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Journée nationale du chahid- Déclaration A. Bouteflika (mardi 18 février 2014). Extraits

Date de création: 24-02-2014 13:53
Dernière mise à jour: 24-02-2014 13:54
Lu: 412 fois


DEFENSE – DOCUMENTS ET TEXTES REGLEMENTAIRES – JOURNEE NATIONALE DU CHAHID- DECLARATION A. BOUTEFLIKA (MARDI 18 FEVRIER 2014) .EXTRAITS

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a rendu publique une déclaration à l'occasion de la célébration de la Journée nationale du chahid, lue en son nom par le ministre des Moudjahidine, Mohamed-Cherif Abbas (traduction APS. Voir texte intégral in www.almanach-dz.com/ Vie politique/Documents et textes réglementaires ) :

"Nous souhaitons que nos différences ainsi que la diversité de nos obédiences nous mènent vers des orientations favorables à notre nation et non point dans l'arène des hostilités et de l'animosité ou de tout ce qui est de nature à affaiblir nos capacités de défense et la force de notre pays, et à faire de nous une proie facile pour nos détracteurs, à l'instar de ce qui se passe dans d'autres pays (.....)

Alors que nos concitoyens n'avaient pas encore inhumé les chouhada qui ont péri dans le crash d'un avion militaire près d'Oum El Bouaghi, des déclarations irréfléchies de certaines hautes personnalités publiques, relayées par des commentaires de tous bords, ont donné matière, aux médias nationaux et étrangers, à des commentaires et des supputations attentatoires à l'unité de l'Armée nationale populaire.

Les adversaires, occultes et déclarés, exploitent cette situation préjudiciable pour tenter d'imposer la thèse du conflit interne au sein de l'Armée nationale populaire en présentant le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) comme une structure agissant en violation des règles qui régissent ses missions et attributions.

Cette perception des réalités dénuée d'objectivité impose, à tous les responsables, un effort urgent et efficient pour qu'il soit immédiatement mis fin à cet état de fait.

Nul n'est en droit, quelles que soient ses responsabilités, de se placer ou de mettre ses activités et déclarations au-dessus des dispositions de la Constitution et des lois de la République. Nul n'est en droit d'attenter aux fondements de l'édifice républicain ni aux acquis. Nul n'est en droit de régler ses comptes personnels avec les autres au détriment des intérêts suprêmes de la nation tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.

L'heure n'est plus à l'insulte ni à l'invective. Concentrons-nous sur ce qu'il y a de mieux pour notre nation.

Le Département du renseignement et de la sécurité doit continuer à exécuter ses missions et attributions que lui confère la loi.

Partie intégrante de l'Armée nationale populaire, ce département accomplit ses missions dans le cadre de la loi et conformément aux textes régissant ses activités.

Ces quelques rappels ont pour objectif de réaffirmer clairement que, contrairement aux allégations et aux spéculations rapportées par voie de presse préjudiciables à la stabilité de l'Etat et de l'Armée nationale populaire,

le Département du renseignement et de la sécurité reste pleinement mobilisé pour la bonne exécution des missions qui lui incombent, à l'instar des autres composantes de l'Armée nationale populaire.

Compte tenu des menaces tangibles qui pèsent présentement sur l'Algérie, au regard des situations sécuritaires actuelles à ses frontières, je demande à tous les responsables concernés de prendre toutes les mesures requises, afin de rétablir la bonne mesure de concertation et de saine coopération à tous les niveaux et de faire en sorte que chaque responsable et chaque structure agissent conformément aux dispositions réglementaires qui régissent leurs activités, dans l'intérêt suprême du pays.

Depuis les succès remportés contre le fléau terroriste, l'Armée nationale populaire et les services de sécurité restent et resteront toujours la cible de forces hostiles et des Etats qui les encouragent à affaiblir le rempart patriotique qu'ils constituent face aux desseins hostiles visant l'Algérie et son peuple.

Cette forme de déstabilisation vise, aujourd'hui, à créer des distorsions et à paralyser les activités de défense et de sécurité nationales. Elle vise, surtout, l'Armée nationale populaire et, au-delà, l'Etat national.

Les conflits fictifs fomentés entre les structures de l'Armée nationale populaire relèvent d'un processus de déstabilisation bien élaboré par tous ceux que le poids de l'Algérie et son rôle dans la région dérangent.

Ce processus peut, malheureusement, être favorisé par le comportement irresponsable des uns et le manque de maturité des autres, sous l'influence des différents volets de la guerre médiatique menée présentement contre l'Algérie, la présidence de la République, l'Armée nationale populaire et le Département du renseignement de la sécurité.

Face à ce danger qui est perceptible, l'ensemble des responsables doivent mobiliser leur conscience patriotique et réduire toutes les formes de tensions qui viendraient à survenir entre eux. Il y va de l'avenir de l'Etat, de sa défense et de sa sécurité (.....).

 

 

Il est tout à fait clair que l'Algérie, qui a retrouvé ses capacités et sa place dans le concert des nations, continue de déranger, tout comme elle a dérangé, hier, par son combat libérateur qui a triomphé, grâce à Dieu, puis grâce au sacrifice suprême consenti par nos valeureux martyrs, à l'abnégation de glorieux moudjahidine de l'Armée de libération nationale et la détermination de tout un peuple(....)

Comme tous les citoyens peuvent le constater, à travers la lecture et le suivi des informations, des efforts soutenus et multiformes sont déployés pour créer la confusion et générer la peur, ressasser la thèse des soi-disant conflits entre les institutions constitutionnelles, entre la présidence de la République et d'autres instituions, au sein du ministère de la Défense nationale et entre des composantes de l'Armée nationale populaire.

L'objectif visé est d'affaiblir l'Algérie qui, grace précisemment à la cohésion existant entre ses différentes institutions, a réussi à consolider l'Etat en proie au fléau terroriste et à rétablir la paix et la stabilité sans lesquelles aucun développement n'est possible.

(....) Les citoyens doivent savoir que l'appareil de sécurité nationale, au sujet duquel des commentaires de tous genres et provenances sont émis, est régi par des textes réglementaires qui définissent clairement ses missions et attributions, tant au niveau de l'Etat qu'au sein du ministère de la Défense nationale.

Dans la pratique en vigueur dans tous les pays, il est procédé, quand le besoin l'exige, à des restructurations adaptées. C'est dans cet esprit que j'ai décidé, en 2006, une structuration de l'appareil de sécurité nationale.

Les structurations mises en œuvres dans d'autres pays ne donnent lieu à aucun commentaire alarmiste et subjectif. En Algérie, certains, par leur  lecture subjective et malintentionnée des faits, veulent présenter de telles structurations comme la preuve de l'existence d'une crise au sein de l'Etat ou du ministère de la Défense nationale.

Je demande à tous les citoyens et, particulièrement, aux citoyens qui occupent des fonctions au sein de l'Etat, au niveau civil ou militaire, de prendre conscience des enjeux et d'agir, chacun dans sa position, pour la consolidation de la stabilité et de la paix qui sont le bien commun de tous les Algériens.