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Hadj Ali Lucette

Date de création: 09-06-2014 20:12
Dernière mise à jour: 09-06-2014 20:12
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HISTOIRE – GUERRE DE LIBERATION NATIONALE  – HADJ ALI LUCETTE

La moudjahida Lucette Safia Hadj-Ali s'est éteinte,  lundi matin 26 mai 2014,  à l'hôpital de la Seyne-sur-mer près de Toulon (France). La défunte, 93 ans, a été  inhumée vendredi 30  à 14 h 30 au cimetière  de la Seyne-sur mer.  

Hospitalisée depuis environ un mois, Lucette Hadj-Ali était dans un  état de grande faiblesse liée notamment à la disparition de ses plus chers amis,  dont Henri Alleg, son ancien collègue de l'AFP des années quarante et la militante  Fatma Téguia qu'elle chérissait profondément.         

Epouse du poète militant Bachir Hadj-Ali disparu en 1991, cette Algérienne  de quatrième génération avait consacré sa vie aux combats patriotiques de son  pays.          

Née à Oran en 1920, Lucette Hadj-Ali était la fille du docteur Jean-Marie  Larribère, pionnier de l'accouchement sans douleur  qui lui a inculqué  "le sens de la justice sociale et de l'intégrité morale " aimait-elle à souligner.         

En découvrant lors de son installation  à Alger en 1942, la condition  infra-humaine des Algériens, elle s'engage, alors étudiante à la fac d'Alger,  dans la lutte pour leur émancipation du joug colonial.          

Très impliquée dans les luttes pour la scolarisation des enfants des  "indigènes" et de leur prise en charge sanitaire, elle a également à son actif  un riche parcours de journaliste au sein de différents organes dont Liberté,  Femme d'Algérie et Alger Républicain.          

Après le déclenchement de la Révolution algérienne, elle a  fait  partie  des premiers noyaux des Combattants de la libération (CDL) créé en 1955 et a  été agent de liaison entre le FLN et le PCA dans les années 1950.          

Après 1962, elle a été de toutes les luttes de son pays pour le progrès,  la démocratie et la justice sociale. Durant la décennie noire, elle a été obligée de quitter sa chère patrie  où elle était menacée de mort par les terroristes. Elle a alors vécu  à la Seyne-sur-mer, entourée de ses deux fils  Pierre et Jean Manaranche et de ses nombreux amis.           

Pour  témoigner de ce parcours héroïque, elle a , à la demande insistante  de ses amis, publié  en 2011, un modeste récit autobiographique "Itinéraire  d'une militante algérienne".