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Téléphonie mobile- Polémique - Publicité (Ooredoo)

Date de création: 06-03-2015 16:36
Dernière mise à jour: 06-03-2015 16:36
Lu: 266 fois


TELECOMMUNICATIONS- ETUDES ET ANALYSES- TELEPHONIE MOBILE –POLEMIQUE – PUBLICITE( OOREDOO)

I/ Le PDG de Ooredoo Algérie, Joseph Ged, a annoncé mercredi 19 février 2015 (Hôtel Sheraton/ traditionnel diner de la nouvelle année avec les représentants des médias algériens à laquelle ont pris part des patrons de presse et le ministre de la Communication, Hamid Grine)  à Alger, la mise en œuvre, durant l’année 2015, d’une nouvelle stratégie visant à soutenir le développement de la presse nationale "en harmonie" avec le cadre légal en vigueur.

"La nouvelle stratégie qui s’annonce nous permettra de mettre en œuvre des moyens importants en tant qu’annonceur pour soutenir le développement de la presse et du monde des médias dans le respect de la loi 12/05 relatives à l’information", a déclaré J. Ged . Dans son discours, le PDG de Ooredoo Algérie annonce que l’opérateur va prendre "le plus grand soin pour garantir que ces moyens s’inscrivent dans une démarche constructive du point de vue de la loi relative à l’information et l’éthique". A ce propos, M. Ged précise que Ooredoo ne cautionnera pas les "attaques personnelles" contre l’entreprise "ni contre le pays qui nous a fait l’honneur de nous accueillir : l’Algérie", ni "le pays d’où a commencé l’aventure Ooredoo : le Qatar". "Nous ne engagerons jamais aux cotés de ceux qui sont animés par les valeurs négatives de dénigrement et de médisance", a-t-il déclaré. La démarche prônée par le PDG de Ooredoo Algérie, dont la nouvelle stratégie s’inscrit ainsi en droite ligne des appels formulés par le ministre de Communication à l’adresse des annonceurs pour ne prendre comme supports publicitaires que les journaux respectueux de l’éthique et de la déontologie de la profession.

Le DG d’Ooredoo, Joseph Ged a réagi  lundi  23 février 2015, dans une conférence de persse, à la polémique sur les conditions d’octroi de la publicité aux médias algériens. Il estime « qu’il n’y a pas à polémiquer ».

Mercredi, il avait déclaré qu’Ooredoo ne s’associerait pas aux médias qui lancent « des attaques personnelles ni envers l’Algérie, ni envers le pays d’où a commencé l’aventure Ooredoo, le Qatar. » L’annonce avait alors été dénoncée sur les réseaux sociaux. Joseph Ged, lui-même a reconnu qu’elle « fait le buzz un peu partout », mais ne comprend pas pourquoi. Le DG a voulu recadrer ses propos. « La publicité est une action commerciale. J’ai annoncé la stratégie qui se base sur nos valeurs de placement de publicité. Nous sommes un annonceur libre, et nous sommes les premiers à respecter la ligne éditoriale de chaque média. Il n’y a ni intimidation, ni chantage », a-t-il affirmé.

« Ceux qui veulent polémiquer qu’ils le fassent », a-t-il lancé. Et d’ajouter « la liberté de la presse et des annonceurs est indissociable. Nous nous sommes toujours interdits de nous mêler de la ligne éditoriale de quelconque média. Notre base est la non diffamation, et le respect de la loi. Les attaques personnelles sont considérées comme de la diffamation. Nous ne sommes pas intimidés par les garants de la loi, ou par des personnes qui écrivent contre nous », a-t-il enfin précisé.

III/Le patron d’Ooredoo, Joseph Ged au centre d’une polémique (www.algerie1.com , 23/02/2015)

 

 

 Les propos tenus mercredi dernier par Joseph Ged, le patron de l’opérateur Qatari de téléphonie mobile ont fini par provoquer des réactions négatives. D’abord sur les réseaux sociaux, puis dans le journal El Watan qui dénonce lundi en manchette « le chantage de Joseph Ged ».

Juste pour rappel, ce dernier avait conditionné mercredi l’attribution de la publicité Ooredoo en posant certaines lignes rouges. Pas touche au Qatar. Pas touche à la multinationale Ooredoo. Et pas touche au président Bouteflika. Ces conditions posées sont considérées par ses détracteurs comme autant d’injonctions humiliantes pour la presse algérienne et une insulte pour la mémoire des ses martyrs morts justement pour la liberté d’expression.

Mais Joseph Ged s’est défendu mercredi de vouloir porter atteinte à l’honneur de la presse algérienne. «La liberté de la presse et celle de l’opérateur sont indissociables et s’exercent dans le strict respect de la loi, a t-il dit lors d’un point de presse au cours duquel il a présenté trois ancienne gloires du sport algériens qui seront désormais les ambassadeurs de l’opérateur en Algérie : Rabah Madjer, Hassiba Boulmerka et Nouredine Morceli.

« Chacun est libre de choisir ses supports, mais nous ne cautionnerons d’aucune manière les attaques émises à l’encontre de l’Algérie et le pays d’où vient l’opérateur, Qatar», a t-il insisté en laissant libre choix « à ceux qui veulent polémiquer et faire dans l’amalgame ».

Le ministre de la communication, présent au diner de mercredi soir, en visite lundi à Mascara a pris la défense de Joseph Ged.« j’étais personnellement présent à ce diner et je peux affirmer que le directeur d’Ooredoo a dit textuellement qu’il ne donnera la publicité qu’aux journaux qui s’inscrivent dans l’éthique, la déontologie et le professionnalisme du marketing et refuse de solliciter les titres qui critiquent ».

« Pour ma part, je refuse de qualifier d’étranger ce directeur puisqu’il investit en Algérie et je ne fais que m’inscrire à cette déclaration », a déclaré Hamid Grine. La polémique provoquée par les propos Joseph Ged risque d’être une véritable boite de Pandore d’où sortiront tous les maux qui rongent la presse algérienne.

NDLR : Sur la base de la simple observation, le marché de la publicité nationale se serait contracté et aurait baisé de 20% en valeur alors que la consommation de la, presse aurait diminué elle aussi du même pourcentage (sur la base de l’importation du papier journal , en 2014 : 40 000 tonnes au lieu de 60 000)