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Cat/Nat

Date de création: 07-05-2013 11:20
Dernière mise à jour: 07-03-2014 16:53
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FINANCES – ASSURANCES – CAT/NAT

L’assurance contre les effets des catastrophes naturelles (CAT-NAT), rendue obligatoire depuis dix ans juste après le séisme de Boumerdès du 21 mai 2003, trouve du mal  à se positionner sur le marché algérien des assurances, avec seulement 1,5% du total du montant des primes d’assurances contractées en 2012.

Le chiffre d’affaires de cette assurance, qui a évolué de 2,4% en 2012 pour atteindre 1,5 milliard de dinars, reste minime dans un marché des assurances qui croit de 14% annuellement et dont le chiffre d’affaires a frôlé les 100 milliards DA en 2012. Selon le président de l’Union des assureurs et réassureurs (UAR), Amara Latrous, qui intervenait sur les ondes de la Radio nationale (6 mai 2013) , quelque 520.000 contrats CAT-NAT ont été enregistrés en 2012, un nombre en hausse de 11% par rapport à l’année précédente. Cette assurance a généré 6% des ventes de la branche IARD (incendie, accidents et risques divers) en 2012, selon le bilan du Conseil national des assurances (CNA). Invité à s’exprimer sur les raisons du manque d'engouement des gens pour cette assurance en dépit de son caractère obligatoire, A. Latrous a souligné que la CAT-NAT aurait pu faire mieux "si l’Etat était moins généreux avec les sinistrés, si on arrivait à mettre en place des mesures de contrôle effectif pour cette assurance et si les gens cessaient de considérer que les accidents n’arrivaient qu’aux autres". Interrogé sur l’intervention éventuelle des assureurs pour régler les sinistrés des derniers séismes survenus dans les wilayas de Mostaganem et d’Oran, qui n’ont heureusement pas provoqué de pertes humaines malgré des dégâts  matériels plus ou moins importants, A. Latrous a fait savoir que les deux régions sinistrées ne comptaient aucun souscripteur à la CAT-NAT. Il a fait remarquer que le tarif de la CAT-NAT n’était pour rien dans son manque d’attractivité pour les souscripteurs, puisque ce tarif commence à partir de 1.500 DA/an. Selon un responsable à la SAA (compagnie publique d’assurance), la police CAT-NAT pour un logement à Alger qui coûte 4 millions de DA, par exemple, s’élève à 3.000 DA/an. A. Latrous, également PDG de la SAA, a informé que l’UAR était en train de réfléchir aux moyens de rendre "effectif" le contrôle des contrats CAT-NAT.  Des propositions concrètes seront bientôt présentées au ministère des Finances,  a-t-il fait savoir.                 


Un chiffre d’affaires de 1,5 milliard de dinars
L’assurance contre les effets des catastrophes naturelles (CAT-NAT), rendue obligatoire depuis dix ans, juste après le séisme de Boumerdès  du 21 mai 2003, a progressé timidement en 2012 avec un chiffre d’affaires de 1,5 milliard DA. Quelque 520.000 contrats CAT-NAT ont été enregistrés en 2012, un nombre  en hausse de 11% par rapport à l’année précédente. En montant, le chiffre d’affaires de cette assurance, qui génère 6%  des ventes de la branche IARD (incendie, accidents et risques divers), a évolué de 2,4% en 2012, selon le bilan du Conseil national des assurances (CNA). Invité à s’exprimer sur les raisons du manque d'engouement des gens pour cette assurance en dépit de son caractère obligatoire, A. Latrous a souligné que la CAT-NAT aurait pu faire mieux "si l’Etat était moins généreux avec les  sinistrés, si on arrivait à mettre en place des mesures de contrôle effectif pour cette assurance et si les gens cessaient de considérer que les accidents n’arrivaient qu’aux autres". Il a fait remarquer que le tarif de la CAT-NAT n’était pour rien dans son manque d’attractivité pour les souscripteurs, puisque ce tarif commence à partir de 1.500 DA/an.

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En 2013, le chiffre d’affaires de l’assurance contre les catastrophes  naturelles (CAT-NAT) a enregistré une hausse de deux chiffres de 13% par rapport  à 2012, a indiqué, mercredi 5 mars 2014,  à l’APS, le président de l’Union des assurances et de réassurance (UAR), Lamara Latrous. "Le chiffre d’affaires CAT-NAT s’est établi à 1,750 milliard DA (mds) en 2013 avec une évolution de 13% par rapport à 2012 lorsqu’il était de 1,555  md DA", a précisé L. Latrous. En 2012, le chiffre d'affaires de cette branche a évolué seulement  de 2,4%. "Les chiffres de clôture des réalisations de 2013 pour l’ensemble du  marché en volume de chiffre d’affaires et en nombre de contrats s’élèvent à 1,750 mds DA pour 635.000 contrats souscrits", a-t-il ajouté. Selon L. Latrous, le nombre de contrats a évolué de 20%, notant que  sur les 635.000 contrats souscrits en 2013, 500.000 couvrent des habitations (sur un parc de plus de 7 millions de logements) alors que 135.000 contrats couvrent des sites industriels et des commerces. Sur un chiffre d’affaires de 1,750 md DA réalisé en 2013, le président  de l'UAR a relevé que 800 millions DA proviennent de l’assurance des habitations  et 950 millions proviennent de l’assurance des sites industriels et des commerces. Quant au taux de pénétration de l’assurance CAT-NAT, il est estimé globalement  à 16%. Ce taux est en évolution de 15% par rapport aux taux de pénétration en  2012 et qui était de 14%. "On peut considérer que l’évolution à la hausse enregistrée régulièrement depuis la promulgation en 2003 de la loi qui a rendu obligatoire l’assurance contre les CAT-NAT est satisfaisante compte tenu du nombre de contrats et du volume des primes réalisé d’année en année, du fait de l’adhésion volontaire des propriétaires des biens immeubles à l’assurance", analyse L. Latrous. "Pourtant, la loi n’a pas prévu de sanctions à l’égard de ceux qui ne  s’assurant pas", souligne-t-il en rappelant que les assurances contre les CAT-NAT  couvrent contre les effets des tremblements de terre, les glissements de terrain,  les inondations et les coulées de boue ainsi que les tempêtes et vents violents à condition que l’état de catastrophe naturelle soit déclaré.  Malgré ces couvertures, certains propriétaires d’habitations et de locaux hésitent à s’assurer. Interrogé sur le cas du glissement de terrain qui se répète dans certaines communes de Tizi-Ouzou comme à Aïn El Hammam, L. Latrous a indiqué que les assureurs peuvent intervenir à hauteur de 80% des valeurs assurées pour la construction à usage d’habitation et 50% pour les installations commerciales et industrielles. "Face au risque certain de glissement de terrain qui existe dans cette région, il est normal que les assureurs seront précautionneux avant de prendre le risque de couvrir les habitations dès lors que certaines d’entre elles qui y sont implantées sont déjà sinistrées", indique L. Latrous. Par contre, si les habitations ou les commerces ne sont pas encore sinistrés et que la tenue du risque est jugée satisfaisante, les assureurs sont disposés  à les assurer, a ajouté le président de l’UAR.