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Internet monde - Rapport Unesco/Uit 2014

Date de création: 03-11-2014 00:12
Dernière mise à jour: 03-11-2014 00:12
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INFORMATIQUE – ETUDES ET ANALYSES – INTERNET MONDE - RAPPORT UNESCO/UIT 2014

Plus de la moitié de la population mondiale aura accès à Internet dans les trois prochaines années, avec l’essor du haut débit mobile sur les smartphones et tablettes. C’est ce que révèle le  (mardi 7 octobre 2014) dernier rapport de la Commission de large bande pour le développement numérique, mise en place par l’UNESCO et l’UIT pour accélérer la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

L'édition 2014 de la Commission intitulée «Large bande pour tous», rendue publique fin septembre, a relevé que plus de 40% des habitants de la planète sont déjà en ligne, avec un nombre d'utilisateurs d'Internet qui a atteint les 2,3 milliards en 2013. Il atteindra les 2,9 milliards à la fin de cette année, note le rapport qui prévoit que plus de 2,3 milliards de personnes auront accès au haut débit mobile d'ici la fin 2014 et 7,6 milliards de personnes au cours des cinq prochaines années. «Il y a actuellement plus de trois fois plus de connexions à large bande mobile que d’abonnements classiques à large bande fixes. La popularité des applications de médias sociaux sur le haut débit continue d'augmenter, avec 1,9 milliards de personnes actuellement actives sur les réseaux sociaux». Produit annuellement, le rapport de situation sur le large bande donne un aperçu mondial sur l'accès au réseau à haut débit, selon les données recueillies auprès 160 pays confrontées aux critères fixés par les 54 membres de la Commission du haut débit.

Selon les résultats de cette mesure d’accessibilité à l’Internet, la Corée du Sud continue d'avoir le niveau le plus haut au monde en termes de pénétration du haut débit des ménages, soit plus de 98%, contre 97% l'an dernier. En termes de pénétration du haut débit fixe, la Principauté de Monaco a été classée leader mondial avec un score de 44 %, devançant la Suisse, le seul pays à avoir dépassé les 40 % l’an dernier. Pour l’édition 2014 du rapport, quatre pays (Monaco, Suisse, Danemark, Pays-Bas) disposent d’un taux de pénétration dépassant les 40%, contre seulement un pays (Suisse) en 2013.

Les Etats-Unis se classent 19ème au niveau mondial en termes de nombre de personnes en ligne, devant les autres pays de l'OCDE comme l'Allemagne (20e) et l'Australie (21e), mais derrière le Royaume-Uni (12e), le Japon (15e) et le Canada (16e). Les Etats-Unis ont glissé de la 20e à la 24e place pour les abonnements à la large bande fixe par habitant, juste derrière le Japon, mais devant Macao (Chine) et l’Estonie.

Au total, il y a maintenant 77 pays où plus de 50% de la population est en ligne, contre 70 en 2013. Les dix premiers pays pour l'utilisation d'Internet sont tous situés en Europe, avec l'Islande au premier rang mondial avec 96,5% de personnes en ligne. Les niveaux les plus bas d'accès à l’Internet se trouvent principalement en Afrique sub-saharienne, avec un taux de pénétration de moins de 2% de la population : Ethiopie (1,9%), Niger (1,7%), Sierra Leone (1,7%), Guinée (1,6%), Somalie (1,5%), Burundi (1,3%), Erythrée (0,9%) et Sud-Soudan (aucune donnée disponible). La liste des dix pays les moins connectés comprend également Myanmar (1,2%) et Timor-Leste (1,1%).


Cette situation est qualifiée d’inacceptable par le Secrétaire général de l'UIT, Dr Hamadoun Touré. Commentant les résultats du rapport notamment sur les disparités entre les pays avancés et les pays pauvres où 90 % de la population n’a pas accès à Internet, Dr Touré note: «Avec un (Internet) haut débit désormais universellement reconnu comme un outil indispensable au développement social et économique, nous devons faire de la connectivité une priorité de développement, en particulier dans les pays les plus pauvres du monde. La connectivité n'est pas un luxe pour les riches. Au contraire, il est le plus puissant outil que l’humanité n'a jamais eu à sa disposition pour combler les écarts de développement dans des domaines comme la santé, l'éducation, la gestion environnementale et l'autonomisation des femmes». Le rapport note en effet que les TIC apportent une contribution significative au développement social, le développement économique et la protection de l'environnement.