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Coface 2015

Date de création: 15-02-2015 11:41
Dernière mise à jour: 15-02-2015 11:41
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ECONOMIE – ETUDES ET ANALYSES – COFACE 2015

La Coface prévoit une augmentation de l’inflation, en dépit d’une politique monétaire prudente et du plafonnement des prix des produits de base.

La Compagnie française d’assurances pour le commerce extérieur (Coface) a dévoilé, hier, son nouveau “Panorama Risque Pays”. L’organisme français d’assurance-crédit a maintenu pour l’Algérie la note A4 pour l'évaluation risque pays et la note B pour le climat des affaires.
Dans son appréciation du risque, la Coface indique que “la croissance économique algérienne est toujours tirée principalement par le secteur des hydrocarbures et par la dépense publique”. En 2014, la croissance du produit intérieur brut est estimée, par l’assureur-crédit français, à 3,5%. “Une légère accélération de l’activité devrait être attendue en 2015, en raison principalement d’une très faible augmentation de la production de gaz et de pétrole”, note la Coface.
De fait, la croissance économique, estimée à 3,8% cette année, “reposera essentiellement sur la hausse des dépenses publiques et plus particulièrement du budget d'équipement”, affirme l’assureur-crédit français, s’appuyant sur le lancement par l'Algérie “en 2015, d’un nouveau programme d’investissements publics sur cinq ans, d’un montant équivalant à 262,5 milliards de dollars”.
La Coface prévoit une augmentation de l’inflation, en dépit d’une politique monétaire prudente et du plafonnement des prix des produits de base, “en raison de goulots d’étranglement et de l’effet sur la demande privée des hausses des salaires du secteur public”. L’organisme français prévoit un taux d’inflation, en moyenne annuelle, de 4% cette année, contre 3,2% l’année écoulée. “Avec le lancement du nouveau programme d'investissements publics 2015-2019 et le possible tassement des recettes d’hydrocarbures, l’année 2015 devrait se traduire par une légère augmentation du déficit budgétaire”, souligne l’assureur français, précisant que “les revenus mis en réserve dans le Fonds de régulation des recettes, permettent, à ce stade, de financer ce déficit et le pays bénéficie d’un endettement public encore faible”.
L’excédent commercial, ajoute la Coface, doit connaître un nouvel effritement cette année, imputable aux contre-performances des exportations d’hydrocarbures, alors que celles-ci représentent 95% des recettes en devises. “Deux nouveaux terminaux de gaz naturel liquéfié ont été mis en service en 2014 à Arzew et à Skikda, mais les achats d’hydrocarbures par les États-Unis sont limités par le développement sur place de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. De plus, l'Algérie reste assez largement tributaire de l'Europe pour son commerce extérieur, alors que les perspectives moroses dans cette zone risquent de freiner les ventes algériennes”, relève l’assureur français. “Par ailleurs, en dépit des mesures restrictives prises par les autorités depuis 2009, les importations doivent progresser du fait d'importants achats de blé – dont l'Algérie est l'un des plus gros importateurs au monde – et de biens d’équipement liés au développement des infrastructures. En outre, la balance des services, revenus et transferts restera nettement déficitaire”, projette-t-on. Dans ce contexte, à la suite d’un important creusement en 2014, il n’est prévu qu’une légère amélioration de l’état du compte courant. “Malgré ce signal d'alerte, d’importantes réserves de change (un peu moins de trois ans d'importations) confortent une situation financière extérieure déjà solide. En outre, la politique active de désendettement extérieur, via notamment l’interdiction pour les entreprises d’emprunter à l’étranger, maintiendra le ratio dette/PIB à un niveau très faible (de l’ordre de 3%)”, souligne la Coface, qui évoque “des défis persistants dans les domaines politique, social, sécuritaire et des affaires”. L’assureur-crédit français juge le cadre légal des affaires “peu propice à l’expansion des investissements étrangers, hormis le cas particulier du secteur des hydrocarbures”. Toutefois, relève-t-il, “des mesures d’assouplissement ont été introduites par la loi de finances de 2014. Les procédures d’agrément des projets d’investissements directs étrangers ou d’investissements en partenariat avec des capitaux étrangers ont été allégées. En outre, cette loi a rétabli le paiement avec remise documentaire alors que depuis 2009 le crédit documentaire était devenu le seul moyen de paiement des importations”.
La Coface note, également, que “la loi de finances de 2015 prévoit le rétablissement du crédit à la consommation par l'autorisation donnée aux banques d'accorder des crédits pour l'achat de biens fabriqués localement”. Pour la Coface, les points forts de l’Algérie résident dans ses importantes réserves de pétrole et de gaz, son potentiel dans les domaines des énergies renouvelables et du tourisme, sa situation financière extérieure solide (très faible endettement extérieur, importantes réserves de change) et ses politiques publiques visant une diversification économique.
Cependant l’assureur-crédit français évoque aussi ses points faibles, liés à la forte dépendance aux hydrocarbures et problèmes d’utilisation de cette rente, aux lignes de fracture entre le pouvoir et la population, au taux de chômage élevé des jeunes, au poids excessif du secteur public, aux lourdeurs bureaucratiques, à la faiblesse du secteur financier et à un environnement des affaires problématique.

M.R.

La Compagnie française d’assurances pour le commerce extérieur (Coface) a dévoilé, mardi 27 janvier 2015,  son nouveau “Panorama Risque Pays”. L’organisme français d’assurance-crédit a maintenu pour l’Algérie la note A4 pour l'évaluation risque pays et la note B pour le climat des affaires.
Dans son appréciation du risque, la Coface indique que “la croissance économique algérienne est toujours tirée principalement par le secteur des hydrocarbures et par la dépense publique”. En 2014, la croissance du produit intérieur brut est estimée, par l’assureur-crédit français, à 3,5%. “Une légère accélération de l’activité devrait être attendue en 2015, en raison principalement d’une très faible augmentation de la production de gaz et de pétrole”, note la Coface.
De fait, la croissance économique, estimée à 3,8% cette année, “reposera essentiellement sur la hausse des dépenses publiques et plus particulièrement du budget d'équipement”, affirme l’assureur-crédit français, s’appuyant sur le lancement par l'Algérie “en 2015, d’un nouveau programme d’investissements publics sur cinq ans, d’un montant équivalant à 262,5 milliards de dollars”.
La Coface prévoit une augmentation de l’inflation, en dépit d’une politique monétaire prudente et du plafonnement des prix des produits de base, “en raison de goulots d’étranglement et de l’effet sur la demande privée des hausses des salaires du secteur public”. L’organisme français prévoit un taux d’inflation, en moyenne annuelle, de 4% cette année, contre 3,2% l’année écoulée. “Avec le lancement du nouveau programme d'investissements publics 2015-2019 et le possible tassement des recettes d’hydrocarbures, l’année 2015 devrait se traduire par une légère augmentation du déficit budgétaire”, souligne l’assureur français, précisant que “les revenus mis en réserve dans le Fonds de régulation des recettes, permettent, à ce stade, de financer ce déficit et le pays bénéficie d’un endettement public encore faible”.
L’excédent commercial, ajoute la Coface, doit connaître un nouvel effritement cette année, imputable aux contre-performances des exportations d’hydrocarbures, alors que celles-ci représentent 95% des recettes en devises. “Deux nouveaux terminaux de gaz naturel liquéfié ont été mis en service en 2014 à Arzew et à Skikda, mais les achats d’hydrocarbures par les États-Unis sont limités par le développement sur place de l’exploitation du gaz et du pétrole de schiste. De plus, l'Algérie reste assez largement tributaire de l'Europe pour son commerce extérieur, alors que les perspectives moroses dans cette zone risquent de freiner les ventes algériennes”, relève l’assureur français. “Par ailleurs, en dépit des mesures restrictives prises par les autorités depuis 2009, les importations doivent progresser du fait d'importants achats de blé – dont l'Algérie est l'un des plus gros importateurs au monde – et de biens d’équipement liés au développement des infrastructures. En outre, la balance des services, revenus et transferts restera nettement déficitaire”, projette-t-on. Dans ce contexte, à la suite d’un important creusement en 2014, il n’est prévu qu’une légère amélioration de l’état du compte courant. “Malgré ce signal d'alerte, d’importantes réserves de change (un peu moins de trois ans d'importations) confortent une situation financière extérieure déjà solide. En outre, la politique active de désendettement extérieur, via notamment l’interdiction pour les entreprises d’emprunter à l’étranger, maintiendra le ratio dette/PIB à un niveau très faible (de l’ordre de 3%)”, souligne la Coface, qui évoque “des défis persistants dans les domaines politique, social, sécuritaire et des affaires”. L’assureur-crédit français juge le cadre légal des affaires “peu propice à l’expansion des investissements étrangers, hormis le cas particulier du secteur des hydrocarbures”. Toutefois, relève-t-il, “des mesures d’assouplissement ont été introduites par la loi de finances de 2014. Les procédures d’agrément des projets d’investissements directs étrangers ou d’investissements en partenariat avec des capitaux étrangers ont été allégées. En outre, cette loi a rétabli le paiement avec remise documentaire alors que depuis 2009 le crédit documentaire était devenu le seul moyen de paiement des importations”.
La Coface note, également, que “la loi de finances de 2015 prévoit le rétablissement du crédit à la consommation par l'autorisation donnée aux banques d'accorder des crédits pour l'achat de biens fabriqués localement”. Pour la Coface, les points forts de l’Algérie résident dans ses importantes réserves de pétrole et de gaz, son potentiel dans les domaines des énergies renouvelables et du tourisme, sa situation financière extérieure solide (très faible endettement extérieur, importantes réserves de change) et ses politiques publiques visant une diversification économique.
Cependant l’assureur-crédit français évoque aussi ses points faibles, liés à la forte dépendance aux hydrocarbures et problèmes d’utilisation de cette rente, aux lignes de fracture entre le pouvoir et la population, au taux de chômage élevé des jeunes, au poids excessif du secteur public, aux lourdeurs bureaucratiques, à la faiblesse du secteur financier et à un environnement des affaires problématique.