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Amnesty International- Rapport 2014

Date de création: 14-06-2018 12:01
Dernière mise à jour: 14-06-2018 12:01
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JUSTICE – ENQUETES ET REPORTAGES- AMNESTY INTERNATIONAL – RAPPORT 2014
© Libert?© La section d’Alger d’Amnesty International a d?©nonc?©, mercredi 25 f?©vrier 2015, la r?©pression ? Alger et dans plusieurs villes du pays de la marche de soutien au mouvement antigaz de schiste ? laquelle ont appel?© plusieurs partis politiques. Amnesty International r?©clame la lev?©e de l’interdiction des marches dans la capitale.
â€?Nous exprimons de s?©rieuses pr?©occupations concernant les libert?©s d’association et de manifestation et de droits humains en g?©n?©ral en Alg?©rieâ€?, a d?©clar?©, d’embl?©e, Hassina Oussedik, lors d’une conf?©rence de presse tenue ? l’h?´tel Sofitel autour du rapport 2014 d’Amnesty sur les droits humains dans le monde.
La directrice de la section d’Alger de cette ONG  regrette le non-respect des engagements pris  par le ministre des Affaires ?©trang?¨res, Ramtane Lamamra, devant la communaut?© internationale pour la r?©forme des droits humains en Alg?©rie. â€?Les avanc?©es ne sont pas ? la hauteur de nos esp?©rancesâ€?, ass?¨ne-t-elle. Le rapport d’Amnesty International a not?© des restrictions dans la libert?© d’expression, d’association et de r?©union pacifique, tout particuli?¨rement ? l’approche de l’?©lection pr?©sidentielle d’avril dernier, qui ont priv?©, selon cette organisation, les Alg?©riens d’un d?©bat contradictoire pour assurer l’?©galit?© des chances des candidats. Amnesty estime que les rassemblements du mouvement Barakat qui protestaient contre la candidature de Bouteflika ? un 4e mandat ont  ?©t?©, pendant cette p?©riode, particuli?¨rement r?©prim?©s et ponctu?©s par de nombreuses arrestations. Cette organisation a d?©nonc?© ?©galement ce qu’elle a qualifi?© de â€?recours ? une force excessive pour disperser des personnes qui comm?©moraient la r?©pression violente de manifestations organis?©es en 2001 en Kabylieâ€?. Elle regrette que les r?©sultats de l’enqu??te d?©clench?©e par les autorit?©s sur ces brutalit?©s, qui ont fait perdre notamment ? Lounis Aliouet un ?“il, n’aient pas ?©t?© rendu publiques, jusqu'? pr?©sent. La directrice de la section d’Amnesty International d’Alger a fustig?©, en outre, la gestion par le minist?¨re de l’Int?©rieur du dossier de mise en  conformit?© des associations. La date butoir pour l’enregistrement des associations existantes conform?©ment ? la loi 12-06 a pris fin en janvier dernier, mais le minist?¨re de l’Int?©rieur   n’a donn?© aucune r?©ponse ? de nombreux dossiers d?©pos?©s pour l’agr?©ment, dont celui d’Amnesty International. Ce silence met ainsi les associations et les organisations de la soci?©t?© civile sans agr?©ment   sous le coup de la loi qui pr?©voit des peines allant jusqu'? six mois d’emprisonnement assorties d’amende pour les membres des associations non enregistr?©es. Sachant que la disposition, qui stipule qu’en cas de non-r?©ponse dans les trois mois l’autorisation d’activer devient tacite, peut devenir dans de nombreux cas al?©atoire. Amnesty International, pr?©cise Hassina Oussedik, n’a pas re?§u d’accus?© de r?©ception pour d?©p?´t de dossier au minist?¨re de l’Int?©rieur, ni de r?©ponses ? ses r?©clamations r?©p?©t?©es adress?©es ? la Pr?©sidence, au Premier minist?¨re, ? la Commission nationale des droits de l’Homme et ? l’Assembl?©e nationale. Concernant les expulsions des migrants sans papiers, Amnesty soutient que dans de nombreux cas, elles ont ?©t?© effectu?©es en dehors de toute proc?©dure r?©guli?¨re et en l’absence de  garanties. Hassina Oussedik cite l’exemple d’une Camerounaise plac?©e en janvier dernier en d?©tention pr?©ventive pour s?©jour irr?©gulier apr?¨s s’??tre rendue dans un poste de police d’Oran pour d?©poser une plainte pour viol. S’agissant des droits des femmes, cette ONG salue quelques initiatives prises par les autorit?©s alg?©riennes. En l’occurrence, le versement par l’?‰tat d’une indemnisation aux femmes viol?©es par les terroristes, le fonds gouvernemental destin?© aux femmes divorc?©es ayant des enfants ? charge et le projet de loi ?©rigeant en infraction p?©nale le harc?¨lement sexuel dans les lieux publics, les violences inflig?©es par un ?©poux et toutes les sanctions pr?©vues en cas de l’utilisation de la contrainte pour obtenir des ressources financi?¨res de la femme. Toutefois, Amnesty consid?¨re que les Alg?©riennes ne restent pas suffisamment prot?©g?©es par la l?©gislation contre les violences sexuelles. Hassina Oussedik estime que la d?©finition du viol dans la loi alg?©rienne n’est pas assez pr?©cise. Amnesty demande ? ce que cette d?©finition soit conforme au droit international.
© El Watan
La pr?©sentation, hier, du rapport annuel d’Amnesty International sur la situation des droits de l’homme ne pouvait pas mieux tomber. Il intervient au lendemain de la r?©pression de la marche contre l’exploitation du gaz de schiste ? laquelle ont appel?© des partis de l’opposition et autres organisations de la soci?©t?© civile.
Cette atteinte au droit de manifester a fait dire ? la pr?©sidente de la section alg?©rienne de l’ONG internationale, Hassina Oussedik, que «l’Alg?©rie est loin d’avoir un Etat de droit». Intervenant lors d’une conf?©rence de presse ? Alger, Mme Oussedik n’a pas cach?© l’inqui?©tude d’Amnesty International concernant les libert?©s politiques. «Nous avons de s?©rieuses pr?©occupations sur les libert?©s de r?©union, d’expression et de manifestation en Alg?©rie», a-t-elle tanc?©.
L’Alg?©rie, qui a beau ratifier les conventions internationales en mati?¨re de respect des droits de l’homme et adh?©rer aux instances internationales, est dans le club des pays o?? les droits de la personne humaine sont viol?©s. «L’Alg?©rie a int?©gr?© le Conseil des droits de l’homme de l’ONU rien que pour soigner son image», a ?©corch?© Hassina Oussedik.
En passant en revue les atteintes aux droits de l’homme constat?©es durant l’ann?©e 2014, Mme Oussedik a ?©voqu?©, essentiellement, la r?©pression de la marche du 20 avril ? Tizi Ouzou o?? un jeune manifestant avait perdu un ?“il. Elle a ?©galement mentionn?© la condamnation du blogueur de Gharda??a, Youcef Ould Dada, qui avait publi?© une vid?©o dans laquelle on voyait en sc?¨ne des policiers pillant un magasin ? Gharda??a. La pr?©sidente de la section alg?©rienne de l’ONG des droits de l’homme a aussi ?©num?©r?© les diff?©rentes atteintes contre le droit de manifestation et de r?©union. Des restrictions qui ont rythm?© la chronique politique et sociale tout au long de l’ann?©e pass?©e.
Hassina Oussedik a indiqu?© que si l’?©tat d’urgence a ?©t?© lev?©, «il demeure que les libert?©s ne sont pas consacr?©es et des organisations de la soci?©t?© civile connaissent des entraves permanentes dans leur travail. Si certaines activit?©s sont tol?©r?©es, d?¨s que l’on touche aux questions sensibles, on subit des interdits», a-t-elle comment?©.
L’une des entraves justement consiste en le blocage de l’administration qui n’octroie pas d’agr?©ment aux associations. Et c’est le cas de la section alg?©rienne d’Amnesty elle-m??me. «Nous n’avons toujours pas d’agr?©ment depuis l’ann?©e derni?¨re. Nous n’avons pas d’autorisation, mais nous avons ?©t?© re?§us au minist?¨re de la Justice, o?? nous avons pu rencontrer des personnes et avoir des ?©changes fructueux. Nous vivons dans une r?©elle ambigu??t?©. Nous envoyons r?©guli?¨rement des courriers aux minist?¨res et aux d?©put?©s pour d?©noncer des injustices, mais toutes nos lettres restent sans r?©ponse», a fait remarquer la repr?©sentante de l’ONG.
Interrog?©e sur la pratique de la torture en Alg?©rie, la pr?©sidente d’Amnesty a fait savoir que son ONG «n’est pas en mesure de prouver les all?©gations sur la pratique de la torture, d’autant que le responsable de l’ONG qui travaille sur ce dossier n’a pas pu se rendre en Alg?©rie, tout comme pour les arrestations extrajudiciaires». Elle a n?©anmoins assimil?© la souffrance des familles de disparus ? une torture permanente : «Amnesty International a toujours soutenu le combat des familles des disparus, notre combat est sans cesse pour la v?©rit?© et la justice. Les disparitions sont des tortures permanentes pour les proches des disparus.»   © Horizons Amnesty International ?©pingle la communaut?© internationale sur la situation des droits de l’homme dans le monde. Mme Oussedik Hassina, directrice de l’organisation des droits de l’Homme en Alg?©rie, a estim?©, mercredi 26 f?©vrier 2015, que les gouvernements ont eu de « bonnes paroles » mais sans joindre les actes. S’exprimant ors d’une conf?©rence de presse ? Alger, Mme Oussedik a qualifi?© de « scandaleuse » la r?©ponse de la communaut?© internationale aux conflits et aux violations commises par des ?‰tats et des groupes arm?©s. Le rapport annuel d’Amnesty International donne une vision compl?¨te de la situation des droits humains dans 160 pays en 2014. Dans son rapport, l’ONG a indiqu?© que trois gouvernements sur quatre, soit 119 Etats, ont impos?© des restrictions arbitraires ? la libert?© d’expression. La conf?©renci?¨re a soulign?© que les perspectives en mati?¨re des droits humains n’incitent gu?¨re ? l’optimisme. C’est pourquoi, elle a invit?© les dirigeants ? l’?©chelle mondiale ? agir en toute urgence pour faire face ? l’?©volution de la nature des conflits et pour prot?©ger les civils « des violences atroces » perp?©tr?©es par des ?‰tats et des groupes arm?©s. Faute de quoi, « nous risquons d’aller droit vers une crise humanitaire sans pr?©c?©dent », a-t-elle averti. La lutte antiterroriste ne doit pas servir, selon elle, de pr?©texte pour violer des droits de l’homme. C’est ainsi qu’Amnesty International, a-t-elle fait savoir, engage les cinq membres permanents du Conseil de s?©curit?© ? renoncer ? faire usage de leur droit de veto en cas de g?©nocide ou d’autres atrocit?©s de masse. Sur le commerce des armes, Amnesty International exhorte tous les ?‰tats ? ratifier le trait?© le r?©glementant, entr?© en vigueur en 2014. Au-del? des conflits, la m??me responsable a d?©plor?© la violation des libert?©s fondamentales dans plusieurs pays, citant l’exemple du Br?©sil lors de la coupe du monde, de l’Egypte et des pays du Golfe. Qu’en est-il de la situation des droits de l’homme en Alg?©rie ? Selon Mme Oussedik, la situation est « s?©rieusement pr?©occupante » et l’Alg?©rie « est bien loin d’??tre un Etat de droit ». Elle a estim?© que beaucoup reste ? faire en mati?¨re de libert?© d’expression, de r?©union et d’association. « On ne doit pas emp??cher les citoyens de s’exprimer ni les journalistes de faire leur travail », a-t-elle soulign?©. Et d’insister pour dire que la soci?©t?© civile doit ??tre vue en tant que partenaire et non en tant qu’ennemie. La repr?©sentante de l’ONG a soutenu que les avanc?©es enregistr?©es jusque-l? et les engagements des autorit?©s alg?©riennes ne sont pas ? la hauteur des attentes d’Amnesty International. Pour ce qui est de la torture, l’organisation affirme ne pas avoir d’« informations fiables ». Concernant la situation des migrants dans notre pays, elle a d?©clar?© que ces derniers n’?©taient pas les bienvenus en Alg?©rie.