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Procréation médicalemnt assistée

Date de création: 03-11-2014 00:07
Dernière mise à jour: 03-11-2014 00:07
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POPULATION  – DEMOGRAPHIE  – PROCREATION MEDICALEMENT ASSISTEE

 Le centre public de procréation médicalement assistée relevant du service gynécologie-obstétrique de l’hôpital Nafissa-Hamoud (ex-Parnet) à Hussein Dey, connaît une grande affluence du fait qu’il est l’unique centre du genre au niveau national, a affirmé,  le 7 octobre 2014,  le chef de service, le Pr Mechtouh Mokrane. Il a précisé que le centre, qui a ouvert ses portes en octobre 2013, est l’unique centre du genre au niveau national ce qui explique, a-t-il dit, la grande affluence des couples souffrant de problèmes de procréation. Le centre, qui propose des prestations médicales et chirurgicales ainsi que l’insémination artificielle pour le traitement des problèmes de procréation, accueille près de 100 couples par jour affluant de toutes les wilayas du pays, outre 6.000 dossiers en liste d’attente pour un suivi médical. Il a ajouté que le personnel médical du centre composé de 6 médecins fait, ainsi, face à « une forte pression », d’autant plus que les couples sont souvent dans un état dépressif en raison de leur inaptitude à procréer et de leurs craintes d’une stérilité définitive. 350.000 couples souffrent de difficultés de procréation au niveau national. Nombre d’entre eux se tournent vers les cliniques privées en Algérie ou à l’étranger, notamment en Tunisie, pour un suivi médical ou pour une insémination artificielle. Il a précisé que le recours à l’insémination artificielle n’était pas systématique, affirmant que dans de nombreux cas, un suivi médical adéquat suffisait. Depuis l’ouverture du centre, 20% des couples suivis et traités soit par des médicaments ou par interventions chirurgicales ont pu procréer, selon la même source qui précise, par ailleurs, que le taux de procréation par insémination artificielle est de 35%. Le professeur Mechtouh a évoqué les problèmes liés à l’insémination artificielle dont notamment le manque de moyens médicaux modernes en matière de transfert des ovules et des spermatozoïdes, soulignant que l’opération se limite actuellement à l’insémination dans l’utérus alors qu’il est possible d’aider un grand nombre de personnes avec la fécondation in vitro. Il a ajouté que ces cas étaient les plus répandus parmi les couples devant subir une insémination artificielle, soulignant que le centre devra être doté prochainement des équipements nécessaires pour ce genre d’opérations. L’ouverture de centres similaires à travers les établissements hospitaliers existant au niveau national est une des solutions à même de contribuer à l’allégement de la pression actuelle sur l’hôpital Nafissa-Hamoud, a indiqué Mechtouh, appelant les autorités compétentes à se pencher sur le sujet d’autant qu’il s’agit d’un problème de santé publique. Conformément aux dispositions du nouveau projet de loi relatif à la santé, dans l’assistance médicale à la procréation, il ne doit être recouru qu’aux spermatozoïdes de l’époux et à l’ovule de l’épouse et l’exclusion de toute autre personne. Ledit projet interdit le don, le prêt, la vente et toutes autres formes de transactions de spermatozoïdes, d’ovocytes, même entre coépouses, d’embryons surnuméraire ou non d’une mère porteuse ou une autre femme, sœur ou mère ou fille, ainsi que le cytoplasme. Le texte en question définit l’assistance médicale à la procréation comme « une procréation destinée exclusivement à répondre à la demande exprimée par un homme et une femme en âge de procréer, vivants, formant un couple légalement marié, souffrant d’infertilité confirmée médicalement et consentant au transfert ou à l’implantation artificielle ». Par ailleurs, l’article 389 interdit toute reproduction d’organismes vivants génétiquement identiques, concernant l’être humain et toute sélection de sexe.