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Corruption - Transparency international 2013

Date de création: 10-07-2013 17:26
Dernière mise à jour: 12-12-2013 15:40
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FINANCES  - ETUDES ET ANALYSES- CORRUPTION- TRANSPARENCY INTERNATIONAL 2013

Transparency International a rendu publics, lundi 8 juillet 2013, les résultats d’une vaste enquête d’opinion sur la corruption dans le monde...

Ce «baromètre mondial de la corruption» révèle qu’une personne sur deux dans le monde estime que «la corruption s’est aggravée au cours des deux dernières années». Ainsi, l'Algérie occupe (en 2012)  la 105e place sur les 107 pays concernés par ce sondage. Ils ont été 57% d’Algériens à dire que le niveau de corruption a «beaucoup augmenté en Algérie» ces deux dernières années.

Interrogés par les enquêteurs sur les secteurs les plus touchés par la corruption, les Algériens sondés ont apporté leur évaluation ; ils ont été 74% à dire que le monde des affaires et les entreprises sont les plus touchés par la corruption ; 72% estiment que la justice est l’institution la plus affectée par la corruption, et 67% considèrent que les partis politiques sont aussi touchés par ce phénomène.
En outre, 62% des Algériens pensent que les dernières législatives ont été entachées de fraude et 52% jugent que l’armée est corrompue ; 66% affirment que la police est affectée par le phénomène de corruption, alors que 62% mettent les officiels, fonctionnaires et hautes autorités publiques dans la case des corrompus. 58% des sondés accusent les services de santé de connaître la corruption et ils sont 62% à estimer que l’éducation nationale n’est pas indemne. 47% estiment par ailleurs que les organisations non gouvernementales sont touchées par ce phénomène contre 45% qui pensent que les médias aussi en sont affectés.

Ce sondage fait à l’échelle mondiale et brassant 107 pays révèle aussi que 40% des Algériens sondés reconnaissent avoir payé un pot-de-vin à la police, 33% à l’avoir versé aux services de la justice, 39% aux services des impôts, 38% aux services agricoles, 21% pour avoir le permis, 19% pour un service dans le secteur de l’éducation, 16% pour les services de santé et 10% pour les services publics. Répondant à la question de savoir si les citoyens sont à même de contribuer à la lutte contre la corruption et y mettre fin, les sondés parmi la population algérienne ont été 53% à dire «oui» (à raison de 38% à approuver et 15% à l’approuver fortement), contre 47% à dire «non» (à raison de 27% qui désapprouvent fortement et 20% qui désapprouvent).

A noter que l’enquête menée par Transparency International, la plus vaste du genre à l’échelle mondiale, souligne que dans de «très nombreux pays, les citoyens ne font plus confiance aux institutions censées lutter contre la corruption et contre les autres formes de criminalité. La police est considérée comme l’institution la plus corrompue dans 36 pays au sein desquels 53% des citoyens se sont vu réclamer des pots-de-vin par la police. La justice est considérée comme l’institution la plus corrompue dans 20 pays, au sein desquels 30% des citoyens ayant été en contact avec le système judiciaire se sont vu réclamer des pots-de-vin».

La présidente de Transparency International, Huguette Labelle, estime que «la pratique des pots-de-vin reste très courante dans le monde, mais les populations savent désormais qu’elles ont le pouvoir de mettre fin à la corruption ; nombreuses sont les voix qui s’élèvent aujourd’hui contre les abus de pouvoir, les transactions secrètes et les pots-de-vin».

Le seul secteur qui reste pour l'instant crédible, c'est celui des institutions religieuses. Ces dernières ne sont perçues comme corrompues que par une minorité de 15% de la population, indique le baromètre mondial de la corruption de TI, fondé sur les résultats d'un vaste sondage portant sur 114.000 personnes à travers le monde. Le rapport de cette ONG intervient après l'éclatement de plusieurs scandales à Sonatrach et à Sonelgaz, deux grands poumons de l'économie algérienne.

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Les résultats du rapport sont loin d'être exagérés. Le même constat tiré du rapport publié par la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (Cncppdh), lundi dernier. Son président, Me Farouk Ksentini, a déclaré que la corruption «gangrène» l'économie de l'Algérie dans des proportions insupportables qui dégradent «l'image du pays». «La corruption est extrêmement préoccupante en Algérie où elle a atteint des proportions extrêmement insupportables», a déclaré, lundi dernier à l'AFP, Me Ksentini.
Selon lui, il faut une lutte sans merci contre cette gangrène qui sévit particulièrement dans le secteur économique public.». Me Ksentini a précisé que ces conclusions figuraient dans le rapport de la Cncppdh pour l'année 2012 remis au chef de l'Etat. «Chaque fois qu'il y a un marché public important, il y a des acteurs qui commettent des irrégularités», a précisé M.Ksentini. Il préconise un durcissement de la législation sur la corruption permettant aux corrompus «d'amasser des fortunes pour acquérir des biens à l'étranger». Plus de quatre mois après l'ouverture de l'enquête judiciaire par le parquet d'Alger, aucune décision n'a été prise. Les Algériens attendent avec impatience pour voir si la justice aura le courage de rappeler, à la barre, des ministres impliqués dans ce scandale. Le ministre de la Justice, Mohamed Charfi, avait affirmé récemment devant l'Assemblée nationale que l'enquête sur la Sonatrach avait révélé «un véritable réseau de corruption internationale dont les tentacules s'étendent à tous les continents».

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2013

L’ONG internationale de lutte contre la corruption dans le monde, Transparency International (TI) a rendu public mardi 10 décembre 2013, son classement de l’Indice de perception de la corruption (IPC) dans le monde (2013) . A l’image des précédents sondages, l’Algérie y occupe une position peu réjouissante : 94e sur un total de 177 pays avec une note de 36 points sur 100.

 

L’indice de perception de Transparency classe les pays en fonction du degré de corruption perçue dans les administrations publiques et la classe politique, dans les pays concernés par le sondage.

 

L'IPC de TI concentre son attention sur la corruption dans le secteur public et définit la corruption comme l'abus d'une charge publique à des fins d'enrichissement personnel. L'indice est établi à partir de données recueillies par 13 institutions internationales - parmi lesquelles la Banque mondiale, les banques asiatique et africaine de développement ou encore le Forum économique mondial - est compris entre zéro pour un pays perçu comme "hautement corrompu" et 100 pour un pays considéré comme "très vertueux".  

 
La corruption comme moyen de maintien du pouvoir
  

A l’échelle maghrébine, la Tunisie reste la mieux « lotie », à la 77e position mondiale (75e en 2012), tandis que la Maroc perd quelque points de classement, à la 91e place (88e en 2012) et la Mauritanie est à la 119e position (123e en 2012). L’Algérie « remonte » de la 105e (en 2012) à la 94e place et se maintient dans le giron des pays les plus corrompus dans le monde. Pour l’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), le mauvais score enregistré par l'Algérie "confirme les résultats des autres enquêtes où l’Algérie est en queue de peloton : compétitivité, climat des affaires, liberté de la presse, bonne gouvernance, droits de l’homme, NTIC dont l’accès à internet, etc. ». L’association algérienne va plus loin dans son analyse de l’indice de Transparency International et considère qu’il reflète "l’absence de volonté politique" pour lutter contre la corruption : «plus grave encore, il confirme que la corruption - petite et grande, dans notre pays -, est un instrument du pouvoir , et de pouvoir, pour se maintenir en place quel qu’en soit le prix, tout en favorisant une totale impunité pour les puissants et en écrasant tout contre-pouvoir au sein de la société », déclare l’AACC dans un communiqué rendu public mardi. 


Un classement désastreux pour l’image du pays 

L’association dirigée par Djilali Hadjadj estime que les classements de l’Algérie au cours de ces dernières années dans la queue de peloton mondial dans l’IPC est un désastre pour l’image du pays. « Les conséquences des grandes affaires de corruption internationale où l’Algérie est impliquée, avec des pays et des multinationales complices, notamment avec le Canada (SNC Lavalin), la Chine (autoroute Est-Ouest) et l’Italie (SONATRACH, ENI et SAÏPEM) sont désastreuses pour l’image de ces pays, et leur mauvais résultat le confirme dans l’IPC 2013 », conclut l’AACC.