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Picasso- Tableau "Femmes d'Alger"

Date de création: 20-05-2015 16:40
Dernière mise à jour: 20-05-2015 16:40
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CULTURE –ARTS PLASTIQUES- – PICASSO- TABLEAU « FEMMES D’ALGER »

Un Picasso est devenu, lundi11 mai 2015, la toile la plus chère jamais vendue aux enchères, en étant adjugé 179,3 millions de dollars chez Christie’s à New York. «Les Femmes d’Alger (version 0)», toile peinte en 1955 par le maître  espagnol Pablo Picasso, a battu le record détenu par le triptyque de Francis  Bacon, «Trois études de Lucian Freud», qui avait été adjugé 142,4 millions de  dollars chez Christie’s en 2013, également à New York.
Cette toile colorée d’1,14 m sur 1,46 m qui représente une scène dans un harem, a été mise à prix 100 millions de dollars. Dans une salle comble, elle a été  adjugée après 11 minutes, 179,3 millions de dollars (frais compris), sous les  applaudissements.
Les Femmes d’Alger (version O) est la dernière d’une série de 15, (avec chacune une lettre allant de A à O) réalisée par Picasso en hommage à Henri  Matisse décédé en novembre 1954. Il s’était inspiré pour cette série du peintre français du 19e siècle Eugène Delacroix. «C’est un chef d’œuvre à la hauteur de (Guernica) ou des (Demoiselles  d’Avignon)», avait affirmé avant la vente Loïc Gouzer, vice-président de  Christie’s. Selon la maison d’enchères, c’était aussi l’un des derniers grands Picasso dans une collection privée. Il avait été vendu chez Christie’s en 1997 pour 32 millions de dollars.
Les enchères de lundi —35 lots d’une extrême qualité créés entre 1902 et  2011, mélangeant impressionnisme, art moderne, contemporain et hyper-contemporain — avaient été qualifiées d’«enchères du siècle» par certains experts.
Dans un secteur où les prix ne cessent de grimper, Christie’s espérait battre un autre record mondial plus tard dans la soirée, avec une statue du Suisse Alberto Giacometti, L’homme au doigt, bronze longiligne d’1m77, dont  il n’existe que six moulages au monde, estimée à 130 millions de dollars. Le record à battre était celui de L’homme qui marche I, également de Giacometti, qui avait été adjugée 65 millions de livres (103,93 millions de dollars) en 2010 chez Sotheby’s à Londres.  
Parmi les œuvres proposées lors de cette vente exceptionnelle intitulée «Explorer l’avenir à travers le passé», figuraient aussi un Monet, Parlement au soleil couchant, estimé de 35 à 45 millions de dollars, un Rothko N° 36, Black Stripe, estimé entre 30 et 50 millions, un Andy Warhol Silver Liz, estimé de 25 à 35 millions de dollars, deux Basquiat, un Magritte, un Dubuffet,  Paris Polka estimé à 25 millions de dollars.
 Christie’s avait estimé la vente à plus de 500 millions de dollars. Artprice, leader mondial de l’information sur le marché de l’Art, avait estimé un total hors frais pouvant atteindre 977 millions de dollars, du jamais vu pour une seule soirée d’enchères. «Ce sera la vente du siècle», avait estimé son PDG, Thierry Ehrmann.
L’intérêt pour ces enchères exceptionnelles était particulièrement important en Asie et dans les Emirats, a souligné M. Ehrmann, en évoquant «de nombreux clients muséaux». A ces prix, ajoute-t-il, les collectionneurs privés «ne peuvent pas rivaliser».
Les ventes d’art de printemps à New York ont commencé le 5 mai avec l’art impressionniste et moderne chez Sotheby’s, qui a fait sa deuxième meilleure soirée de son histoire dans cette catégorie, avec des ventes de 368,3 millions de dollars.
Un Van Gogh peint en 1888 durant sa période arlésienne, L’allée des Alyscamps, estimé à plus de 40 millions de dollars a, notamment été acheté par un collectionneur asiatique pour 66,3 millions de dollars.  Les ventes continueront les 12, 13 et 14 mai avec les enchères d’art contemporain chez Sotheby’s le 12, celles de Christie’s le 13 et le 14, et les enchères d’art impressionniste et moderne chez Christie’s.
Les enchères d’œuvres d’art avaient déjà battu des records en 2014, avec un chiffre d’affaires mondial de 15,2 milliards de dollars, contre 12,5 en 2013, selon Artprice. Le marché offre actuellement des rendements annuels de  +10% à 15% pour les œuvres supérieures à 100.000 dollars, selon la même source. D’où l’intérêt de fonds d’investissement spécialisés, qui louent ensuite leurs œuvres aux musées.
A cela s’ajoute le nombre croissant des collectionneurs dans le monde, avec notamment l’importance désormais de l’Asie. Et le nombre croissant des musées : il va ainsi s’ouvrir dans le monde en 2015 720 musées de plus de 5.000 m2 ayant  coûté plus de 80 millions de dollars et aux ambitions internationales, selon M. Ehrmann.