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Rapport Wef 2012-2013

Date de création: 29-05-2013 13:32
Dernière mise à jour: 06-10-2013 14:27
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ECONOMIE – ETUDES ET ANALYSES – RAPPORT WEF 2012-2013

L’Algérie perd à nouveau au change sur l’échiquier économique mondial. En effet, dans son dernier rapport qui vient de paraître (fin mai 2013) et qui analyse la compétitivité économique des Etats, le Forum économique mondial classe l’Algérie 110e, derrière les pays qui ont subi les contrecoups économiques de ce qu’on appelle le « Printemps arabe ».

Comparativement au dernier classement 2011-2012, l’Algérie vient de perdre 23 places en une année seulement. Pour un pays qui, d’après l’avis de tous les économistes, aurait pu profiter de l’instabilité qui secouait le Monde arabe, son recul dans le classement mondial, ainsi que sur la liste des pays de la région MENA, est préjudiciable pour l’image de marque de son économie.

Des pays comme l’Egypte et la Tunisie, durement affectés par l’instabilité politique, réalisent de meilleures performances que l’économie algérienne. En effet, l’Egypte, à titre d’exemple, arrive à la 107e place, alors que le pays est en proie à une crise multidimensionnelle. Les pays voisins aussi, à l’image du Maroc, arrive au 70e rang mondial sans pour autant faire appel aux plans de relance économique, une tradition immanquable pour l’Algérie, au commencement de chaque quinquennat. L’Algérie devance deux pays seulement de la région MENA en matière de compétitivité économique, à savoir la Libye et le Yémen. Il y a décidément quelque chose qui ne tourne pas rond. Le rapport de compétitivité du Forum économique mondiale pour 2012-2013 a tenté de situer les failles. Le rapport du Forum économique mondial, présenté à l’issue de ses travaux en Jordanie, estime que le défaut de compétitivité de l’économie algérienne tire sa source d’une multitude de maux.

Cette organisation non gouvernementale a indiqué que l’Algérie est confrontée à, entre autres défis, la « refonte du cadre institutionnel et l’amélioration de l’efficacité des marchés des biens et services ».
Mais deux nouveaux facteurs essentiels ont contribué au recul de l’Algérie dans le classement mondial de compétitivité économique des Etats. Il s’agit de la corruption qui gangrène l’économie et les institutions du pays, ainsi que la nouvelle donne sécuritaire qui exige aux entreprises des coûts importants à même de garantir la sécurité des installations et des personnes. « Les institutions publiques restent minées par la corruption et sont soumises à une indue influence et à une bureaucratie excessive », écrivent les experts du Forum économique mondial. En outre, les derniers évènements ayant affecté la sécurité des entreprises activant en Algérie, faisant allusion à l’attaque terroriste contre la plate-forme gazière de Tiguentourine (In Amenas), imposent, d’après les experts du World Economic Forum, « des coûts importants en matière de sécurité ». Selon les observations émanant dudit rapport, l’Algérie devrait consentir davantage d’efforts à même de développer les marchés financiers et permettre aux entreprises de devenir plus efficaces.

« Certains services financiers ne sont pas disponibles, sinon coûteux. Le pays se classe 143e sur l’indicateur mesurant la solidité des banques », fera remarquer le rapport en question. Outre ces aspects, qui ne sont tout de même pas des moindres, World Economic Forum fait constater également que l’Algérie est parmi les rares pays qui ne sont pas encore membres de l’OMC, ce qui dégage l’image d’une économie peu ouverte. Néanmoins, le rapport en question ne manquera pas d’énumérer certains aspects positifs capables de placer l’Algérie sur une trajectoire de croissance.
« Bien que le pays fonctionne mal sur la plupart des aspects économiques, il dispose d’un bon nombre d’avantages qui soutiennent le potentiel de l’Algérie à l’avenir.

Tout d’abord, le pays dispose d’un cadre macroéconomique relativement stable, une dette publique en bonne santé et un taux d’épargne nationale avoisinant 50,1 % du PIB en 2011, des atouts qui pourraient potentiellement fournir des fonds pour l’investissement intérieur », lit-on dans le même rapport qui s’achève ainsi sur une note d’optimisme, à la condition que ces atouts soient bien utilisés.