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Consommation de drogue- Enquête Forem 2015

Date de création: 30-06-2015 10:22
Dernière mise à jour: 30-06-2015 10:22
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SOCIETE – MAUX SOCIAUX – CONSOMMATION DE DROGUE - ENQUETE FOREM 2015

Dans une enquête réalisée par la Forem sur la consommation de la drogue dans les établissements scolaires de la capitale (collèges, lycées), ainsi que dans 13 universités du pays, les conclusions font état d’un fléau qui gagne de plus en plus du terrain. Filles et garçons ont avoué qu’ils sont « accros » à la drogue. L’enquête révèle que 21,6% des collégiens en consomment quotidiennement, soit près de 1/5 des élèves sondés. 8,8% des collégiennes en consomment, elles aussi, chaque jour. Chez les lycéens, 26,4% des lycéens en consomment quotidiennement, soit 1/4 contre 18,6% des lycéennes qui en consomment chaque jour.
Chez les étudiants, l’enquête a révélé que 27% des étudiants et 6% des étudiantes sont des consommateurs chroniques. Menée le mois de mars 2015, l’enquête a ciblé 8 645 élèves, soit 47% de garçons et 53% de filles (3 419 lycéens et 5 226 collégiens, âgés entre 10 et 19 ans pour les collégiens et de 15 à 22 ans pour les lycéens). L’enquête s’est intéressée aussi au tabagisme chez ces catégories. Ainsi, les résultats font état de 14,8% des collégiens qui fument, soit 381 garçons sur 2 567 et 2,2% de collégiennes, soit 60 fillettes sur 2 659. “34,3% de lycéens fument, 499 garçons sur 1 454 élèves. 3,6% de lycéennes fument, soit 71 filles sur 1 965 élèves”, précise l’enquête.
Pour les garçons : 15 à 16 ans 23,2%, 17 ans et plus 76,8%. Pour les filles de 15 à 16 ans, l’enquête révèle que 14,1% fument, 17 ans et plus, 85,9% consomment du tabac. Pour la drogue, 7,75%  (199 sur 2 587 collégiens interrogés) et 1,27% (34 sur 2 859 collégiennes) ont avoué qu’ils consomment de la drogue.
18,77% (273 sur 1 454 lycéens interrogés) et 2,21% (43 sur 1 965 lycéennes) ont aussi avoué qu’ils en consomment. 6% des collégiens en consomment quotidiennement, 8,8% des collégiennes et 26,4% des lycéens, ainsi que 18,6% des lycéennes. 46,7% des collégiens et 70,6% de collégiennes avant midi, 56,3% des collégiens et 29,4% de collégiennes le soir et 84% et 75% respectivement lycéens et lycéennes le soir.
Quant aux différentes qualités de drogue qu’ils consomment, ils connaissent la zetla, hchich, kif el-moualadj, l’ectasy, hamra, batman, bayda, la roche, l’Artane, superman, cafard, domino, l’extra, Rivotril, paracétamol, nixsta, ghilia, bkhrour, Pattex, Madame courage, harfak, yabssa, chocolat, essence, 333, BRI, tramadol, bassal el baoulia, rozino, plato, warda, al-ghalia, ghabra,  chouchna, haloua, chaussette, la verte, madame la pharmacienne, arrouche, kitil, harfak, cocaïne, héroïne, alcool, soit toutes les sortes de drogues qu’ils peuvent se procurer. 17%  des lycéens et collégiens des deux sexes reconnaissent avoir un parent qui consomme de la drogue. L’enquête a aussi évoqué la question de savoir si la drogue pouvait résoudre les problèmes des consommateurs. 86% des lycéens et collégiens des deux sexes reconnaissent que la drogue ne règle pas les problèmes des jeunes et 87% des enfants interrogés pensent que la drogue est un danger pour la santé. 73% des collégiens et lycéens des deux sexes reconnaissent n’avoir jamais assisté à une conférence de sensibilisation sur la drogue. 25% des jeunes n’ont jamais vu de films sur la toxicomanie. Chez les étudiants, l’enquête a touché 13 universités. 8 716 étudiants ont été interrogés : 54,6% filles et 45,4% garçons. Pour les plus de 20 ans, l’enquête a ciblé 15% des sondés, pour les étudiants âgés entre 20 et 25 ans, l’échantillon représente 70% des sondés.
Pour le tabac, 6% des étudiantes fument et 51% des étudiants sont fumeurs. Pour l’alcool, 6% des filles et 30% des garçons en consomment. Concernant la drogue, la Forem a révélé que 27% des étudiants ont avoué qu’ils fument contre 6% d’étudiantes.
L’enquête conclut que les drogues consommées sont un danger pour la santé, que les collégiens consomment d’une manière accrue la matinée. La Forem a indiqué que des cellules d’écoute doivent être mises sur pied, relevant une sensibilisation absente ou peu efficace.