Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Boissons énergisantes- Dangers

Date de création: 07-01-2013 19:44
Dernière mise à jour: 07-01-2013 19:44
Lu: 438 fois


SANTE- ETUDES ET ANALYSES – BOISSONS ENERGISANTES- DANGERS

(Article repris de www.lexpresse.fr (par Caroline Politi, 13 décembre 2012)

Danser jusqu'au petit matin, réviser son bac en évitant les coups de pompe ou tout simplement ne pas ressentir les effets d'une courte nuit. Les promesses des boissons énergisantes, portées par les leaders du marché Red Bull, Burn et Monster Energy, ont déjà séduit plus de cinq millions de Français.  

Mais les nutritionnistes et les autorités sanitaires s'inquiètent de l'engouement pour ce type de boissons. En 2008, à la demande du ministère de la Santé, un dispositif de surveillance des effets indésirables était mis en place par l'Institut de veille sanitaire (InVS) via le réseau des centres anti-poison et de toxicovigilance. Vingt-quatre cas ont été rapportés depuis. "Pour treize d'entre eux, un lien de causalité possible ou probable a pu être établi", indique une note publiée ce jeudi par l'Anses, l'agence de sécurité sanitaire pour l'alimentation. La ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, a demandé de renforcer la vigilence. 

Si la majorité des effets secondaires seraient relativement bénins - tachycardie, confusion, vertige - l'organisme sanitaire a indiqué que des investigations supplémentaires étaient en cours à la suite de deux crises cardiaques - dont une mortelle - et de trois cas d'accidents vasculaires cérébraux. L'Express fait le point sur les risques.  

Problèmes cardiaques

Ces boissons ne font à l'heure actuelle l'objet d'aucune règlementation spéciale. Pour obtenir l'effet "énergisant", elles sont bourrées de caféine, taurine, guarana, ginseng... Des excitants qui, ingérés à haute dose, créent des troubles du rythme cardiaque. Une canette d'une de ces boissons contient en moyenne 80 mg de caféine, ce qui est très proche de la dose de perception des effets secondaires (100 à 160mg), et proche de la limite supérieure de consommation admise (200mg/jour). Le risque est particulièrement important lors de l'effort physique, au cours duquel le coeur est très sollicité.  

Problèmes rénaux

Autre inquiétude soulevée par l'Anses: les conséquences sur les reins d'une ingestion en trop grande quantité de ces boissons. La publicité associe de plus en plus souvent ces produits à l'effort physique. Un discours qui fonctionne puisque l'agence de sécurité sanitaire note une forte augmentation de la consommation associée à la pratique sportive. Or, l'effet diurétique de la caféine ou de la taurine, plutôt que de réhydrater le corps, a l'effet inverse. Outre la fatigue et les risques accrus de blessures, la déshydratation - si elle est prolongée et intense - peut entraîner de graves problèmes rénaux. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles la France s'est longtemps opposée à la commercialisation sur son marché du Red Bull: des tests menés par la marque sur les rats montreraient de graves altérations au niveau des reins.  

Les problèmes neurologiques

Selon l'Anses, une trop forte consommation de ces boissons... peut également entraîner chez certaines personnes des problèmes neurologiques graves. Elle a notamment recensé des crises d'épilepsie, de paresthésie, des vertiges... La très forte concentration de taurine - un acide aminé contenu dans la bile de taureau (d'où son nom) - pourrait expliquer ces troubles. Si le corps humain en fabrique naturellement, les doses contenues dans le Red Bull, notamment, sont largement supérieures à ce que le corps peut absorber. Un des tests mené sur des rats avant la vente du produit avait déjà mis en valeur la toxicité: certains animaux s'étaient automutilés, allant même jusqu'à se ronger les membres. Mais les autorités sanitaires n'avaient pas pu démontrer formellement que ces problèmes étaient provoqués par la taurine.  

Un ressenti de l'alcool moindre

Red Bull, Burn et les autres boissons de ce type sont de plus en plus prisées en boite de nuit et dans les soirées étudiantes. 27% des consommateurs de moins de 35 ans les associent, au moins de temps en temps, à l'alcool. Or, selon un rapport du Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies et du Centre de recherche en toxicomanie de la Colombie-Britannique, les boissons énergisantes ralentissent la sensation d'ivresse. Les amateurs des fameux cocktails vodka ou tequila-Red Bull sont donc amenés à faire de plus longues beuveries. Associés à l'alcool, ces breuvages présentent donc des risques accrus comme un coma éthylique, des actes de violence ou peuvent encore entraîner des accidents de la route.