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Télévision- Soltane/L'Expression

Date de création: 04-10-2015 14:28
Derničre mise ŕ jour: 04-10-2015 14:29
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COMMUNICATION- ENQUETES ET REPORTAGES- TELEVISION- SOLTANE/L’EXPRESSION

67 chaînes satellitaires dans les trois pays du Maghreb

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Le Maghreb qui est composé essentiellement du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie enregistre la présence de plus de 67 chaînes satellitaires pour une population de plus de 80 millions d'habitants. C'est l'Algérie qui possède le plus grand nombre de télévisions avec plus 36 chaînes: cinq chaînes publiques, 25 chaînes de droit étranger installées en Algérie, deux chaînes de droit anglais, El Magharibia et El Asr et quatre chaînes de droit français, Beur TV et les trois déclinaisons de Berbère TV. La deuxième place dans le paysage audiovisuel maghrébin dans ce classement c'est la Tunisie qui possède 18 chaînes. Dans leur grande majorité, ce sont des chaînes locales privées nées au lendemain de la révolution du Jasmin. Il existe une seule chaîne tunisienne de droit canadien: la chaîne musicale Maghreb 24. Pour ce qui est du Maroc, qui arrive en troisième position en matière de nombre de chaînes, on a recensé 13 chaînes, pour la plupart locales et publiques; il n'existe qu'une seule télévision de droit étranger, Canal Atlas qui est de droit belge et le bureau est installé à  Bruxelles en raison de la présence d'une forte communauté marocaine au Bénnélux. Ce qu'il faut retenir aussi du paysage audiovisuel au Maroc: la majorité des chaînes est publique ou para-publique comme c'est le cas pour la 2M ou Medi1 TV. Contrairement à  l'Algérie et la Tunisie, au Maroc il n'existe que deux chaînes privées seulement: Bezaf TV Life et Bezaf Music TV. Malgré la forte présence des opérateurs et des annonceurs étrangers au Maroc, la majorité des recettes publicitaires part pour les télévisions publiques et notamment la 2M. La distribution des chaînes dans ces trois pays du Maghreb est surtout totalement différente. Chaque pays possède sa propre méthode de création de chaînes de télévision privées. Si en Algérie, la majorité des chaînes appartient à  des groupes de médias de la presse écrite privée, dépendante pour la plupart de la publicité étatique et dont la majorité des bureaux et de l'activité est en Algérie, en Tunisie, le montage audiovisuel n'est pas le même. Hormis les deux télévisions publiques, la majorité des télévisions privées tunisiennes, tel que Nessma, Hannibal ou encore Ettounissya, est issue du monde de la publicité et de la communication et vit des recettes publicitaires. Au Maroc, c'est l'effet contraire, la dizaine de télévisions publiques et parapubliques vivent de la publicité privée qui est abondante. Donc chaque pays possède sa propre vision du marché audiovisuel. En Algérie les télés privées sont tributaires de la manne financiaire publique qui découle essentiellement des fortes recettes pétrolières. Au Maroc, les télévisions publiques comptent sur la manne publicitaire du monde économique privé, comme le tourisme, le commerce ou encore le BTP et les banques, alors que pour la Tunisie, les nombreuses télévisions privées vivent des recettes publicitaires de centaines d'annonceurs des PME tunisiennes. Et dans tous les cas de figure, le cas algérien demeure le plus risqué et surtout le plus convoité, ce qui explique le nombre de chaînes algériennes qui pullulent sur le satellite Nilesat.

lecranlibre@lexpressiondz.com