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Vulnérabilité - Prévisions Fmi 2013

Date de création: 17-11-2013 16:11
Dernière mise à jour: 17-11-2013 16:11
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ECONOMIE – ETUDES ET ANALYSES – VULNERABILITE – PREVISIONS FMI 2013

Les indicateurs du FMI pour la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) clignotent au rouge. La croissance devrait reculer à 2% cette année. La reprise prévue pour l’an prochain est conditionnée par l’amélioration des conditions mondiales qui, elles, influencent la production pétrolière et la demande mondiale de brut.
Les exportateurs de pétrole de la région - Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Iran, Irak, Koweït, Libye, Oman, Qatar et Yémen - « connaissent un revers temporaire de la croissance globale face aux perturbations de la production intérieure de pétrole et à la baisse de la demande mondiale, mais la plupart continue d’afficher une forte croissance hors pétrole », écrit le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur les Perspectives économiques régionales de la région MENA (15 novembre 2013). Si certains pays sont confrontés à une flambée de la consommation interne de combustibles et au recul de la demande mondiale d’hydrocarbures, à l’instar de l’Algérie, d’autres pays sont empêtrés dans «les difficiles transitions politiques et les incertitudes régionales croissantes attribuables à la guerre civile complexe en Syrie qui minent la confiance des pays importateurs de pétrole».
C’est le cas de l’Égypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, le Pakistan, le Soudan et la Tunisie, dont certains de ces pays sont en proie aux troubles politiques internes, en relation avec ce qu’on appelle «le printemps arabe». Les pays exportateurs de pétrole, compartiment dans lequel s’insère l’Algérie, affichent une activité robuste, mais encourent des risques à moyen terme, met en garde le FMI. Cette institution ne manque pas de reconnaître, en premier lieu, qu’en dépit d’une baisse de la croissance globale due à des perturbations de la production pétrolière intérieure et au fléchissement de la demande mondiale, la plupart des pays exportateurs de pétrole de la région continueront d’afficher «une forte croissance du secteur non pétrolier».
Laquelle croissance est étayée, d’après le rapport de l’institution de Christine Lagarde, par «le niveau élevé des dépenses publiques et par une reprise progressive de la croissance du crédit au secteur privé». «Une reprise de la production pétrolière ainsi qu’un nouveau renforcement de l’économie non pétrolière permettront vraisemblablement de rétablir l’année prochaine la croissance aux niveaux observés dans un passé récent ».
Cependant, prévient cette institution issue des fameux accords de Bretton Woods, «les positions budgétaires dans ce groupe de pays s’effritent».
En outre, poursuit le rapport du FMI, la plupart des pays exportateurs de pétrole, dont l’Algérie surtout, «n’épargnent pas une proportion suffisante de leurs recettes pétrolières exceptionnelles pour les générations futures».
«A moins de procéder à d’autres compressions budgétaires, les gouvernements de la région commenceront à puiser dans leur épargne dès 2016», prévient le FMI. L’Algérie avait commencé déjà à puiser dans ses réserves depuis au moins trois ans. D’ailleurs, la loi sur le règlement budgétaire pour l’année 2011, attendue dans les tout prochains jours à l’APN, fait ressortir un déficit budgétaire définitif de 3994,3 milliards de dinars en 2011, comblé par le recours aux avoirs du Fonds de régulation des recettes (FRR).
Les prélèvements opérés en 2012 s'affichent largement en hausse comparativement à ceux enregistrés en 2011. En effet, les avoirs prélevés du Fonds de régulation des recettes (FRR) pour combler le déficit du Trésor public ont atteint 2283,2 milliards (mds) de dinars en 2012, soit les plus importants retraits enregistrés depuis 2000, selon des chiffres diffusés, mercredi dernier, par le ministère des Finances.
Le FMI avertit qu’«une baisse prolongée des cours du pétrole entraînerait des déficits budgétaires dans la plupart des pays exportateurs dès l’année prochaine». Karim Djoudi, ministre des Finances, a tenté, la semaine dernière, lors d’une séance consacrée au vote du projet de la loi de finances 2014, de redire les mises en garde du FMI, mais en vain.
L’on continue à brûler la chandelle par les deux bouts. Pour preuve, le Premier ministre ne cesse d’allouer de nouvelles ressources aux wilayas, alors que celles-ci ont été renflouées suffisamment dans le cadre des budgets prévus dans la loi de finances 2013.