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Fonds souverains

Date de création: 10-04-2015 16:04
Dernière mise à jour: 10-04-2015 16:04
Lu: 264 fois


FINANCES – ETRANGER – FONDS SOUVERAINS

Dans le lexique financier, un fonds souverain est un fonds d'investissement contrôlé par un État, le plus souvent alimenté par des recettes provenant de revenus de matières premières (pétrole, ...), investis dans une logique normalement financière afin de procurer des ressources à cet État une fois que la matière première en question aura été épuisée. Les fonds souverains gèrent l'épargne nationale et l'investissent dans des placements variés (actions, obligations, immobilier, etc.).  Avec les surplus de liquidités obtenus, ils deviennent des fonds de placement financiers dans des secteurs très variés et presque toujours stratégiques.
Les ressources des fonds souverains proviennent d’une part des dividendes issus des prix élevés du pétrole qui confèrent aux pays producteurs une vaste réserve de pétrodollars. C’est le cas des fonds du Qatar, de Dubaï, du Koweït, d’Abou Dhabi et de la Norvège. Et d’autre part, des excédents commerciaux des pays asiatiques. Il s’agit par exemple des fonds de Singapour, de la Corée du Sud et de la Chine. De nombreux fonds souverains se sont créés après les chocs pétroliers de 1971 et 1973, dans le cadre d'un capitalisme d'État soucieux de préserver leur rente de la volatilité des cours des matières premières ou des métaux précieux. Ces fonds affichaient alors des objectifs très généraux : maintenir le développement à long terme de leur pays, financer l'éducation ou la santé, faire fructifier l'épargne pour les générations futures. Il en est ainsi du fonds Adia (Abu Dhabi Investment Authority) créé en 1976 par les Émirats arabes unis sur la base des richesses pétrolières.
À l'échelle européenne, la Norvège a créé au début des années 1990 l'un des plus gros fonds alimenté par les excédents de réserves de change générés par l'exploitation du pétrole. Après s’être concentrés, pendant un certain temps, en investissements en bons du Trésor des États-Unis, les fonds souverains investissent dans des entreprises des pays développés. Typiquement, ce repositionnement stratégique résulte de changements au niveau de la situation financière du pays investisseur, ce qui entraîne une redéfinition des objectifs. Lorsque les fonds initialement voués à la stabilisation ponctuelle atteignent une certaine taille, les gouvernements modifient les objectifs poursuivis afin de les rendre plus larges et ambitieux. L’investissement direct étranger dans les entreprises des pays développés permet d’accroître significativement le rendement des placements.

S. S.

Dans le lexique financier, un fonds souverain est un fonds d'investissement contrôlé par un État, le plus souvent alimenté par des recettes provenant de revenus de matières premières (pétrole, ...), investis dans une logique normalement financière afin de procurer des ressources à cet État une fois que la matière première en question aura été épuisée. Les fonds souverains gèrent l'épargne nationale et l'investissent dans des placements variés (actions, obligations, immobilier, etc.).  Avec les surplus de liquidités obtenus, ils deviennent des fonds de placement financiers dans des secteurs très variés et presque toujours stratégiques.
Les ressources des fonds souverains proviennent d’une part des dividendes issus des prix élevés du pétrole qui confèrent aux pays producteurs une vaste réserve de pétrodollars. C’est le cas des fonds du Qatar, de Dubaï, du Koweït, d’Abou Dhabi et de la Norvège. Et d’autre part, des excédents commerciaux des pays asiatiques. Il s’agit par exemple des fonds de Singapour, de la Corée du Sud et de la Chine. De nombreux fonds souverains se sont créés après les chocs pétroliers de 1971 et 1973, dans le cadre d'un capitalisme d'État soucieux de préserver leur rente de la volatilité des cours des matières premières ou des métaux précieux. Ces fonds affichaient alors des objectifs très généraux : maintenir le développement à long terme de leur pays, financer l'éducation ou la santé, faire fructifier l'épargne pour les générations futures. Il en est ainsi du fonds Adia (Abu Dhabi Investment Authority) créé en 1976 par les Émirats arabes unis sur la base des richesses pétrolières.
À l'échelle européenne, la Norvège a créé au début des années 1990 l'un des plus gros fonds alimenté par les excédents de réserves de change générés par l'exploitation du pétrole. Après s’être concentrés, pendant un certain temps, en investissements en bons du Trésor des États-Unis, les fonds souverains investissent dans des entreprises des pays développés. Typiquement, ce repositionnement stratégique résulte de changements au niveau de la situation financière du pays investisseur, ce qui entraîne une redéfinition des objectifs. Lorsque les fonds initialement voués à la stabilisation ponctuelle atteignent une certaine taille, les gouvernements modifient les objectifs poursuivis afin de les rendre plus larges et ambitieux. L’investissement direct étranger dans les entreprises des pays développés permet d’accroître significativement le rendement des placements.

Exemples 2015 :

Norvège
8 000 sociétés sont déjà détenues en portefeuille par le fonds souverain norvégien. Le fonds détient en moyenne 2,5% de toutes les sociétés cotées en Europe. Il prévoit d’avoir un rôle d’investisseur actif pour les sociétés dans lesquelles il détient plus de 5% du capital, ce qui est le cas pour des entreprises comme Tesco, Prudential, Nestlé ou Apple.

Chine
Les fonds souverains chinois sont actifs dans les grandes firmes pétrolières et énergétiques à travers le monde, telles que BP, compagnie pétrolière dont la SAFE possède 1% du capital d’une valeur de 2 milliards de dollars, ou Total où le même fonds souverain chinois détient 1,6% du capital d’une valeur de 2,8 milliards de dollars.

Qatar
Le fonds du Qatar, dont l'essentiel des ressources provient de la manne gazière de l'émirat, a investi ces dernières années dans de grands groupes européens allant de Porsche à Barclays en passant par le Crédit Suisse. Le fonds qui se montre très actif à l'étranger a également opéré des incursions dans le capital de Total, LVMH, Vivendi ou encore Lagardère.