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Economie mondiale -Fmi 2013

Date de création: 10-07-2013 17:21
Dernière mise à jour: 09-10-2013 12:44
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ECONOMIE – ETUDES ET ANALYSES- ECONOMIE MONDIALE-FMI 2013

Le Fonds monétaire international (FMI) est (juillet 2013) pessimiste quant à la reprise de l’économie mondiale. Cette institution de Bretton Woods table sur un recul du PIB dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Le Produit intérieur brut des pays de cette zone devrait connaître une augmentation de 3 % en 2013, contre une prévision de 3,1 % en avril dernier. La région Mena devrait faire face encore à une situation économique catastrophique, générée notamment par les troubles politiques que connaissent certains pays. Les experts du FMI font constater d’ailleurs que la croissance dans cette région restera faible en raison « des difficultés de transition politique et économique » dans la plupart de ces pays. En Afrique subsaharienne, la croissance hausserait de 5,1 % en 2013, contre un pronostic précédent de 5,5 %. Pour ce qui est de l’économie mondiale, le FMI a révisé en baisse ses prévisions de croissance pour les deux prochaines années en tablant désormais sur une hausse du PIB de 3,1 % en 2013 et de 3,8 % en 2014. Ces nouveaux pronostics publiés, hier, sont en baisse par rapport à ceux d’avril dernier lorsque le FMI prévoyait une croissance mondiale de 3,3 % en 2013 et de 4 % pour 2014. Ce ralentissement de la croissance tel que prévu par l’institution de Bretton Woods devrait toucher toutes les régions du monde avec une récession continue dans la zone euro, principal partenaire économique de l’Algérie, même si les risques extrêmes dans les économies avancées ont diminué. Les pays émergents devraient connaître également une tendance à la baisse des indicateurs économiques, chose qui fera subir à l’économie mondiale un double ralentissement, puisque les pays émergents sont réputés pour être la locomotive de l’économie mondiale.

En Chine, à titre d’exemple, la croissance devrait se situer à 7,8 %, contre un pronostic précédent de 8,1 %, alors qu’en Inde, elle se situerait à 5,6 % (contre 5,8 %). La zone euro, où les difficultés financières persistent avec une demande faible et une confiance déprimée, continuera à connaître une croissance négative de -0,6 % en 2013 et, donc, une récession plus longue que prévue, tandis que la croissance des pays avancés devrait être de 1,2 % (contre une prévision de 1,3 %). La récession économique en Europe devrait faire avaler à l’Algérie les pires couleuvres, puisque la zone euro est le principal partenaire économique du pays avec, au tableau, des parts de 55 % des échanges commerciaux. Les contrecoups sur l’Algérie se matérialisent déjà à travers le recul, en valeur comme en volume, des exportations d’hydrocarbures vers les pays de la zone euro. La Banque d’Algérie avait mis en garde le gouvernement quant aux chocs externes auxquels est confronté le pays, ainsi que contre la politique de dépense à tout va qu’adopte le gouvernement. Pour revenir au rapport du FMI, il est indiqué aussi que dans les pays en développement et émergents, le PIB devrait augmenter de 5 % en 2013, alors que le FMI prévoyait en avril dernier une hausse de 5,3 %. Selon l’institution de Christine Lagarde, non seulement les risques baissiers qui pesaient sur les perspectives de la croissance mondiale dominent toujours, mais d’autres sont venus s’y greffer dont un ralentissement de la croissance dans les économies des marchés émergents. Pour faire redémarrer la machine économique mondiale, cela nécessitera une action politique supplémentaire, note le Fonds qui préconise notamment que les principales économies avancées (Etats-Unis, zone euro...) devraient maintenir un « dosage » de politiques macroéconomiques de soutien combinées à des plans crédibles de traitement de la dette à moyen terme et à des réformes pour assainir leurs finances publiques.