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Rapports Anima

Date de création: 22-10-2013 16:54
Dernière mise à jour: 06-12-2013 14:22
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ECONOMIE - INVESTISSEMENT - RAPPORTS ANIMA

Le rapport Anima  (qui réunit plus de 70 agences gouvernementales et réseaux internationaux du pourtour méditérranéen) sur les investissements étrangers dans la région Med en 2008 indique que "comme en 2007, le pays (l'Algérie) poursuit à marche forcée sa politique de grands travaux , flambée du brut aidant".

Les investissements publics devraient être revus à la baisse en 2009, sous l'effet conjugué de la baisse brutale des prix du pétrole. Dans ce contexte , "la diversification de l'économie, souvent retardée, devient une nécessité".

Citant des chiffres de l'ANDI, Anima indique que l'Algérie a attiré 102 projets d'investissement directs étrangers qui ont permis la création de 10 723 emplois directs..

Selon l'obervatoire d'Anima-Mipo, sur les 6,2 milliards d'euros de montants bruts annoncés, seulement 2 ont été investis.

Contrairemment à ce qui est observé pour d'autres pays Med, loin de battre en retraite, les investisseurs du Golfe consolident leurs positions en Algérie. En 2008, on a vu 15 projets d'IDE représentant 4,9 milliards bruts arrivant du Golfe contre 13 projets d'IDE en 2007.

Par contre, les IDE en provenance d'Europe chutent de 50% par rapport à 2007, tant en flux qu'en nombre de projets. "Du jamais vu depuis 2003", s'étonne Anime. Ainsi , en, 2008, Anima-Mipo a détecté 29 projets d'investissements directs étrangers européens pesant 907 millions d'euros en montants bruts contre 60 projets d'IDE en provenance d'Europe valant 1,8 milliard d'euros en 2007. "Ce coup de froid sur les investissements européens peut s'expliquer par un certain flou sur les nouvelles conditions légales en matière d'investissements pour les groupes étraangers en Algérie".

Selon l'observatoire Anima-Mipo, les flux d'IDE vers l'Algérie en provenance des pays Med s'effondrent en 2008, tombant à seulement 169 millions d'euros, contre 2,3 milliards d'euros en 2007. Le développement de l'ensemble BTP , logistique et infrastructures a attiré 4,18 milliards d'euros d'IDE. Le secteur des matériaux de construction est en recul en 2008 par rapport à 2008...et l'industrie manufacturière reste "le talon d'Achille" de l'économie algérienne (5% seulement de PIB en 2008 contre 30% pour le secteur des hydrocarbures)

A noter que le rapport souligne qu'en 2008, les 13 pays du sud et de l'est de la Méditerranée suivis par Anima ont commencé à être touchés par la crise économique et financière mondiale: Ces pays ont reçu un peu moins de 40 milliards d'euros d'IDE annoncés en 2008 (-35%) et le nombre totral de projets détectés en 2008 recule d'à peine 6% (778 projets).

- Une étude  d'Anima  sur "les investissements prioritaires pour le développement de la logistique en Méditerranée"   , publiée début 2010, estime que "l'Algérie présente la situation la moins favorable, bien que , par la taille de sa population comme par son PIB, le pays présente un marché potentiellement très intéressant pour les investisseurs". De nombreuses contraintes font que celui-ci attire peu les opérateurs logistiques internationaux. Ses infrastructures spécialisées sont peu développées....

- Un rapport d'Anima-Mipo (Observatoire des annonces d'investissement et de partenariat en méditerranée) , publié fin juin 2010 sur le site internet, indique  que le flux  des investissements directs en Algérie a baissé de presque 50% entre 2008 et 2009.

-Le rapport 2010, publié en mars 2011 , le nombre d'annonces de projets IDE est largement reparti en hausse dans les pays MED avec 826 projets détectés en 2010 contre 542 en 2009 (+52%)........avec  pour destinations majeures  la Turquie, l'Egypte et Israel , mais l'Algérie a vu a connu un net recul  (-13% par rapport à 2009 d'après la Banque mondiale)

 

Entre 2008 et 2009, l'Algérie a reçu 650 millions d'euros d'IDE de la France, 147 millions d'euros d'Italie, 134 millions d'euros des Etats Unis, 83 millions d'euros de la Russie, 67 millions d'euros d'Oman, 64 millions d'euros d'Australie, 54 millions d'euros d'Espagne, et 38 millions d'euros d'Egypte et du Liban.

Anima indique que l'Egypte et la Turquie ont été ajoutées à la liste des pays émergents en 2010: Colombie, Indonésie, Vietnam, Egypte, Turquie, Afrique du Sud (appelation par l'Economist Intelligence Unit: Les Civest  )

- Le rapport 2012 montre que , pour la première fois, les pays Bric's prennent la première place au palmarès des montants des IDE en Méditerrannée, tandis que le Golfe qui avait abandonné la Méditerranée depuis 2007, a investi l'année dernire (2012) autant que l'Europe

 

 

- Pour l'année 2011, " les soulèvements populaires et les transitions en cours au sud de la Méditerranée sont, sans surptrises, dissuadsifs pour les IDE " . Très fortes baisses partout  (-27% en Tunisie, -50% en Egypte..." . Seuls espaces stables,  selon Anima-Mipo, l'Algérie et le Maroc font figure d'exception parmi les pays du Maghreb et du Machrek

- Le bilan rendu public par Anima (juillet 2012) indique qu'à la fin du premier semestre 2011, les IDE en Algérie ont enregistré un record de 435 milliards de DA, soit 4,35 milliards d'euros environ . La fabrication de médicaments (biotechnologie), les matériaux de construction et l'habitat et les industries diverses demeurent les secteurs d'activité qui draînent le plus d'IDE



Selon un bilan de l'observatoire Anima-Mipo (fin octobre 2012) , sur onze pays du sud de la Méditerranée objets de l'étude, l'Algérie, la Turquie et Israël sont les pays qui s'en sortent le mieux. Ce bilan corrobore, pour l'Algérie, les données du «rapport mondial des investissements» 2012 de la CNUCED qui mettait en exergue l'impact des «Printemps arabes» sur les investissements directs étrangers. Le rapport constatait qu'entre 2010 et 2011, le flux d'IDE à destination de l'Afrique du Nord est en effet passé de $ 13,6 milliards à 5,8 milliards, soit une chute brutale de -57%. L'Egypte et la Syrie avaient été fortement impactés alors que l'Algérie ($ 2,6 milliards) et le Maroc ($ 2,5 milliards) sont restés stables. Le bilan d'Anima-Mipo pour 2011 confirme la stabilité des IDE en direction de l'Algérie. Il permet, au passage, au gouvernement de relever que la règle du 51/49%, contestée par les opérateurs, n'a pas eu d'impact sur le flux des IDE. L'absence de «contamination» du Printemps arabe en Algérie aurait ainsi préservé les flux d'investissements, plutôt modestes, contrairement aux autres pays. Le bilan, qui couvre onze pays (Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie, Turquie), souligne que les niveaux d'investissements étrangers de 2011 sont les plus bas des six dernières années. Ils ont été de 26,5 milliards d'euros en 2011 contre 38,5 milliards en 2010.

Un recul très sensible de 31%. Cette régression des investissements s'accompagne aussi d'une réduction assez consistante du nombre des projets d'IDE: 647 projets pour 2011 contre 834 pour 2010.



Le bilan 2011 souligne que la situation n'est pas homogène. «Seuls l'Algérie, qui a connu cependant quelques manifestations, Israël et la Turquie ont finalement été épargnés par les troubles politiques, et s'en sortent bien dans ce bilan», indique le rapport. Pour les autres pays, les troubles politiques internes combinés à une crise économique sévère en Europe ont eu un impact important. Pour ces pays, indique le rapport, «les effets immédiats de cette période de révolution et de transition politique sur fond de crise économique en Europe sont sévères». Le bilan relève, par ailleurs, un affaiblissement du poids des investissements européens au sud de la Méditerranée, en raison de la crise qui secoue le Vieux Continent. Certes, l'Europe reste le premier investisseur dans ces 11 pays, mais les montants investis baissent. La part des investissements nord-américains est, au contraire, en hausse d'un milliard d'euros en 2011 avec un total de 6 milliards d'euros. Le rapport souligne que les IDE ne sont pas les seuls à avoir été affectés par les tumultes politiques de la région. Les revenus du tourisme, les transferts des migrants et, pour un certain nombre de pays, les exportations, ont également enregistré des baisses en 2011.

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“Après deux années consécutives particulièrement mornes pour les investissements directs étrangers (IDE) en Algérie, quelques grandes annonces d’investissement ont permis au pays de redresser la barre en 2012”, souligne (23 novembre 2013)  le bilan 2012 de l’Observatoire des investissements et partenariats en Méditerranée, Anima-Mipo. “L’acquisition quasi totale de Wataniya Télécom par le qatari Qtel pour un montant annoncé de 1,5 milliard d’euros et le rachat, pour un montant similaire, des activités pétrolières de ConocoPhillips par l’Indonésien Pertamina ont largement gonflé le montant des annonces d’investissement retenu en 2012, qui dépasse, pour la première fois, les niveaux enregistrés depuis l’adoption de la nouvelle loi de finances en 2009”, indique le rapport. “Ces deux projets exclus, le montant des investissements reste stable pour un nombre de projets en hausse (+46%)”, indique l’étude. L’année 2012 se caractérise également pour l’Algérie, constate Anima, par une nette percée des annonces d’investissement dans le secteur automobile (7 projets), à commencer par la conclusion, après 3 ans de négociations, du projet d’usine Renault à Oran, qui, mené en partenariat avec l’État algérien via le FNI et la SNVI, devrait permettre, à terme, la création de plus de 7 000 emplois et l’arrivée sur le marché d’un certain nombre de sous
]traitants. Par ailleurs, la poursuite des vastes projets d’infrastructures prévus dans le cadre du plan quinquennal 2010/2014 continue de susciter l’intérêt des multinationales étrangères, notamment dans le domaine ferroviaire (RATP, Alstom). Les investisseurs semblent s’être adaptés au principe du 49]51%, qui oblige les étrangers à inclure des partenaires algériens dans leur projet d’investissement à hauteur de 51% et avait fortement déstabilisé les entreprises étrangères lors de son introduction. Anima annonce que l’Algérie a enregistré des intentions d’investissement de près de 4,5 milliards d’euros en 2012. Le délégué général du réseau Anima justifie l’écart entre les chiffres énoncés par son institution et ceux de l’Andi (420 millions d’euros) par des différences entre les méthodes de statistique, étant donné qu'Anima se base sur les déclarations de volonté d’investissement des chefs d'entreprise, alors que l'Algérie prend en compte les intentions d'investissement validées par le gouvernement.

“De timides efforts” en matière de stratégie de promotion

En matière de stratégie de promotion, le document évoque “de timides efforts”. “Sans rigoureusement modifier son contraignant code de l’investissement, l’Algérie a mis en place une série de mesures visant à améliorer les conditions générales liées aux investissements étrangers”, rapporte le document. Anima cite, entre autres, la création par le Premier ministre d’un comité spécifique chargé d’évaluer l’environnement des affaires, de communiquer auprès des organisations internationales et d’identifier les changements administratifs nécessaires pour mieux promouvoir la création d’entreprises, les IDE et le soutien aux PME. Il relève la mise en place de réformes pour faciliter la création d’entreprises et améliorer le cadre dans lequel celles
]ci exercent leur activité, tels la révision du code du commerce, la simplification des procédures d’obtention du registre du commerce ou de l’accès au foncier et l’allègement de la fiscalité des entreprises. L’étude souligne, aussi, le relèvement de 5 à 15 millions d’euros du plafond à partir duquel les projets d’investissement doivent être approuvés par un comité national (LF 2013).

L’Algérie s’attend à finir l’année 2013 avec environ 3 milliards d’euros d’investissements directs étrangers

Selon des statistiques d’Andi, au 1er semestre 2013, l’Algérie a enregistré 31 projets d’investissement impliquant les étrangers, pour un montant global de 2,280 milliards d'euros. Ces projets devraient générer 7 385 emplois. L’Algérie s’attend à finir l’année 2013 avec environ 3 milliards d’euros d’investissements directs étrangers. “Le même niveau sera attendu en 2014”, prévoit l’Andi, évoquant la mise en œuvre effective de “l'ambition industrielle, plusieurs projets en cours de négociation, notamment dans le textile et la sidérurgie, le lancement en 2014 des programmes de développement des entreprises publiques en partenariat avec des étrangers dans diverses filières industrielles et, enfin, la poursuite du processus de facilitation et de simplification de l'acte d'investir, notamment par des mesures d'encouragement prévues dans la loi de finances 2014. La répartition des flux d'investissements étrangers par région fait ressortir que l’Europe est en pôle position (85,36%) en 2012, rattrapée par les pays arabes en 2013 avec 78,45%. Les flux d'investissements étrangers proviennent de 18 pays en 2013 contre 7 en 2012. La répartition des flux d'investissements étrangers par pays montre que le Qatar est en tête des investisseurs étrangers en Algérie avec 74,31% et un montant de 1,698 milliard d'euros en 2013, détrônant la France arrivée en tête en 2012 avec 77,28% et 321 millions d'euros”.
Un document de la mission économique de l’ambassade de France, citant des données de la Banque de France, indique que les investissements directs français en Algérie se sont établis à 211 millions d’euros en 2012, contre 241 millions d’euros en 2011 et 210 millions d’euros en 2010.