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Religieux - Assassinats

Date de création: 07-05-2014 16:29
Dernière mise à jour: 07-05-2014 16:29
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CULTURE – RELIGION – RELIGIEUX - ASSASSINATS 

 Le 8 mai 1994 était commis le premier meurtre de religieux chrétiens en Algérie de la décennie noire. Dix-neuf religieux périrent ainsi en deux ans, la plupart étaient Français

Le premier assassinat de religieux chrétiens étrangers le 8 mai 1994. Henri Vergès et Paul-Hélène Saint Raymond étaient abattus dans leur bibliothèque de La Casbah, à Alger. Ce double assassinat était le début d’une liste qui s’arrêta en août 1996 avec le meurtre de l’évêque d’Oran, Pierre Claverie. Entre-temps, seize autres personnes ont été tuées, catholiques, de nationalité française pour la plupart.

Si l’histoire aura retenu les sept moines de Tibhirine, décapités en mai 1996, il y eut aussi Esther Paniagua et Caridad Maria Alvarez Martin (octobre 1994 à Alger), les quatre Pères Blancs à Tizi Ouzou, en décembre 1994, à la suite du détournement de l’Airbus d’Air France (Jean Chevillard, Christian Chessel, Alain Dieulangard, Charles Deckers), Denise Leclerc et Jeanne Littlejohn (septembre 1995), Odette Prévost (novembre 1995). Epiphénomène d’une crise violente qui a vu tant d’Algériens mourir pendant ces années noires, ces meurtres n’ont jamais changé la vocation de l’Eglise catholique de vivre en Algérie parmi les musulmans, sans avoir aucune intention de prosélytisme, comme cela a été le cas pour les protestants évangéliques.

Pour Mgr Paul Desfarges, évêque de Constantine-Hippone, cité par Radio Vatican, «on peut être ensemble, se dire des choses avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord, se parler tout de même, avec un a priori de bienveillance. Dialoguer, c’est affirmer sa propre foi, nous sommes à l’écoute du mystère des autres. La perspective, c’est le dialogue de vie entre croyants, une rencontre humaine dans la vie de tous les jours, un vrai respect réciproque s’installe.»