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Civilisation amazighe

Date de création: 11-01-2013 15:09
Dernière mise à jour: 11-01-2013 15:09
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HISTOIRE- ETUDES ET ANALYSES-  CIVILISATION AMAZIGHE

(Etude transmise par Abbas Raouf, vendredi 12 janvier 2013)

L’histoire Amazigh, désigne la période de cette très ancienne civilisation
> autour de la Méditerranée et du Moyen-Orient et la majorité des historiens
> estime que l’an zéro est la date symbolique et relative à une civilisation
> très ancienne, qui est un repère essentiel pour les berbères, Le plus connu
> des royaumes berbères fut la Numidie avec ses rois tels que Gaïa, Syphax et
> Massinissa. On peut aussi parler de l'ancienne Libye ainsi que des tribus
> connues tels que les Libus, et les XXIIe et XXIIIe dynasties égyptiennes,
> qui en sont issues. Il y eut aussi des expansions berbères à travers le Sud
> du Sahara, la plus récente étant celle des Touaregs et la plus ancienne
> celle des Capsiens. Plus réduites, les zones berbérophones d'aujourd'hui
> sont inégalement réparties dans des pays tels que le Maroc, l'Algérie, la
> Libye, la Tunisie et l'Égypte.
>
>
>
>  Les langues berbères forment une branche de la famille des langues
> afro-asiatiques. Autrefois, leur alphabet était le tifinagh, encore utilisé
> par les Touaregs.
>
>
> Les berbères, une mosaïque ethnique et culturelle
> Les Berbères constituent donc une mosaïque de peuples de l'Égypte au Maroc,
> se caractérisant par des relations linguistiques, culturelles et ethniques.
> On distingue plusieurs formes de langues berbères : chaoui, chleuh, rifain,
> chenoui, kabyle, mzabi, zenati, tamasheq sont les plus importants
> composants du Tamazight (c'est-à-dire « langues des Imazighen »). À travers
> l’histoire, les Berbères et leurs langues ont connu des influences
> romaines, puniques, arabes, turques ou encore françaises, ce qui fait que
> de nos jours, sont appelés officiellement « berbères », les ethnies du
> Maghreb parlant, se considérant et se réclamant berbère. Selon
> Charles-Robert Ageron, « dans l'usage courant, qui continue la tradition
> arabe, on appelle Berbères l'ensemble des populations du Maghreb » La
> question de l’origine des Berbères s’est posée tout au long de l’histoire
> de l’Afrique du Nord. Les Berbères sont dispersés en plusieurs groupes
> ethniques en Afrique du Nord. A savoir : les Chleuhs dans le Sud-Ouest du
> Haut Atlas, l'Anti-Atlas, la vallée du Souss, et le Nord du Désert
> Atlantique (Maroc), les Zayanes dans le Moyen-Atlas central (région de
> Kenitra), les Rifains dans le Rif (Maroc), les Chleuh dans la Saoura
> (Algérie), les Chaoui dans les Aurès (Algérie), les Chenoui dans le Chenoui
> (Algérie), les Kabyles en Kabylie (Algérie), les Beni Boussaid dans la
> wilaya de Tlemcen (Algérie), les Beni Snous (Aït Snous) dans la wilaya de
> Tlemcen (Algérie), les Mozabites dans la vallée du Mzab (Algérie), les Beni
> Wagaru dans le Hodna (Algérie), les Koutamas et les Khoumirdans dans le
> nord-est algérien et le nord-ouest tunisien, les Matmatis à Ain Defla
> (Algérie), les Touaregs, dont l'aire de nomadisation s'étend sur plusieurs
> pays : Algérie, Libye, Niger, Mali et Burkina Faso, les Infusen à Djebel
> Nefoussa (Libye), les Zenaga de la côte Sud de la Mauritanie, les Siwis
> dans le Siwa (Égypte), les Jbalas dans le nord du Maroc (arabophones), les
> Sanhadja des Srayr en constitueraient la seule faction berbérophone
> subsistante, les Ghomaras dans le nord du Maroc (majoritairement
> arabophones, minorité berbérophone), Les tribus de Taza au Maroc: Tsoul,
> Branès et Ghiata (majoritairement arabophones, minorité berbérophone), les
> Guanches dans les îles Canaries, en Espagne (hispanophones), les Teknas
> dans le sud du Maroc et le nord du Sahara occidental (en grande partie
> arabisés) les Reguibat au Maroc, en Algérie, en Mauritanie et au Sahara
> occidental (arabophones), les Berbères de Sened et de Majoura en Tunisie
> (arabisés au XXe siècle), les Koutamas de petite Kabylie arabophone (Jijel,
> Collo, Mila) en Algérie (arabisés au XIXe et XXe siècle), Les Zénètes Banou
> Ifren et Maghraouas de la vallée du Chélif, le Dahra et L'Ouarsenis en
> Algérie[33] ; Les Zénètes de la région de Mostaganem et les Bettiwas du
> vieil Arzew. Le berbère était encore parlé au XVIe siècle dans l'Oranie,
> Aussi faut-il remonter à presque 3 mille ans, pour connaître les origines
> de ces ethnies dont l’historique est chargé d’une civilisation très
> ancienne et celui de cette fête de Yennayer que l’ on fête chaque année.
>
>
> Yennayer une date et une histoire millénaire
> Donc, pour les berbères le 13 Janvier est une date historique qui date de
> plus de 2962 ans et qui correspond à la fin du conflit armé entre les
> Imazighen et les pharaons égyptiens. Voici quelques traditions peu liées à
> la célébration de Yennayer dans certaines régions de la terre des grands
> Tamazghra comme elles avaient été décrites au début du XXe siècle par
> certains ethnographes, depuis nos ancêtres n'avaient pas à tenir des
> registres de leurs pratiques et que ces traditions sont malheureusement en
> train de disparaître si personne n’agit efficacement en vue de les sauver.
> Les festivités sont strictement une affaire de famille impliquant des plats
> spécifiques. Couscous au poulet est le plat prédominant, qui incarne toute
> la symbolique de l'événement.
>
>
>
> Aujourd'hui, la célébration, quand elle a lieu, est limitée à un repas
> spécial, comme, généralement préparé dans un ménage avec des membres âgés
> ou à une partie généralement initiée par des jeunes dans les sociétés
> urbaines où la plupart des Imazighen évoluent aujourd'hui. Yennayer doit
> être l'occasion d'en apprendre davantage sur le contexte culturel de ces
> traditions et coutumes, et de n'épargner aucun effort pour transmettre cet
> héritage à la jeune génération qui parle à peine et ne se soucie pas de son
> importance. Célébrer Yennayer pourrait aussi être une étape pour affirmer
> un aspect fondamental de la culture des Imazighen et en plus une tentative
> de réviser ou de réévaluer l'historiographie officielle. L’an zéro amazigh
> se réfère à 950 av. J.-C., date à laquelle le Berbère Sherhonk (Chachnaq
> Ier) fut intronisé dans les terres du Delta du Nil en Egypte où il fonda la
> XXIIe dynastie avec comme capitale Boubastis. Ces 2 hypothèses font
> référence à la même date et au même personnage historique.
>
> Quand une civilisation précède une autre
>
>
> Yennayer, cette fête célébrée solennellement à travers tout le pays à
> l’occasion de l’avènement du premier jour de l’an amazigh chaque 12
> janvier, en est à sa 2962 ème année. L'histoire de cet évènement est
> chargée de symboles qui remontent à 950 ans avant Jésus Christ. Ce qui nous
> amène à penser que la civilisation Amazighe est plus ancienne que celle que
> célèbre les chrétiens et si l’on se repenche sur l’historique des
> civilisations il semble que la civilisation Amazigh précède la civilisation
> chrétienne qui n’a que 2012 années. Dans ce contexte, l’on peut dire, que
> la civilisation Maghrébine est plus ancienne que celle de l’Occident, et
> pour mieux comprendre il faut remonter à l'Egypte ancienne, pour savoir que
> l'an zéro du calendrier berbère a été fixé à la date où le roi Chachnaq 1er
> (Sherhonk) fût intronisé pharaon d'Egypte. Ce roi berbère avait réussi à
> unifier l'Egypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui qu'il
> s'empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem. Cette date est
> mentionnée dans la Bible et constitue par là-même, la première date de
> l'histoire berbère sur un support écrit. Les travaux des paléontologues et
> historiens démontrent sans équivoque que les Berbères étaient présents en
> Egypte depuis sa constitution. Des inscriptions libyques auraient été
> retrouvées ensuite sur la pierre de rosette. L'an zéro amazigh se réfère à
> cette date historique de 950 av. JC où Sherhonk fut monté sur le trône et
> fonda la XXIIème Dynastie.
>
>
>
> Les Imazighen fêtent la nouvelle année le 12 janvier, ce qui correspond au
> 1er jour du mois de Yennayer, c’est aussi le premier jour du calendrier
> julien comme on le connait aujourd’hui : Pour dater et établir des systèmes
> de division du temps, les hommes avait pris comme références l’univers
> cosmique ou encore les phénomènes mythologiques, un évènement historique ou
> des faits religieux. La datation en mois lunaires est ancienne, selon
> certains chercheurs, car la première modification a eu lieu en l’an 708 de
> la Rome sous Jules César et c’est lui qui a harmonisé le calendrier lunaire
> par rapport au cours du soleil. C’est alors que nait le calendrier Julien
> avec une année comptant 365 jours + 1/4. Le deuxième changement aura eu
> lieu en 1592 selon les historiens. Le pape Grégoire XIII remarque un retard
> cumulé de 10 jours. Il modifie le déséquilibre et décide qu’à partir du
> jeudi 4 octobre 1582 l’on devait passer au vendredi 15 octobre de la même
> année. Historiquement c’est à partir de là que le calendrier grégorien voit
> alors le jour. Voilà pourquoi les berbères enregistrent 13 jours de plus
> aujourd’hui par rapport au calendrier Julien. Pour les scientifiques, il
> subsiste encore un décalage d’un jour sur 3000 ans. Aujourd’hui “l’horloge”
> annuelle est la même dans le monde entier, mais la célébration de certains
> rites sous différentes formes et établie par des décalages. Ces traditions
> qui ne datent pas d’aujourd’hui permettent d’apporter une information
> culturelle nécessaire pour comprendre les évènements socio-historiques
> propres à chaque peuple et à chaque entité. C’est le cas chez les Berbères
> et chez la majorité des algériens qui célèbrent le nouvel an, Yennayer, le
> 12 janvier de l’année grégorienne, n’empêche que le nouvel an officiel pour
> les musulmans est célébré le 1er jour de Mouharem. Par rapport à tous les
> calendriers, la datation est due au fait qu’ils aient pris en compte un
> évènement historique et des informations climatologiques.
>
> Un rituel et une tradition bien ancrés
>
>
> Certains soutiennent que Yennayer est le premier jour de l'an du calendrier
> agraire utilisé depuis l'antiquité par les Berbères à travers le Maghreb,
> ce qui fait qu’il correspond au premier jour de janvier du Calendrier
> julien, qui est décalé de 12 jours par rapport au Calendrier grégorien.
> Cette occasion liée au cycle des saisons et célébrée dans une atmosphère de
> fête qui dure selon les régions de deux à quatre jours. Chez les berbères,
> la célébration du jour de l’an est marquée par le sacrifice d’un coq pour
> rester fidèle à un proverbe amazigh selon lequel : (A qui égorge une bête à
> plume, je garantie sa substance).Ce rituel est suivi d’un diner autour
> duquel se réunit toute la famille. A cela s’ajoute la préparation des
> beignets « Sfendj ». Ce diner de l’année, repas, préparé pour la
> circonstance, est assez copieux et différent du quotidien. Il est conçu
> pour écarter la famine et auguré d’un avenir meilleur. C’est un diner de
> fête, signe de l’appel à l’abondance alimentaire et à la prospérité. En
> Kabylie, yennayer annonce la fin des labours. C’est d’ailleurs pour cela
> que le repas doit contenir des légumes secs, tel la composante de « El
> cherchem » (du blé dur, des pois-chiches et des fèves) ainsi que le levain
> contenu dans la pate des beignets qui symbolise l’appel à la richesse et à
> la prospérité. Les aliments augmentant de volume à la cuisson sont de bons
> augures et la récolte présagée sera d’une grande quantité. Les différentes
> sortes de couscous, de crêpes, de bouillies, etc., et les légumes secs les
> agrémentant apparaissent. Les desserts servis seront les fruits secs
> (figues sèches, abricots secs, noix, etc.), de la récolte passée, amassés
> dans de grandes et grosses cruches en terre. La fête de Yennayer se
> poursuit tard dans la nuit dans une ambiance particulière réunissant les
> familles et les amis. Dans la soirée on se réunit autour d’un grand plat
> dans lequel on met un mélange de fruits secs en y plaçant un objet en or.
> Après le partage des parts ; heureux est celui ou celle qui y a retrouvé
> l’objet –symbole d’un bonheur prochain. Durant ce repas de communion, la
> famille se doit de se rassasier. On réserve la part des absents à la fête.
> Les forces invisibles participent au festin par des petites quantités
> déposées aux endroits précis, tels que le seuil de la porte, du moulin de
> pierre aux grains, au pied du tronc d’un vieux olivier, etc. et la place du
> métier à tisser qui doit être impérativement enlevé à l’arrivée de
> Yennayer, sinon les forces invisibles risqueraient de s’emmêler dans les
> fils et se fâcheraient. Durant la fête, les femmes kabyles ne doivent pas
> porter de ceinture, symbole de fécondité. Dans les Aurès et en Kabylie, la
> veille, la maison est méticuleusement nettoyée et embaumée et ne sera
> balayée qu’après consommation des fruits secs.
>
> Le Maghreb une région riche de son histoire
>
>
> Les traditions berbères liées au changement de l’année se retrouvent dans
> plusieurs régions d’Afrique, voire du bassin méditerranéen. Elles sont
> chargées de superstitions néanmoins elles participent au renforcement du
> tissu culturel. Des peuples d’identités différentes, considèrent les divers
> rites de Yennayer comme faisant partie intégrante de leur patrimoine
> culturel. Pour ne pas déroger aux traditions et coutumes, dans certaines
> régions d'Algérie ou du Maroc, on évite de manger des aliments épicés ou
> amers pour se préserver d’une mauvaise année. Le repas de Yennayer est
> conditionné par les récoltes selon les régions mais aussi par les moyens
> des uns et des autres. Les aliments servis vont symboliser la richesse, la
> fertilité ou l'abondance. Pas question de rater le repas de bénédiction
> qu'est celui de Yennayer, une occasion de se souhaiter des vœux de
> prospérité et de bonheur. Il symbolise la longévité, et c’est souvent
> l’occasion d’y associer des évènements familiaux comme la première coupe de
> cheveux aux petits garçons. Dans certaines régions berbérophones, on dit
> que l'enfant est comme un arbre, une fois débarrassé des mauvaises
> influences, il poussera plus fort et plus énergiquement (c’est d’ailleurs à
> cette période qu’on opère la taille de certains arbres fruitiers, sans
> oublier que l’on célèbre parfois le mariage sous le bon présage de
> Yennayer. Les petites filles s'amusent à marier leurs poupées rites
> d’initiation agricoles : on envoie les enfants aux champs afin de cueillir
> eux-mêmes fruits et légumes. Yennayer est par ailleurs une occasion pour
> les commerçants qui profitent de l’emballement des familles pour cette fête
> attendue avec ferveur, pour fixer des prix exorbitants à toutes les
> friandises et légumes devant être consommés pour l’occasion. Ce qui limite
> souvent les achats des petites bourses, ce qui est malheureux surtout pour
> une tradition vieille de 2963 ans.