un arc d’instabilité qui englobe le Moyen-Orient, l’Asie et l’Afrique.
-Des questions environnementales et éthiques mises encore plus en avant.
-Faible probabilité de voir un conflit entre puissances majeures dégénérer en guerre globale.
-Les États-Unis d’Amérique resteront l’acteur le plus puissant sur les plans économique, technologique et militaire.

Les incertitudes majeures
-La globalisation aura-t-elle la capacité de tirer les économies en retard de développement ?
-La volonté et la faculté d’adaptation des États et des institutions internationales aux acteurs non étatiques.
-Les pays asiatiques pourront-ils imposer de nouvelles règles du jeu ?
-L’écart entre nantis et laissés-pour-compte risque-t-il de se creuser un peu plus ?
-La gestion et la maîtrise des crises financières récurrentes.
-La portée du défi de la connectivité pour les gouvernements.
-La montée de la Chine et de l’Inde se fera-t-elle en douceur ?
-L’UE deviendra-t-elle une superpuissance ?
-L’instabilité politique dans les pays producteurs de matières premières ; la perturbation des approvisionnements.
-L’impact des courants religieux sur l’unité des États et leur conflictualité potentielle ; la montée de l’idéologie djihadiste.
-Les puissances nucléaires seront-elles moins ou plus nombreuses ?
-La faculté des terroristes à acquérir des armes CBRN.
-Les événements accélérateurs conduisant au renversement de certains régimes.
-La faculté de gérer les situations explosives et la compétition face aux ressources naturelles.
-La capacité des nouvelles technologies à résoudre des dilemmes éthiques.
L’influence est par essence politique. Toutefois, la globalisation des échanges a créé une interaction croissante entre politique et économie. Les stratégies d’influence se développeront en parallèle. À mon sens, l’État-nation continuera d’être la cellule dominante de l’ordre mondial.
Cependant, la globalisation, la diffusion des technologies de l’information et le jeu d’influence des nouveaux acteurs non étatiques soumettront les gouvernements à de nouvelles tensions denses. Une connectivite en développement exponentiel s’accompagnera d’une prolifération de communautés virtuelles d’intérêts, de nature à compliquer l’aptitude des États à gouverner. Internet, en particulier, va orienter la création de mouvements encore plus globalisés qui pourraient émerger comme une force puissante sur la nouvelle scène internationale.
Comme le propre d’une stratégie planétaire c’est de reposer sur un arsenal diversifié de moyens ; aux grands réseaux d’influence (B’naï Brith, Réseaux Rhodes, Council on Foreign Relations, Conférence de Biderberg, World Economic Forum, Trilatérale, AIPAC, etc.), on doit ajouter celui des think tanks (London School of Economics, Institut Italien des Affaires Etrangères, UCLA for Middle East Development, Aspen Institute, Irex, Institut Atlantique, Pilgrim’s Society, European Rond table of Industrialists, PCP, FMWG, WMDFZ, ACWG, etc.), des entreprises industrielles et commerciales de renommée mondiale, des banques, des cabinets de conseil et d’audit qui pénètrent les entreprises lors de leurs interventions, des organisations à but éthique (Transparency International, TRACE, etc), des organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme (Human Right Watch, MSF, etc). Tous ces groupes sont organisés en club fermé et opèrent en réseaux interconnectés même si leurs activités sont d’apparence cloisonnées. Les organisations caritatives et les sectes religieuses, quant à elles, agissent en “cheval de Troie”.
Le propre d’une opération d’influence est de déployer à moyen et long termes des réseaux humains d’appui discret afin de mieux se faire accepter que les autres concurrents (entreprises ou États). Les membres de ces réseaux qui, au titre de relais utiles, œuvrent au profit d’acteurs extérieurs.
Une opération d’influence peut être ouverte, secrète ou combinée.
Les NGO et/ou NGI, leviers d’influence, sont à l’origine de la diplomatie parallèle qui parfois complète ou se substitue à la diplomatie institutionnelle traditionnelle. De plus en plus, les gouvernants politiques utilisent ce type de diplomatie impliquant les acteurs de la société civile et des leaders d’opinion (Key Opinion Person – KOP), pour mener leurs actions de politique étrangère et d’influence. Dans ce cadre, on distingue par exemple depuis peu l’émergence de la diplomatie économique (Trade Diplomacy) et de la diplomatie scientifique (Science Diplomacy).
L’ordre international est en transition subissant de profonds changements. À aucun moment depuis la formation du système de l’alliance occidentale, en 1949, la nature et la forme des systèmes de l’alliance à l’échelle internationale n’ont connu de mutations comparables à celle de la dernière décennie. En conséquence, le monde de 2021 différera de façon notable du monde de 2001 (année symbole). Toutes les enquêtes et études faites ici et là par les acteurs non étatiques permettent d’affirmer que le rôle des États-Unis d’Amérique représenterait une variable importante dans la forme que revêtira le monde futur. En effet, ils influenceront les acteurs étatiques et non étatiques dans le choix du chemin que ceux-ci décideront de suivre. En plus de ce rôle pivot des États-Unis d’Amérique, les instances internationales, les grands groupes industriels et commerciaux internationaux, les NGO et NGI et d’autres seront susceptibles de promouvoir les tendances.
En 2021, incontestablement, sous l’influence de ces acteurs non étatiques, la cartographie du monde sera différente. Les groupes géographiques traditionnels perdront progressivement de leurs poids dans les relations internationales. Depuis la chute du mur de Berlin, tout comme la division Est/Ouest, la ligne de partage traditionnelle Nord-Sud risque de ne plus être un concept très représentatif pour le futur monde. Le concept Eurasie destiné à supplanter l’ancienne Union soviétique et l’unité de l’Ouest ont également perdu de leur pertinence. Ce sera surtout dû à la mondialisation et à la montée en puissance attendue de la Chine et de l’Inde.
D’autres divisions au-delà du champ économique risquent de modeler la vision du monde. Pour beaucoup de sociétés, les scissions entre groupes religieux et au sein même de ces groupes pourraient tracer des frontières aussi marquantes que les frontières nationales.
Toutefois, le concept actuel qui risque de conserver sa pertinence est l’arc d’instabilité ancré en Asie du Sud-Est où l’on assiste à la montée d’un islamisme radical et du terrorisme et qui se prolonge vers l’Asie centrale. Cet arc inclut plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
La globalisation aura remplacé, principalement, l’ancienne ligne de partage qui traversait l’Occident industrialisé, l’Est communiste, les pays non-alignés, en voie de développement, ou le tiers-monde. Sous l’influence des acteurs non étatiques, nous assisterons à de nouveaux alignements regroupant ces pays, ou même des parties de pays qui sont en train d’intégrer la communauté mondiale. En revanche, d’autres nations, pour des raisons économiques, politiques ou sociales ne réussiront certainement pas cette intégration.
En résumé, la recomposition du nouveau monde est en mouvement depuis le début des années 1990 sous l’influence, voire l’impulsion de nombreux acteurs non étatiques interconnectés. Il sera de plus en plus dessiné et gouverné par ces acteurs de la société civile. Ce sont bien des gouvernements invisibles qui s’institutionnalisent. Par voie de conséquence, nous assistons à une érosion de la souveraineté nationale et de la disparition progressive de l’indépendance de la décision.
Le défi majeur de cette recomposition géopolitique du monde réside dans les modes de gouvernance à mettre en place et notre capacité d’adaptation rapide !

A. C.
Executive Chairman du Centre de Consultance et d’Etudes ‘NSV’, Membre du Conseil Consultatif du WEF , du Forum Defense & Security, Alumni du NDU-NESA Center for Strategic Studies.

De nouveaux acteurs entrent sur la scène des relations internationales ; ils sont principalement non étatiques.
Ils influent, orientent et font la décision à l’échelle mondiale.

Quelle que soit leur dénomination, NGO (Non Government Organization), NGI (Non Government Individual), think tank, entreprises, ce sont tout simplement de puissants réseaux d’influence de la société civile bien structurés et interconnectés, ils tracent les contours de la cartographie du monde globalisé avec ses certitudes et incertitudes.
La fin de la guerre froide matérialisée par la chute du mur de Berlin a laissé place à une tectonique des plaques dont les répercussions n’ont pas encore atteint leur paroxysme. Un Moyen-Orient, voire un monde arabo-musulman en pleine ébullition, des puissances émergentes en Asie, le retranchement de l’Eurasie et les divisions transatlantiques figurent parmi les problèmes récemment apparus. C’est vraisemblablement la magnitude et la vitesse du changement induit par un monde en mutation qui constitueront les traits dominants de l’après l’an 2021.
Le paysage mondial en 2021 se structurera incontestablement avec ses certitudes relatives et ses incertitudes sous l’influence pressante des acteurs non étatiques.
Selon divers rapports de ces mêmes acteurs, les éléments de certitudes et d’incertitudes se résument comme suit :

Les certitudes relatives
-Globalisation irréversible, pour un monde probablement moins occidentalisé.
-Un pouvoir grandissant des acteurs non étatiques.
-Un nombre croissant d’entreprises de taille mondiale facilite la propagation des nouvelles technologies.
-La montée de certains pays asiatiques et l’avènement de nouveaux poids moyens de l’économie.
-Des populations vieillissantes au sein de puissances établies.
-L’islam politique demeure une force puissante.
-Capacités accrues des armes à destruction massives (CBRN) de certains acteurs.
-Un arc d’instabilité qui englobe le Moyen-Orient, l’Asie et l’Afrique.
-Des questions environnementales et éthiques mises encore plus en avant.
-Faible probabilité de voir un conflit entre puissances majeures dégénérer en guerre globale.
-Les États-Unis d’Amérique resteront l’acteur le plus puissant sur les plans économique, technologique et militaire.

Les incertitudes majeures
-La globalisation aura-t-elle la capacité de tirer les économies en retard de développement ?
-La volonté et la faculté d’adaptation des États et des institutions internationales aux acteurs non étatiques.
-Les pays asiatiques pourront-ils imposer de nouvelles règles du jeu ?
-L’écart entre nantis et laissés-pour-compte risque-t-il de se creuser un peu plus ?
-La gestion et la maîtrise des crises financières récurrentes.
-La portée du défi de la connectivité pour les gouvernements.
-La montée de la Chine et de l’Inde se fera-t-elle en douceur ?
-L’UE deviendra-t-elle une superpuissance ?
-L’instabilité politique dans les pays producteurs de matières premières ; la perturbation des approvisionnements.
-L’impact des courants religieux sur l’unité des États et leur conflictualité potentielle ; la montée de l’idéologie djihadiste.
-Les puissances nucléaires seront-elles moins ou plus nombreuses ?
-La faculté des terroristes à acquérir des armes CBRN.
-Les événements accélérateurs conduisant au renversement de certains régimes.
-La faculté de gérer les situations explosives et la compétition face aux ressources naturelles.
-La capacité des nouvelles technologies à résoudre des dilemmes éthiques.
L’influence est par essence politique. Toutefois, la globalisation des échanges a créé une interaction croissante entre politique et économie. Les stratégies d’influence se développeront en parallèle. À mon sens, l’État-nation continuera d’être la cellule dominante de l’ordre mondial.
Cependant, la globalisation, la diffusion des technologies de l’information et le jeu d’influence des nouveaux acteurs non étatiques soumettront les gouvernements à de nouvelles tensions denses. Une connectivite en développement exponentiel s’accompagnera d’une prolifération de communautés virtuelles d’intérêts, de nature à compliquer l’aptitude des États à gouverner. Internet, en particulier, va orienter la création de mouvements encore plus globalisés qui pourraient émerger comme une force puissante sur la nouvelle scène internationale.
Comme le propre d’une stratégie planétaire c’est de reposer sur un arsenal diversifié de moyens ; aux grands réseaux d’influence (B’naï Brith, Réseaux Rhodes, Council on Foreign Relations, Conférence de Biderberg, World Economic Forum, Trilatérale, AIPAC, etc.), on doit ajouter celui des think tanks (London School of Economics, Institut Italien des Affaires Etrangères, UCLA for Middle East Development, Aspen Institute, Irex, Institut Atlantique, Pilgrim’s Society, European Rond table of Industrialists, PCP, FMWG, WMDFZ, ACWG, etc.), des entreprises industrielles et commerciales de renommée mondiale, des banques, des cabinets de conseil et d’audit qui pénètrent les entreprises lors de leurs interventions, des organisations à but éthique (Transparency International, TRACE, etc), des organisations humanitaires et de défense des droits de l’homme (Human Right Watch, MSF, etc). Tous ces groupes sont organisés en club fermé et opèrent en réseaux interconnectés même si leurs activités sont d’apparence cloisonnées. Les organisations caritatives et les sectes religieuses, quant à elles, agissent en “cheval de Troie”.
Le propre d’une opération d’influence est de déployer à moyen et long termes des réseaux humains d’appui discret afin de mieux se faire accepter que les autres concurrents (entreprises ou États). Les membres de ces réseaux qui, au titre de relais utiles, œuvrent au profit d’acteurs extérieurs.
Une opération d’influence peut être ouverte, secrète ou combinée.
Les NGO et/ou NGI, leviers d’influence, sont à l’origine de la diplomatie parallèle qui parfois complète ou se substitue à la diplomatie institutionnelle traditionnelle. De plus en plus, les gouvernants politiques utilisent ce type de diplomatie impliquant les acteurs de la société civile et des leaders d’opinion (Key Opinion Person – KOP), pour mener leurs actions de politique étrangère et d’influence. Dans ce cadre, on distingue par exemple depuis peu l’émergence de la diplomatie économique (Trade Diplomacy) et de la diplomatie scientifique (Science Diplomacy).
L’ordre international est en transition subissant de profonds changements. À aucun moment depuis la formation du système de l’alliance occidentale, en 1949, la nature et la forme des systèmes de l’alliance à l’échelle internationale n’ont connu de mutations comparables à celle de la dernière décennie. En conséquence, le monde de 2021 différera de façon notable du monde de 2001 (année symbole). Toutes les enquêtes et études faites ici et là par les acteurs non étatiques permettent d’affirmer que le rôle des États-Unis d’Amérique représenterait une variable importante dans la forme que revêtira le monde futur. En effet, ils influenceront les acteurs étatiques et non étatiques dans le choix du chemin que ceux-ci décideront de suivre. En plus de ce rôle pivot des États-Unis d’Amérique, les instances internationales, les grands groupes industriels et commerciaux internationaux, les NGO et NGI et d’autres seront susceptibles de promouvoir les tendances.
En 2021, incontestablement, sous l’influence de ces acteurs non étatiques, la cartographie du monde sera différente. Les groupes géographiques traditionnels perdront progressivement de leurs poids dans les relations internationales. Depuis la chute du mur de Berlin, tout comme la division Est/Ouest, la ligne de partage traditionnelle Nord-Sud risque de ne plus être un concept très représentatif pour le futur monde. Le concept Eurasie destiné à supplanter l’ancienne Union soviétique et l’unité de l’Ouest ont également perdu de leur pertinence. Ce sera surtout dû à la mondialisation et à la montée en puissance attendue de la Chine et de l’Inde.
D’autres divisions au-delà du champ économique risquent de modeler la vision du monde. Pour beaucoup de sociétés, les scissions entre groupes religieux et au sein même de ces groupes pourraient tracer des frontières aussi marquantes que les frontières nationales.
Toutefois, le concept actuel qui risque de conserver sa pertinence est l’arc d’instabilité ancré en Asie du Sud-Est où l’on assiste à la montée d’un islamisme radical et du terrorisme et qui se prolonge vers l’Asie centrale. Cet arc inclut plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient.
La globalisation aura remplacé, principalement, l’ancienne ligne de partage qui traversait l’Occident industrialisé, l’Est communiste, les pays non-alignés, en voie de développement, ou le tiers-monde. Sous l’influence des acteurs non étatiques, nous assisterons à de nouveaux alignements regroupant ces pays, ou même des parties de pays qui sont en train d’intégrer la communauté mondiale. En revanche, d’autres nations, pour des raisons économiques, politiques ou sociales ne réussiront certainement pas cette intégration.
En résumé, la recomposition du nouveau monde est en mouvement depuis le début des années 1990 sous l’influence, voire l’impulsion de nombreux acteurs non étatiques interconnectés. Il sera de plus en plus dessiné et gouverné par ces acteurs de la société civile. Ce sont bien des gouvernements invisibles qui s’institutionnalisent. Par voie de conséquence, nous assistons à une érosion de la souveraineté nationale et de la disparition progressive de l’indépendance de la décision.
Le défi majeur de cette recomposition géopolitique du monde réside dans les modes de gouvernance à mettre en place et notre capacité d’adaptation rapide !

A. C.
Executive Chairman du Centre de Consultance et d’Etudes ‘NSV’, Membre du Conseil Consultatif du WEF , du Forum Defense & Security, Alumni du NDU-NESA Center for Strategic Studies.