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Sonatrach -Historique

Date de création: 16-01-2014 15:26
Dernière mise à jour: 13-04-2014 21:03
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ENERGIE - ENTREPRISE- SONATRACH  - HISTORIQUE

- 31 décembre 1963 : création par décret présidentiel (n°63-491) de la Société nationale de transport et de commercialisation des hydrocarbures.

- 1964 : lancement de la construction du premier oléoduc algérien, l’OZ1, d’une longueur de 805 km, reliant Haoud El Hamra à Arzew et mise en service du premier complexe de liquéfaction de gaz naturel, dénommé GL4Z, d’une capacité de traitement de 1,8 milliard de mètres cubes de gaz par an.

- 29 juillet 1965 : conclusion d’un accord algéro-français et création d’une association coopérative, Ascoop, entre Sopefal, représentant l’Etat français, et l’Etat algérien.

- 1966 : mise en service de l’oléoduc OZ1, un ouvrage d’une grande portée stratégique, qui a permis d’augmenter les capacités de production et d’acheminement de près de 30%.

- 1967 : première découverte de pétrole à El Borma (Hassi Messaoud est).

- 1968 : première découverte de gaz à Gassi El Adem, au sud-est de Hassi Messaoud.

- 1969 : Sonatrach débute les premières opérations d’exploitation pétrolière par ses propres moyens sur le champ d’El Borma.

- 24 février 1971 : nationalisation des hydrocarbures et mise en place d’une planification plus rigoureuse au sein de Sonatrach avec, comme objectifs, l’extension de toutes ses activités à l’ensemble des installations gazières et pétrolières et l’atteinte de la maîtrise de toute la chaîne des hydrocarbures.

- 1972-1976 : mise en service de plusieurs complexes et autres unités de transformation, et augmentation des capacités de production du gisement gazier de Hassi R’mel.

- 1977 : lancement du plan Valorisation des hydrocarbures (Valhyd) avec pour objectif l’accroissement des taux de production de pétrole et de gaz, la récupération des gaz associés au pétrole pour les réinjecter dans le cadre de la récupération secondaire, la production maximale de GPL et de condensat, la commercialisation du gaz naturel sous ses formes gazeuse et liquide, la substitution de produits finis au brut à l’exportation et la satisfaction des besoins du marché national en produits raffinés, pétrochimiques, engrais et matières plastiques.

- 1978-1980 : mise en service de plusieurs modules du gisement gazier de Hassi R’mel et du complexe de liquéfaction (GL1Z) à Arzew.

- 1980-1985 : déclenchement d’un nouveau plan quinquennal qui a permis à Sonatrach de se lancer dans un processus de restructuration étendue ayant abouti à la création de 17 entreprises.

- 1986-1990 : ouverture au partenariat grâce à la loi de 86-14  du 19 août 1986 définissant les nouvelles formes juridiques des activités de prospection, d’exploration, de recherche et de transport d’hydrocarbures.

- 1991-1999 : entrée en force des sociétés pétrolières en association avec Sonatrach grâce aux amendements introduits par la loi 91/01 en décembre 1991. Mise en service en 1996 du gazoduc Maghreb Europe appelé Pedro Duran Farell qui approvisionne l’Espagne et le Portugal via le Maroc.

- 2009 : le Département du renseignement et de la sécurité (DRS) lance une enquête au sujet de transactions douteuses inculpant Mohamed Meziane, à l’époque PDG de Sonatrach, ainsi que deux de ses vice-présidents et une dizaine d’autres personnes.

- 2010 : le scandale prend des proportions plus importantes et devient une affaire de corruption impliquant de hauts dirigeants et provoque le départ du ministre de l’Energie, Chakib Khelil. 

 

 

- Avril 2014: Le groupe Sonatrach arrive en tête des entreprises implantées sur le continent africain, selon le classement 2014 des «500 meilleures entreprises africaines», un hors série édité par l’hebdomadaire Jeune Afrique. Malgré les soubresauts internes dus aux scandales de corruption et la baisse de ses revenus en raison des fluctuations du prix du pétrole, Sonatrach tire son épingle du jeu en restant n°1, comme ce fut le cas pour les classements précédents, en termes de chiffre d’affaires mais aussi de bénéfices.

Sonatrach, qui est par conséquent leader au Maghreb, est suivie de 18 autres entreprises algériennes des secteurs de l’énergie, du bâtiment, des télécoms, des assurances, de la pharmacie et de l’agroalimentaire notamment. Classées plus ou moins bien par l’hebdomadaire Jeune Afrique en comparaison avec les leaders africains, les entreprises algériennes sont menées par Naftal, qui se retrouve cependant loin derrière Sonatrach à la 39e place ; puis vient Cevital ( 53e), Sonelgaz (63e), Optimum Télécoms Algérie (84e), Wataniya Télécoms Algérie Ooreedoo (163e), Cosider (164e), le groupe CFAO,(184e), Air Algérie (188e), Mobilis (203e), Fertial (268e), l’Entreprise nationale des travaux aux puits (ENTP, 300e), Biopharm (321e), Algérie Poste (325e), la Société algérienne des tabacs et allumettes (SNTA,376e), le Groupe industriel des productions laitières (Giplait 414e), le groupe Benamor (462e), la SAA (485e) et enfin le groupe Métidji (485e).

Ce sont là les 19 meilleures entreprises algériennes entrées au classement de Jeune Afrique qui conclut, selon les données qu’il a pu recueillir, que l’Algérie réalise en 2014 un taux de 10,8% des revenus des 500 entreprises africaines et compte 19 entreprises parmi les 500 recensées sur le continent, soit 3,8%, pour un chiffre d’affaires total de 82,2 milliards de dollars.

Il est à noter cependant que l’hebdomadaire classe les leaders économiques du continent selon les critères évaluant les performances des entreprises purement locales, mais aussi celles ayant intégré des taux importants de capitaux étrangers et qui ne sont pas forcément des success stories 100% africaines. D’ailleurs, Jeune Afrique relève que «si des groupes privés purement africains commencent à émerger, les aventures entrepreneuriales purement africaines restent rares», même si «la préférence nationale prend peu à peu sa place dans la définition des politiques gouvernementales», peut-on lire dans le hors série publié par l’hebdomadaire.

Pour ce qui est du classement africain global, l’hebdomadaire signale qu’il n’y a pas eu de surprise puisque «les groupes sud-africains historiques, des filiales de multinationales et des groupes publics liés au pétrole le plus souvent, sont les plus nombreux dans les 200 premières places». Les analyses contenues dans le document laissent entrevoir aussi qu’à l’avenir, quelques secteurs-clés seront amenés à peser davantage dans ce classement : la construction, dopée par un incroyable boom des infrastructures et de l’immobilier d’habitation ; les biens de consommation, portés par l’émergence de la classe moyenne ; l’agriculture moderne et l’agroalimentaire ainsi que le secteur financier.

Par ailleurs, les grandes évolutions du classement sont résumées par l’hebdomadaire, qui signale que «les entreprises pétrolières, qui réalisent 23,7% du chiffre d’affaires total du top 500, ont été confrontées en 2012 à une stagnation du prix des hydrocarbures après des années de très forte hausse, ce qui a fortement limité la progression de leurs revenus. Le même schéma vaut aussi pour les grands groupes miniers», estime Jeune Afrique, qui souligne par ailleurs que l’évolution des géants des télécoms est de plus en plus préoccupante. Sur les 500 entreprises du classement, 47 affichent des pertes contre 41 en 2011 et 29 en 2010.