Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Femmes-Célibat- Enquête Cidef 2013

Date de création: 11-09-2013 19:55
Dernière mise à jour: 11-09-2013 19:55
Lu: 398 fois


POPULATION - ETUDES ET ANALYSES-  FEMMES – CELIBAT -ENQUETE CIDEF 2013

Une enquête réalisée par le Centre d’Information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme révèle (mi-septembre 2013) que sur les 1.885.00 femmes actives économiquement en Algérie, 62 % sont célibataires ou divorcées. Pour les initiateurs de l’étude , «Le mariage en Algérie annonce souvent pour les femmes le début d’un nouveau travail à plein temps, celui de mère et d’épouse. Un travail, semble-t-il, qui empêcherait la majorité d’entre elles de concilier vie privée et vie professionnelle». Le commentaire du CIDEF considère que «la femme est souvent chargée d’aller chercher son enfant à l’école et de le surveiller si personne n’est disponible pour le faire en journée. Elle doit le plus souvent s’assurer de préparer le dîner à temps et ne peut donc pas s’éterniser au travail. Cela expliquerait peut être le fait que seul 9,6 % des directeurs, cadres et gérants en Algérie sont des femmes. Selon ces chiffres, il serait bien difficile pour les femmes algériennes de concilier vie professionnelle et vie conjugale. La tâche exigée par la vie conjugale semble entraver tout épanouissement de la femme algérienne dans le monde du travail. Les réalisateurs du sondage trouvent «encore plus étonnant le pourcentage de vendeurs et commerçants de sexe féminin qui ne s’élève qu’à 6,3 %. Alors que dans le monde entier, les entreprises, magasins et restaurants ont adopté la femme comme un élément marketing clé, nos femmes restent pratiquement invisibles dans ces milieux. Le CIDEF rappelle qu’il «est important de noter que le phénomène de célibat chez les femmes actives touche surtout les femmes dans des milieux urbains, où le taux d’alphabétisation est plus élevé. Dans des villes comme Mostaganem, Djelfa ou Relizane, où le taux d’analphabétisme des femmes est de 40 % contre 15,7 % à Alger, un schéma de vie familiale plus traditionnel est privilégié. Politiquement, le sondage constate «un net progrès dans le taux de participation des femmes à l’Assemblée populaire nationale. Leur proportion a quasiment quintuplé ces dix dernières années passant de 6 % à 30 %. On rencontre aussi de plus en plus de couples qui peuvent se vanter d’être également impliqués dans la vie professionnelle, et dans lesquels le mari accepte plus facilement la réussite de sa femme.