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Téléphone mobile -Sondage Media & Survey 2013

Date de création: 10-02-2014 08:29
Dernière mise à jour: 10-02-2014 08:29
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TELECOMMUNICATIONS –ETUDES ET ANALYSES – TELEPHONIE MOBILE –SONDAGE MEDIA & SURVEY 2013

 Les usagers du mobile sont de plus en plus exigeants (Media & Survey)

par © Abdelkader Zahar/Maghreb Emergent

Les usagers algériens de la téléphonie mobile sont généralement fidèles à l’opérateur chez qui ils ont eu leur première carte SIM. Ils n’aiment pas les publicités mensongères, sont attentifs aux prix et aussi aux aménagements des boutiques et de l’accueil qui leur est réservé.

Quelque 2500 usagers de la téléphonie mobile, et une centaine d’entreprises, ont été interrogés dans une étude Marketing sur la perception qu’ils ont des opérateurs du secteur en Algérie. Menée par Media & Survey, au courant du deuxième semestre 2013, l’étude montre que les usagers sont sensibles à la publicité, aux prix et à la qualité de service. Ils sont surtout fidèles à l’opérateur chez qui ils ont acquis leur première carte SIM. Selon les objectifs de l’étude (de 170 pages) il s’agissait de "dégager la notoriété" des opérateurs auprès des usagers, l’appréciation qu’ils se font des "services et offres", la perception de chaque "marque", ainsi que la "mesure" des "degrés de satisfaction" pour chaque opérateur. Sept wilayas étaient concernées par cette étude : Alger (33% des sondés), Sétif (16,62%), Oran (16,21%), Constantine (10,47%), Ain Defla (8,54%), Biskra (10,68%) et Annaba (6,8%). En matière de tranches d’âge, les 15-30 ans représentent 51% des personnes interrogées, contre 31% pour les 30-50 ans, et 18% pour les plus de 50 ans.

Dans la partie "BtoC" (Business to Consummer), et à la question de savoir quels sont par "ordre d’importance" les opérateurs "que vous connaissez", Mobilis est cité en premier par 26,6% des personnes interrogées, en seconde position par 27,5%, et en troisième position par 46% des répondants. Quant à l’opérateur Djezzy, il est cité en premier par 35,3%, puis en deuxième position par 40,4% des répondants, et par 24,2% en troisième position. Pour Nedjma (l’étude a été réalisée avant le changement de nom vers Ooredoo), il arrive en premier dans 38,1% des réponses, deuxième pour 32,1%, et troisième pour 29,8% des répondants. A la question de savoir "quels sont les opérateurs auxquels" ils se sont abonnés, les participants au sondage répondent : Nedjma (59,3%), Mobilis (39,5%) et Djezzy (57,7%). Parmi ceux qui ont répondu Nedjma, 50,1% sont des femmes. Les hommes sont une majorité à répondre Mobilis (51,9%) et Djezzy (53,1%). Plus de 67% des personnes interrogées affirment détenir une seule puce active. Alors que 27,8% en détiennent deux, contre 4,3% pour ceux qui ont trois cartes SIM, et 0,4% affirment en avoir quatre.

Le conseil fonctionne mieux que la publicité

Parmi les facteurs ayant incité à l’achat d’une puce d’un opérateur donné, la publicité arrive en deuxième position par rapport au bouche-à-oreille. Ils sont, en effet, 33,4% à avoir désigné le «conseil de l’entourage» dans le choix d’un opérateur, contre 31,9% pour la publicité. Le prix (des puces et des communications) arrive en troisième position avec 21,8%, suivi de "l’information boutique" (10,0%). L’étude révèle aussi que plus de 62% affirment changer de puce toutes les deux années et plus. Ils sont 18,8% à en changer entre un et deux ans, contre 11,6% entre six mois et un ans, 7% qui gardent une SIM pendant moins de six mois avant d’en changer. Dans la catégorie des personnes qui changent de SIM après plus de deux ans, les hommes représentent 55,2%, contre 44,8% pour les femmes. Pour l’intervalle compris entre 1 et 2 ans, les hommes arrivent en tête avec 54,9%, contre 45,1% de femmes. L’égalité parfaite est constatée pour la période comprise en six mois et un an. Dans la fréquence de changement inférieure à 6 mois, elles sont 52,4% de femmes. Selon l’étude de Media & Survey, environ le tiers des personnes interrogées (32,4%) "n’aime pas changer" de SIM, contre 15,1% qui expriment un "besoin de changer". Les changements sont guidés par les "coûts avantageux" (5,5%), l’aspect "technique" (7,3%), et autres "avantages" (16,9%).

Les avantages comparatifs

Chacun des trois opérateurs a des avantages qui séduisent les usagers. A la question : "Qu'appréciez-vous le plus chez les différents opérateurs", la majorité des usagers retiennent les offres, les prix et le réseau. Les usagers de l’opérateur Mobilis le choisissent à 23,8% pour son réseau, à 19,7% pour ses tarifs, à 10,5% pour "l’abonnement 0661", et à 10,5% pour ses bonus. Pour Djezzy, 25,1% de ses abonnés le choisissent pour son réseau, 18,5% pour ses "différentes offres", 16,9% pour ses "tarifs SMS", 14,9% pour son offre Liberty et 9,5% pour ses bonus. Pour Nedjma, une écrasante majorité (56,8%) des usagers de cet opérateur, parmi les personnes interrogées, affirme que leur choix est guidé par la "diversité des offres". Alors que pour 12,5% d’entre eux, ce sont les tarifs, et pour 10,9% c’est pour le réseau. A la question, "qu'appréciez-vous le moins chez les opérateurs", c’est le réseau qui est, à différents degrés, le facteur commun. Pour Mobilis, c’est le réseau à (55,4%), le "manque d’offres" à 12,8%, et des "tarifs élevés" pour 10,7% des interrogés. Pour Djezzy, c’est le "réseau" pour 28% des répondants, les "tarifs élevés" pour 23,8%, et le "manque d’offres" pour 23%. Quant à Nedjma, 52,4% des répondants mettent en cause le réseau, 18,6% les "tarifs élevés", et 8,5% estiment qu’il y a "manque d’offres".

Les attentes par rapport à la 3G

L’étude, menée avant le lancement de la 3G, s’est intéressée au niveau de connaissance des usagers de l’Internet mobile. Il s’avère que 56% affirmaient avoir déjà entendu parler de la 3G. Les 21-30 ans sont les mieux informés avec 65%. Le niveau de formation a aussi un rôle, puisque parmi ceux qui ont répondu par l’affirmative, plus de 76% ont un niveau universitaire, viennent ensuite ceux qui fréquentent (ou ont fréquenté) le lycée (57,6%). Mais c’est dans le détail que les choses se compliquent. A la question : "Savez vous à quoi sert la 3G ?", 55,6% des personnes interrogées répondent par la négative. La catégorie d’âge est aussi déterminante. Chez les 21-30, près de 52% des sondés répondent par "oui". Alors que 28,4% des plus de 51 ans savent à quoi sert la 3G. Qu’attendent-ils de la 3G ? Près de 33% répondent : "connexion rapide". Avant le démarrage de la 3G, 56% des personnes interrogées affirmaient ne pas disposer d’un terminal compatible avec cette technologie.