Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Amnesty International- Rapport 2014

Date de création: 06-03-2015 17:24
Derničre mise ŕ jour: 06-03-2015 17:29
Lu: 296 fois


JUSTICE – ENQUETES ET REPORTAGES- AMNESTY INTERNATIONAL – RAPPORT 2014

© Liberté

La section d’Alger d’Amnesty International a dénoncé, hier, la répression à Alger et dans plusieurs villes du pays de la marche de soutien au mouvement antigaz de schiste à laquelle ont appelé plusieurs partis politiques. Amnesty International réclame la levée de l’interdiction des marches dans la capitale.
“Nous exprimons de sérieuses préoccupations  concernant les libertés d’association et de manifestation et de droits humains en général en Algérie”, a déclaré, d’emblée, Hassina Oussedik, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Sofitel autour du rapport 2014 d’Amnesty sur les droits humains dans le monde.
La directrice de la section d’Alger de cette ONG   regrette le non-respect des engagements pris   par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, devant la communauté internationale pour la réforme des droits humains en Algérie. “Les avancées ne sont pas à la hauteur de nos espérances”, assène-t-elle.
Le rapport d’Amnesty International a noté des  restrictions dans la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, tout particulièrement à l’approche de l’élection présidentielle  d’avril dernier, qui ont privé, selon cette organisation, les Algériens d’un débat contradictoire pour assurer l’égalité des chances des candidats. Amnesty estime que les rassemblements du  mouvement Barakat qui protestaient contre la  candidature de Bouteflika à un 4e mandat ont   été, pendant cette période, particulièrement réprimés et ponctués par de nombreuses arrestations. Cette organisation a dénoncé également ce qu’elle a qualifié de “recours à une force excessive pour disperser des personnes qui commémoraient la répression violente de manifestations organisées en 2001 en Kabylie”. Elle regrette que les résultats de l’enquête déclenchée par les autorités sur ces brutalités, qui ont fait perdre notamment à Lounis Aliouet un œil, n’aient pas été rendu publiques, jusqu'à présent. La directrice de la section d’Amnesty International d’Alger a fustigé, en outre, la gestion par le  ministère de l’Intérieur du dossier de mise en   conformité des associations. La date butoir  pour l’enregistrement des associations existantes conformément à la loi 12-06 a pris fin en janvier dernier, mais le ministère de l’Intérieur    n’a donné aucune réponse à de nombreux dossiers déposés pour l’agrément, dont celui d’Amnesty International.  Ce silence met ainsi les associations et les organisations de la société civile sans agrément    sous le coup de la loi qui prévoit des peines allant jusqu'à six mois d’emprisonnement assorties d’amende pour les membres des associations non enregistrées. Sachant que la disposition, qui stipule qu’en cas de non-réponse dans les trois mois l’autorisation d’activer devient tacite, peut devenir dans de nombreux cas aléatoire. Amnesty International, précise Hassina Oussedik, n’a pas reçu d’accusé de réception pour dépôt de dossier au ministère de l’Intérieur, ni de réponses à ses réclamations répétées adressées à la Présidence, au Premier ministère, à la Commission nationale des droits de l’Homme et à l’Assemblée nationale. Concernant les expulsions des migrants sans papiers, Amnesty soutient que dans de nombreux cas, elles ont été effectuées en dehors de  toute procédure régulière et en l’absence de   garanties. Hassina Oussedik cite l’exemple d’une Camerounaise placée en janvier dernier en détention préventive pour séjour irrégulier après s’être rendue dans un poste de police d’Oran pour déposer une plainte pour viol.
S’agissant des droits des femmes, cette ONG salue quelques initiatives prises par les autorités algériennes. En l’occurrence, le versement  par l’État d’une indemnisation aux femmes violées par les terroristes, le fonds gouvernemental destiné aux femmes divorcées ayant des enfants à charge et le projet de loi érigeant en infraction pénale le harcèlement sexuel dans  les lieux publics, les violences infligées par un époux et toutes les sanctions prévues en cas de l’utilisation de la contrainte pour obtenir des ressources financières de la femme. Toutefois, Amnesty considère que les Algériennes ne restent pas suffisamment protégées par la législation contre les violences sexuelles. Hassina Oussedik estime que la définition du viol dans la loi algérienne n’est pas assez précise. Amnesty demande à ce que cette définition soit conforme au droit international.

N. H.

La section d’Alger d’Amnesty International a dénoncé, mercredi 25 février 2015,  la répression à Alger et dans plusieurs villes du pays de la marche de soutien au mouvement antigaz de schiste à laquelle ont appelé plusieurs partis politiques. Amnesty International réclame la levée de l’interdiction des marches dans la capitale.
“Nous exprimons de sérieuses préoccupations  concernant les libertés d’association et de manifestation et de droits humains en général en Algérie”, a déclaré, d’emblée, Hassina Oussedik, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Sofitel autour du rapport 2014 d’Amnesty sur les droits humains dans le monde.
La directrice de la section d’Alger de cette ONG   regrette le non-respect des engagements pris   par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, devant la communauté internationale pour la réforme des droits humains en Algérie. “Les avancées ne sont pas à la hauteur de nos espérances”, assène-t-elle.
Le rapport d’Amnesty International a noté des  restrictions dans la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique, tout particulièrement à l’approche de l’élection présidentielle  d’avril dernier, qui ont privé, selon cette organisation, les Algériens d’un débat contradictoire pour assurer l’égalité des chances des candidats. Amnesty estime que les rassemblements du  mouvement Barakat qui protestaient contre la  candidature de Bouteflika à un 4e mandat ont   été, pendant cette période, particulièrement réprimés et ponctués par de nombreuses arrestations. Cette organisation a dénoncé également ce qu’elle a qualifié de “recours à une force excessive pour disperser des personnes qui commémoraient la répression violente de manifestations organisées en 2001 en Kabylie”. Elle regrette que les résultats de l’enquête déclenchée par les autorités sur ces brutalités, qui ont fait perdre notamment à Lounis Aliouet un œil, n’aient pas été rendu publiques, jusqu'à présent. La directrice de la section d’Amnesty International d’Alger a fustigé, en outre, la gestion par le  ministère de l’Intérieur du dossier de mise en   conformité des associations. La date butoir  pour l’enregistrement des associations existantes conformément à la loi 12-06 a pris fin en janvier dernier, mais le ministère de l’Intérieur    n’a donné aucune réponse à de nombreux dossiers déposés pour l’agrément, dont celui d’Amnesty International.  Ce silence met ainsi les associations et les organisations de la société civile sans agrément    sous le coup de la loi qui prévoit des peines allant jusqu'à six mois d’emprisonnement assorties d’amende pour les membres des associations non enregistrées. Sachant que la disposition, qui stipule qu’en cas de non-réponse dans les trois mois l’autorisation d’activer devient tacite, peut devenir dans de nombreux cas aléatoire. Amnesty International, précise Hassina Oussedik, n’a pas reçu d’accusé de réception pour dépôt de dossier au ministère de l’Intérieur, ni de réponses à ses réclamations répétées adressées à la Présidence, au Premier ministère, à la Commission nationale des droits de l’Homme et à l’Assemblée nationale. Concernant les expulsions des migrants sans papiers, Amnesty soutient que dans de nombreux cas, elles ont été effectuées en dehors de  toute procédure régulière et en l’absence de   garanties. Hassina Oussedik cite l’exemple d’une Camerounaise placée en janvier dernier en détention préventive pour séjour irrégulier après s’être rendue dans un poste de police d’Oran pour déposer une plainte pour viol.
S’agissant des droits des femmes, cette ONG salue quelques initiatives prises par les autorités algériennes. En l’occurrence, le versement  par l’État d’une indemnisation aux femmes violées par les terroristes, le fonds gouvernemental destiné aux femmes divorcées ayant des enfants à charge et le projet de loi érigeant en infraction pénale le harcèlement sexuel dans  les lieux publics, les violences infligées par un époux et toutes les sanctions prévues en cas de l’utilisation de la contrainte pour obtenir des ressources financières de la femme. Toutefois, Amnesty considère que les Algériennes ne restent pas suffisamment protégées par la législation contre les violences sexuelles. Hassina Oussedik estime que la définition du viol dans la loi algérienne n’est pas assez précise. Amnesty demande à ce que cette définition soit conforme au droit international.

© El Watan

La présentation, hier, du rapport annuel d’Amnesty International sur la situation des droits de l’homme ne pouvait pas mieux tomber. Il intervient au lendemain de la répression de la marche contre l’exploitation du gaz de schiste à laquelle ont appelé des partis de l’opposition et autres organisations de la société civile.

Cette atteinte au droit de manifester a fait dire à la présidente de la section algérienne de l’ONG internationale, Hassina Oussedik, que «l’Algérie est loin d’avoir un Etat de droit». Intervenant lors d’une conférence de presse à Alger, Mme Oussedik n’a pas caché l’inquiétude d’Amnesty International concernant les libertés politiques. «Nous avons de sérieuses préoccupations sur les libertés de réunion, d’expression et de manifestation en Algérie», a-t-elle tancé.

L’Algérie, qui a beau ratifier les conventions internationales en matière de respect des droits de l’homme et adhérer aux instances internationales, est dans le club des pays où les droits de la personne humaine sont violés. «L’Algérie a intégré le Conseil des droits de l’homme de l’ONU rien que pour soigner son image», a écorché Hassina Oussedik.

En passant en revue les atteintes aux droits de l’homme constatées durant l’année 2014, Mme Oussedik a évoqué, essentiellement, la répression de la marche du 20 avril à Tizi Ouzou où un jeune manifestant avait perdu un œil. Elle a également mentionné la condamnation du blogueur de Ghardaïa, Youcef Ould Dada, qui avait publié une vidéo dans laquelle on voyait en scène des policiers pillant un magasin à Ghardaïa. La présidente de la section algérienne de l’ONG des droits de l’homme a aussi énuméré les différentes atteintes contre le droit de manifestation et de réunion. Des restrictions qui ont rythmé la chronique politique et sociale tout au long de l’année passée.

Hassina Oussedik a indiqué que si l’état d’urgence a été levé, «il demeure que les libertés ne sont pas consacrées et des organisations de la société civile connaissent des entraves permanentes dans leur travail. Si certaines activités sont tolérées, dès que l’on touche aux questions sensibles, on subit des interdits», a-t-elle commenté.

L’une des entraves justement consiste en le blocage de l’administration qui n’octroie pas d’agrément aux associations. Et c’est le cas de la section algérienne d’Amnesty elle-même. «Nous n’avons toujours pas d’agrément depuis l’année dernière. Nous n’avons pas d’autorisation, mais nous avons été reçus au ministère de la Justice, où nous avons pu rencontrer des personnes et avoir des échanges fructueux. Nous vivons dans une réelle ambiguïté. Nous envoyons régulièrement des courriers aux ministères et aux députés pour dénoncer des injustices, mais toutes nos lettres restent sans réponse», a fait remarquer la représentante de l’ONG.

Interrogée sur la pratique de la torture en Algérie, la présidente d’Amnesty a fait savoir que son ONG «n’est pas en mesure de prouver les allégations sur la pratique de la torture, d’autant que le responsable de l’ONG qui travaille sur ce dossier n’a pas pu se rendre en Algérie, tout comme pour les arrestations extrajudiciaires». Elle a néanmoins assimilé la souffrance des familles de disparus à une torture permanente : «Amnesty International a toujours soutenu le combat des familles des disparus, notre combat est sans cesse pour la vérité et la justice. Les disparitions sont des tortures permanentes pour les proches des disparus.»
 

 

© Horizons

Amnesty International épingle la communauté internationale sur la situation des droits de l’homme dans le monde. Mme Oussedik Hassina, directrice de l’organisation des droits de l’Homme en Algérie, a estimé, mercredi 26 février 2015, que les gouvernements ont eu de « bonnes paroles » mais sans joindre les actes. S’exprimant ors d’une conférence de presse à Alger, Mme Oussedik a qualifié de « scandaleuse » la réponse de la communauté internationale aux conflits et aux violations commises par des États et des groupes armés. Le rapport annuel d’Amnesty International donne une vision complète de la situation des droits humains dans 160 pays en 2014. Dans son rapport, l’ONG a indiqué que trois gouvernements sur quatre, soit 119 Etats, ont imposé des restrictions arbitraires à la liberté d’expression. La conférencière a souligné que les perspectives en matière des droits humains n’incitent guère à l’optimisme. C’est pourquoi, elle a invité les dirigeants à l’échelle mondiale à agir en toute urgence pour faire face à l’évolution de la nature des conflits et pour protéger les civils « des violences atroces » perpétrées par des États et des groupes armés. Faute de quoi, « nous risquons d’aller droit vers une crise humanitaire sans précédent », a-t-elle averti. La lutte antiterroriste ne doit pas servir, selon elle, de prétexte pour violer des droits de l’homme. C’est ainsi qu’Amnesty International, a-t-elle fait savoir, engage les cinq membres permanents du Conseil de sécurité à renoncer à faire usage de leur droit de veto en cas de génocide ou d’autres atrocités de masse. Sur le commerce des armes, Amnesty International exhorte tous les États à ratifier le traité le réglementant, entré en vigueur en 2014. Au-delà des conflits, la même responsable a déploré la violation des libertés fondamentales dans plusieurs pays, citant l’exemple du Brésil lors de la coupe du monde, de l’Egypte et des pays du Golfe. Qu’en est-il de la situation des droits de l’homme en Algérie ? Selon Mme Oussedik, la situation est « sérieusement préoccupante » et l’Algérie « est bien loin d’être un Etat de droit ». Elle a estimé que beaucoup reste à faire en matière de liberté d’expression, de réunion et d’association. « On ne doit pas empêcher les citoyens de s’exprimer ni les journalistes de faire leur travail », a-t-elle souligné. Et d’insister pour dire que la société civile doit être vue en tant que partenaire et non en tant qu’ennemie. La représentante de l’ONG a soutenu que les avancées enregistrées jusque-là et les engagements des autorités algériennes ne sont pas à la hauteur des attentes d’Amnesty International. Pour ce qui est de la torture, l’organisation affirme ne pas avoir d’« informations fiables ». Concernant la situation des migrants dans notre pays, elle a déclaré que ces derniers n’étaient pas les bienvenus en Algérie.