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El Becharia Hasna -Gnaoui

Date de création: 10-02-2013 14:03
Dernière mise à jour: 10-02-2013 14:06
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CULTURE – MUSIQUE – EL BECHARIA HASNA -GNAOUI


Elle st connue, entre autres, pour s'être imposée comme l'unique femme de par le monde, à jouer du guembri, instrument de musique qui, de tout temps, a été utilisé seulemnt par des hommes. Hasna El-Becharia ,
 «la rockeuse du désert», est la seule femme à pratiquer la musique gnaoui du sud Sahara où elle s’est imposée parmi les hommes en devenant «Maâlma» Hasna.  Hasna El-Becharia est née à Béchar, dans le sud-ouest de l’Algérie où se marient les influences bédouines, marocaines et gnawas. Elle a appris la guitare en cachette de son père qui était un grand maître du gumbri, mais aussi du diwan. Hasna El-Becharia est issue d’une lignée des musiciens gnawas, mais marie les compositions originales et les standards populaires en un répertoire qui allie le moghrabi marocain, le raï déglingué, le blues griot. Elle joue parfois aussi des chansons d’Enrico Macias ou de Françoise Hardy, dont elle a eu vent grâce aux disques amenés par les Français installés dans le centre de recherche voisin. Son talent révélé parmi les femmes lui vaut d’être très vite invitée à animer tous les mariages des alentours, de Béchar à Oran, en passant par Alger et Casablanca.
«Je suis partie en France parce que j’étais marginalisée durant une bonne période. Alors j’ai appelé Mohamed Ali Allalou et je lui ai demandé de m’aider pour mon arriver en France afin de chanter là-bas. Il a accepté, et c’est comme cela que je suis partie. Par la suite, les habitants de Béchar ont pris conscience de ma perte, et ils en avaient marre des DJ ; alors ils m’ont sollicitée pour animer les mariages et les cérémonies familiales alors je n’ai pas pu dire non et j’ai répondu présente à leur demande. Maintenant, je fais toujours le vas-et-vient entre l’Algérie et la France», nous déclare-t-elle.
En près de trente ans de gloire locale, elle n’a pas enregistré un seul disque et se produit pour la première fois en France en 1999. Avec Djazaïr Johara, paru sur le label Bleu Indigo en 2012, ce manquement est  réparé. Véritable monument de la musique diwane et gnaouie, grande dame qui s’est imposée dans un monde artistique pour la plus part masculin; elle s’est déjà produite sur les scènes internationales, mais c’est toujours en Algérie qu’elle ressent le plus de bonheur à chanter.