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Accidents de la circulation- Bilan Gn 2014

Date de création: 04-03-2015 20:46
Dernière mise à jour: 04-03-2015 20:46
Lu: 277 fois


TRANSPORTS – ROUTE-  ACCIDENTS DE LA CIRCULATION- BILAN GN 2014

Un phénomène inédit ressort dans l’analyse des données chiffrées pour 2014. 10,27% des sinistres ont été provoqués par les sans-permis.

Le cap des 5 000 morts a été franchi. 2014 aura été l’année la plus meurtrière dans le décompte des accidents de la circulation. L’insécurité routière a fait plus de victimes. À lui seul, le secteur de la Gendarmerie nationale a enregistré 3 900 morts et 44 500 blessés. Hier, lors d’un point, le colonel Mohamed Triki, responsable de la sécurité routière à la GN, a révélé que le bilan fait état d’une sensible progression du nombre de décès (+6,30%) et de blessés (+9,31%). Ces chiffres, qui donnent le tournis, font ressortir que l’Algérie enregistre une moyenne quotidienne de 67 accidents avec 11 morts et 122 blessés. Le facteur humain vient en tête des raisons de ces accidents mortels avec 20 665 cas (84,73%), suivi des piétons avec 1 507 cas (6,18%), l’état des véhicules avec 1 250 cas (5,13%) et, enfin, l’environnement avec 966 cas (3,96%). L’année 2014 aura également connu un autre phénomène : celui des véhicules neufs impliqués dans les accidents de la route ; en tête, les véhicules de tourisme avec 27 824 cas, suivis du transport de marchandises avec 5 525 cas et le transport en commun avec 1 339 accidents mortels.
Ces derniers, dont font partie les camions, les bus et les taxis, ont causé 6 813 accidents, soit 28% des sinistres constatés sur nos routes. En termes de mortalité, ces mêmes engins ont causé 1 499 décès (37,63%), sans compter les 13 852 blessés recensés, soit 31,10% du taux global. Plus grave encore : 40,93% des sinistres sont causés par les nouveaux permis de moins de 2 ans, 23,61% par les conducteurs dont l’âge du permis varie entre 2 et 5 ans et 16,10% par les chauffeurs ayant entre 5 et 10 ans de conduite. Ainsi, il ressort que parmi les 37 822 conducteurs impliqués dans les accidents de la route, 24 412, soit 64,54%, ont un nouveau permis ! Mais les analystes sont tombés des nues en découvrant un autre chiffre concernant les sinistres provoqués par les sans-permis. Ils représentent 10,27% des cas recensés en 2014. Par classement, ces comportements de chauffards sont visibles à Alger, suivie d’Aïn Defla, de Médéa, de Boumerdès, d’Oran, de Djelfa, de Sétif, de M’sila, de Bouira et de Tipasa pour fermer le Top 10 de ce sinistre hit-parade.

296 846 conducteurs flashés par le radar
L’année 2014 est également celle où les accidents de la route ont connu une nette augmentation sur l’autoroute Est-Ouest, notamment sur l’axe de Bouira (en tête), et ce, à cause des travaux qui s’éternisent, sans compter Aïn Defla, Blida, Boumerdès, Bordj Bou-Arréridj, qui sont dans le Top 5 des
wilayas où les décès sur la route sont les plus fréquents. Selon le chef de la division des unités constituées, le colonel Kamel Bessaha, les unités de la GN ont constaté 465 624 délits, 180 462 contraventions et 1 219 384 amendes forfaitaires. Résultat : 547 251 retraits de permis, dont 296 846 conducteurs (+42,97%) flashés par le radar et 1 914 autres chauffeurs flashés par le tachymètre. Il faut noter que pas moins de 81 575 véhicules n’ont pas effectué leur contrôle technique obligatoire, alors que 14 749 autres ont carrément refusé d’exécuter les directives inscrites sur les PV du contrôle technique. Le conférencier a indiqué, par ailleurs, que, durant le premier mois de l’année en cours, 1 459 accidents ont causé 249 morts et 2 574 blessés. Pour lutter contre ces accidents, le commandement de la GN a décidé d’étendre les brigades banalisées à 24 wilayas. La décision a été prise par le commandant de la GN, le général-major Ahmed Bousteïla, lors d’une réunion de travail avec les responsables de la sécurité routière, pour installer ces unités banalisées dans 10 wilayas du Centre, 4 wilayas de l’Ouest, wilayas de l’Est et 4 wilayas du Grand-Sud. Selon le lieutenant-colonel, Abdelhamid Kerroud, ces brigades ont pour mission de traquer les infractions graves, comme les manœuvres dangereuses, le non-port des équipements de sécurité, l’utilisation du téléphone tenu en main, le dépassement à droite, la circulation prolongée sur la voie de gauche et la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence. Signalons, enfin, que la GN a recensé plus de 6 130 points noirs où les accidents font plus de victimes. À ce propos, les experts de l’INCC-GN de Bouchaoui ont traité 804 cas d’accidents compliqués avant d’en déterminer les causes.

F. B.

Le cap des 5 000 morts a été franchi. 2014 aura été l’année la plus meurtrière dans le décompte des accidents de la circulation. L’insécurité routière a fait plus de victimes. À lui seul, le secteur de la Gendarmerie nationale a enregistré 3 900 morts et 44 500 blessés. Le colonel Mohamed Triki, responsable de la sécurité routière à la GN, a révélé (point de presse, début février 2015) que le bilan fait état d’une sensible progression du nombre de décès (+6,30%) et de blessés (+9,31%). Ces chiffres, qui donnent le tournis, font ressortir que l’Algérie enregistre une moyenne quotidienne de 67 accidents avec 11 morts et 122 blessés. Le facteur humain vient en tête des raisons de ces accidents mortels avec 20 665 cas (84,73%), suivi des piétons avec 1 507 cas (6,18%), l’état des véhicules avec 1 250 cas (5,13%) et, enfin, l’environnement avec 966 cas (3,96%). L’année 2014 aura également connu un autre phénomène : celui des véhicules neufs impliqués dans les accidents de la route ; en tête, les véhicules de tourisme avec 27 824 cas, suivis du transport de marchandises avec 5 525 cas et le transport en commun avec 1 339 accidents mortels.
Ces derniers, dont font partie les camions, les bus et les taxis, ont causé 6 813 accidents, soit 28% des sinistres constatés sur nos routes. En termes de mortalité, ces mêmes engins ont causé 1 499 décès (37,63%), sans compter les 13 852 blessés recensés, soit 31,10% du taux global. Plus grave encore : 40,93% des sinistres sont causés par les nouveaux permis de moins de 2 ans, 23,61% par les conducteurs dont l’âge du permis varie entre 2 et 5 ans et 16,10% par les chauffeurs ayant entre 5 et 10 ans de conduite. Ainsi, il ressort que parmi les 37 822 conducteurs impliqués dans les accidents de la route, 24 412, soit 64,54%, ont un nouveau permis ! Mais les analystes sont tombés des nues en découvrant un autre chiffre concernant les sinistres provoqués par les sans-permis. Ils représentent 10,27% des cas recensés en 2014. Par classement, ces comportements de chauffards sont visibles à Alger, suivie d’Aïn Defla, de Médéa, de Boumerdès, d’Oran, de Djelfa, de Sétif, de M’sila, de Bouira et de Tipasa pour fermer le Top 10 de ce sinistre hit-parade.


L’année 2014 est également celle où les accidents de la route ont connu une nette augmentation sur l’autoroute Est-Ouest, notamment sur l’axe de Bouira (en tête), et ce, à cause des travaux qui s’éternisent, sans compter Aïn Defla, Blida, Boumerdès, Bordj Bou-Arréridj, qui sont dans le Top 5 des
wilayas où les décès sur la route sont les plus fréquents. Selon le chef de la division des unités constituées, le colonel Kamel Bessaha, les unités de la GN ont constaté 465 624 délits, 180 462 contraventions et 1 219 384 amendes forfaitaires. Résultat : 547 251 retraits de permis, dont 296 846 conducteurs (+42,97%) flashés par le radar et 1 914 autres chauffeurs flashés par le tachymètre. Il faut noter que pas moins de 81 575 véhicules n’ont pas effectué leur contrôle technique obligatoire, alors que 14 749 autres ont carrément refusé d’exécuter les directives inscrites sur les PV du contrôle technique. Le conférencier a indiqué, par ailleurs, que, durant le premier mois de l’année en cours, 1 459 accidents ont causé 249 morts et 2 574 blessés. Pour lutter contre ces accidents, le commandement de la GN a décidé d’étendre les brigades banalisées à 24 wilayas. La décision a été prise par le commandant de la GN, le général-major Ahmed Bousteïla, lors d’une réunion de travail avec les responsables de la sécurité routière, pour installer ces unités banalisées dans 10 wilayas du Centre, 4 wilayas de l’Ouest, wilayas de l’Est et 4 wilayas du Grand-Sud. Selon le lieutenant-colonel, Abdelhamid Kerroud, ces brigades ont pour mission de traquer les infractions graves, comme les manœuvres dangereuses, le non-port des équipements de sécurité, l’utilisation du téléphone tenu en main, le dépassement à droite, la circulation prolongée sur la voie de gauche et la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence. Signalons, enfin, que la GN a recensé plus de 6 130 points noirs où les accidents font plus de victimes. À ce propos, les experts de l’INCC-GN de Bouchaoui ont traité 804 cas d’accidents compliqués avant d’en déterminer les causes.