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Tic/Afrique francophone- Tendances - Ecofin/Deloitte

Date de création: 12-02-2014 16:33
Dernière mise à jour: 12-02-2014 16:33
Lu: 371 fois


TELECOMMUNICATIONS- ENQUETES ET REPORTAGES- TIC/AFRIQUE FRANCOPHONE- TENDANCES  – ECOFIN/DELOITTE

 

 (© Agence Ecofin, mardi 11 février 2014) - Dans son étude internationale sur les grandes tendances du secteur des technologies, médias et télécommunications (TMT), le cabinet Deloitte dévoile les principales tendances 2014 en Afrique francophone. Selon cette étude, les marchés télécom de la RD Congo, du Cameroun, du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal et de la Côte d'Ivoire présenteront les croissances les plus importantes en Afrique francophone pour l'année à venir. 

 

1. SMS versus messagerie instantanée (MIM) ou la valeur contre le volume

En 2014, les MIM (messagerie instantanée sur mobile) représenteront plus du double du volume (50 milliards par jour) des messages envoyés par SMS. Mais les SMS devraient engranger plus de 100 milliards de dollars de revenus en 2014, soit environ 50 fois les recettes agrégées de  tous les services MIM en 2014. C'est à partir de 2017 que  les recettes issues des SMS devraient commencer à ralentir. Question pour les opérateurs : doivent ils encourager leurs abonnés à adopter les MIM pour capter une partie de la valeur à travers les forfaits haut débit ?   Avec la croissance rapide du marché du haut débit et de la 3G en Afrique, la mutation vers les services "Data" est incontournable et amène les opérateurs Télécom à ajuster leurs modèles économiques afin de multiplier leurs sources de revenus tout en protégeant leurs revenus actuels émanant des services Voix et SMS.   

 

2. Progression des ventes d’équipements électroniques

Les smartphones, tablettes, PC, télévisions et consoles de jeu devraient enregistrer des ventes dépassant les 750 milliards de dollars en 2014, soit 50 milliards de dollars de plus qu'en 2013. Et si l'on compare les ventes de tous ces appareils aux chiffres de 2010, la hausse est supérieure à 100 %. De fait, depuis 2003, ces cinq produits affichent une croissance insolente. Si la croissance d'année en année a connu d'importantes fluctuations, allant de +27 % en 2010 à - 3 % en 2009, le taux de croissance annuel moyen (TCAM) sur 5 années consécutives pour l'ensemble de ces cinq catégories s'est toujours situé dans la fourchette des 6-12 % sur une période de dix ans. Que va-t-il se passer dans un avenir immédiat ? Deloitte anticipe un tassement de la croissance et si les ventes ne faibliront pas, leur croissance tournera au ralenti et celles-ci ne dépasseront pas les 800 milliards de dollars par an.Particulièrement en Afrique, compte tenu du fait que le nombre d'abonnés 3G est prévu de doubler d'ici 2016 pour atteindre presque 150 millions d'abonnés, il est prévu que le marché des smartphones et tablettes continue à marquer une forte croissance en Afrique.

 

3. Stratification du marché des tablettes

Deloitte prévoit qu'au cours du premier trimestre 2014, la base installée de tablettes compactes (avec 8,5 pouces ou des écrans plus petits) dépassera pour la première fois la base de tablettes classiques (9 pouces et plus). A la fin du premier trimestre 2014, nous nous attendons à ce que la base de tablettes compactes atteigne les 165 millions d'unités, légèrement supérieure à la base de tablettes classiques, avec 160 millions d'unités. La hausse des ventes de tablettes compactes est accompagnée d'une stratification de la base des tablettes qui serait similaire ou même plus importante que celle qu'a connu le marché des smartphones au cours des deux dernières années.La gamme croissante de tablettes conduit à des profils de de consommateurs diversifiés. Les propriétaires des premières tablettes pouvaient acquérir une tablette de 500 $ en complément d'un ordinateur portable. Les propriétaires de tablettes compactes à bas prix ont tendance à être beaucoup moins enclins à acheter des applications et du contenu, et faire d'autres achats via leurs appareils. L'éventail grandissant des tablettes et leur prix peuvent également encourager l'appropriation de multiples tablettes. Dans le monde développé, en moyenne 20 pour cent des consommateurs possèdent à la fois une tablette classique et une autre compacte.

Cependant, le marché africain présentera une concurrence de plus en plus accrue au niveau du marché des tablettes "Low Cost". 

 

4. Audimat, ça se précise

En 2014, la mesure de l'audimat pour les programmes télévisés nationaux devrait s'affiner pour des dizaines de millions de téléspectateurs grâce à l'arrivée de solutions de mesure hydride qui permettent d'inclure les vues sur PC, tablette et smartphone. Sans cette technique, la consommation de télévision serait plus que probablement sous-estimée notamment auprès de la cible des jeunes, avec tout ce que cela implique en matière de revenus publicitairesLes techniques de mesure hybride de l'audimat permettront de structurer d'avantage le marché et la consommation des média en Afrique francophone et l'émergence d'acteurs médias régionaux.

 

5. La VOD sans fil explose en Afrique subsaharienne

Deloitte prévoit qu'en 2014, le nombre d'utilisateurs de vidéo à la demande (VOD) en Afrique subsaharienne (ASS) augmentera d'environ un million d'utilisateurs - en dépit du manque d'infrastructures à haut débit dans la région. Les utilisateurs pourront sélectionner des films, des programmes TV et des clips courts à partir d'un catalogue de plusieurs centaines de titres, qui seront ensuite jouer à la demande, typiquement sur des postes de télévision. Ce comportement sera équivalent à celui qui a lieu dans des millions de foyers équipés avec du haut débit à travers le monde. Cependant, dans le contexte de l'Afrique sub-saharienne, le contenu VOD sera lu des enregistreurs vidéo numériques (DVR) et les fichiers auront été distribués principalement via des liaisons satellites et, pour quelques ménages, via transmission numérique terrestre.

 

6. Une année premium pour les droits de retransmissions sportives

Le sport et la TV sont symbiotiques, les grands évènements sportifs sont un des moyens pour les chaînes d'accroitre leur base d'abonnés et générer des revenus publicitaires à grande échelle.C'est pourquoi, le montant des droits de retransmission des grands événements sportifs devrait encore croître pour atteindre 24,2 milliards de dollars soit une progression de 14% par rapport à 2013 (environ + 2,9 milliards de dollars), portée par la signature de nouveaux accords avec plusieurs ligues européennes de football et ligues sportives nord-américaines. Cette croissance à double chiffre est à comparer aux 5 % de croissance enregistrée en moyenne entre 2009 et 2013. Et elle devrait probablement dépasser les hausses de recettes prévues pour les chaînes de télévision payante dans le monde en 2014. Toutes disciplines et tous pays confondus, les droits agrégés de retransmission devraient avoisiner les 35 milliards de dollars en 2014, dont environ 70 % pour la catégorie premium. En parallèle, les chaînes devront également accroître leurs investissements dans de nouvelles technologies pour améliorer la qualité de la diffusion, développer de nouveaux formats.

 

7. La mobilité tout terrain grâce à des appareils ultra-robustes pour 250 dollars

Le prix d'entrée des smartphones robustes destinés à des professionnels sur le terrain (ex : livraison de colis, dépannage) devrait descendre à 250 dollars, avec une augmentation des ventes de 50% sur ce segment de marché, soit 10 millions d'unités supplémentaires vendues par rapport aux 21 millions d'unités vendues en 2013. Cette tendance, vue comme un facteur de productivité, est rendue possible par la baisse des prix des composants et la plus grande robustesse des terminaux qui résiste désormais à des usages intensifs dans toutes les situations.Les smartphones robustes à bas coût permettront de développer sur le marché africain des solutions entreprises dans son ensemble ainsi que diverses solutions m-commerce grand public, actuellement limitées au service de m-payment.

 

8. Les phablettes ont encore de beaux jours devant elles, mais le pic est à l'horizon 2015

Les phablets, ces smartphones à l'écran compris entre 5 et 6,9 pouces, représenteront un quart des ventes de smartphones, soit 300 millions d'unités en 2014. C'est le double du volume enregistré en 2013, et dix fois plus qu'en 2012. Les recettes générées par les phablets devraient se chiffrer à 125 milliards de dollars, avec un prix moyen de vente de 415 dollars, soit environ 10 % de plus que les smartphones dans leur ensemble. Mais cet élan devrait rapidement retomber pour se tasser en 2014 ou 2015 et plafonner à 30-40 % du marché global des smartphones.

 

9. L'avènement des accessoires connectés

10 millions d'accessoires connectés devraient se vendre en 2014  pour générer près de 3 milliards de dollars de chiffre d'affaires. Les lunettes connectées devraient se vendre à quatre millions d'unités, avec un prix de vente moyen de 500 dollars. Pour les bracelets fitness et les montres intelligentes, il faudra probablement tabler sur six millions d'unités vendues, avec un prix moyen de 160 dollars. Un marché lucratif, des opportunités importantes, dans la relation patient-médecin par exemple mais des prévisions prudentes compte tenu des incertitudes qui pèsent encore sur ce marché notamment d'un point de vue légal. Sera-t-on autorisé à porter ces lunettes pour conduire ?

 

10. E-consultations : une nouvelle relation patient-médecin

En 2014, il y aura dans le monde 100 millions de consultations virtuelles, permettant une économie de 5 milliards de dollars si on compare leur coût aux consultations traditionnelles. Ce nouveau type de consultation affichera ainsi une progression de + 400 % comparé aux niveaux de 2012. Ce phénomène restera néanmoins très américain dans un premier temps (75 millions de consultations virtuelles en Amérique du Nord, soit 25 % du marché potentiel). En Afrique, la tendance de l'e-consultation se profile actuellement autour des prestations très industrialisées tel que les services d'imagerie et d'analyses médicales ainsi que l'ophtalmologie dont certains acteurs commencent à voir le jour en Tunisie et au Maroc.