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Banque d'Algérie 2011- Rapport à l'Apn

Date de création: 10-11-2012 17:52
Dernière mise à jour: 10-11-2012 17:52
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FINANCES - CONJONCTURE - BANQUE D'ALGERIE 2011- RAPPORT A L'APN

Au cours de la présentation du rapport de la Banque d'Algérie sur les développements économiques et monétaires en 2011 devant l'Assemblée populaire nationale (APN), lundi 29 octobre 2012, Mohamed  Laksaci, Gouverneur,  a souligné que la croissance économique globale a reculé en 2011 de 2,4%, contre 3,4% en 2010, à cause du ralentissement du secteur des Travaux publics, alors que parallèlement, les secteurs de l'Agriculture et des services de l'administration publique ont connu une croissance nette. Une situation qui a engendré un recul de la croissance hors hydrocarbures de 5,2% en 2011, contre 6% en 2010. Avec un prix moyen annuel du baril de pétrole à 112,94 dollars en 2011, contre 80,15 dollars en 2010, et une baisse de 4,89% des exportations des hydrocarbures à 71,66 milliards de dollars, les exportations hors hydrocarbures ont augmenté de leur côté de 25,77% à 1,22 milliard de dollars, contre 970 millions de dollars en 2010, "ce qui confirme, la constance de la faiblesse structurelle des exportations hors hydrocarbures et la faiblesse de la diversification et de la compétitivité de l'Algérie à l'étranger", a fait remarquer le Gouverneur de la Banque d'Algérie. Les importations des produits ont atteint, quant à elles, 44,94 milliards de dollars en 2011, en augmentation de 15,56% par rapport à 2010, en raison de l'augmentation des importations des produits alimentaires et de consommation. La balance globale des paiements a atteint 20,06 milliards de dollars en 2011 contre 15,33 milliards de dollars en 2010, alors que le volume global de la dette extérieure était estimé à 4,4 milliards de dollars à fin 2011 contre 5,68 milliards de dollars en 2010, grâce à la baisse de la dette extérieure à court terme à 1,14 milliard de dollars, et la dette à moyen et long terme à 3,26 milliards de dollars. Parallèlement, les réserves de changes se sont élevées à 182,22 milliards de dollars, soit en augmentation de 20 milliards de dollars par rapport à 2010. M. Laksaci a affirmé qu'"une gestion prudente" des réserves de changes pour sécuriser les investissements et réaliser un rendement appréciable va de pair avec l'objectif stratégique visant à renforcer à moyen terme les finances extérieures. Selon le Gouverneur de la Banque d'Algérie, le recul de la croissance n'a pas empêché l'économie nationale en 2011 de résister à la crise économique et financière mondiale, puisque l'amélioration de la conjoncture financière extérieure a permis, entre les années 2000 et 2008, de faire face à la crise internationale dans une conjoncture marquée par une tendance à la hausse des importations des produits et des services. "Le système bancaire algérien a contribué à faire face à l'impact de la crise financière internationale, en raison de sa non-mobilisation des ressources financières extérieures, même vis-à-vis des filiales des banques étrangères exerçant en Algérie", a ajouté M. Laksaci. "Les indicateurs financiers du secteur des banques, a-t-il poursuivi, évoluent positivement dans une conjoncture marquée par un excédent de fluidité au niveau du marché de change, et par une épargne financière en dinar en augmentation constante, ce qui a contribué à renforcer la stabilité financière de l'Algérie." S'agissant du taux de l'inflation estimée à 5,7% en 2011, M. Laksaci a souligné que la politique monétaire suivie par la Banque d'Algérie était de maîtriser l'inflation "devenue structurelle" au cours de ces dernières années et dont le rythme s'est accéléré durant le second semestre 2012. Le cours du dinar s'est amélioré en moyenne en 2011 de 2,1% face au dollar par rapport à 2010, alors qu'il a baissé de 3% face à l'euro. L'intervention de la Banque d'Algérie dans le marché des changes a permis de garder le cours effectif réel proche de son niveau d'équilibre et d'améliorer sa moyenne annuelle de 0,25%, a souligné M. Laksaci. À ce propos, le Gouverneur de la Banque d'Algérie a mis l'accent sur la nécessité "de renforcer les fondamentaux du cours de change, par le biais notamment de l'amélioration de la rentabilité dans les secteurs hors hydrocarbures et de la compétitivité extérieure de ces secteurs".  

La situation financière extérieure de l’Algérie s’est renforcée durant le 1er semestre 2012
La situation financière extérieure nette de l’Algérie «s’est renforcée de manière prononcée durant le 1er semestre 2012», a déclaré Mohamed Laksaci, Gouverneur de la Banque d’Algérie (BA). En présentant le Rapport de la Banque d’Algérie devant l’Assemblée populaire nationale (APN) sur «Les développements économiques et monétaires de l’année 2011», M. Laksaci a souligné que «de manière générale, la situation financière extérieure nette de l’Algérie s’est renforcée de manière prononcée durant le 1er semestre 2012, grâce à une gestion prudente des réserves de changes officielles». «Les réserves de changes officielles de l’Algérie ont atteint, à fin juin 2012, 186,32 milliards de dollars, contre 182,22 milliards de dollars en 2011», selon les chiffres présentés par le Gouverneur de la BA, qui a indiqué qu’une gestion prudente de ces réserves par la BA va stimuler un suivi rigoureux et une gestion des risques, avec un niveau de rentabilité acceptable. M. Laksaci a estimé le volume de la balance globale des paiements à 10,32 milliards de dollars durant le 1er semestre 2012, alors que la dette globale extérieure a baissé à 3,99 milliards de dollars, contre 4,4 milliards de dollars en décembre 2011. Du point de vue de la situation financière extérieure nette, l’Algérie est classée parmi les premiers pays émergents, a ajouté M. Laksaci. Ces indicateurs positifs ont été obtenus, grâce à un cours de pétrole de 113,37 dollars/baril durant le 1er semestre 2012, contre 112,92 dollars/baril durant la même période de l’année 2011, ce qui a relevé les exportations des hydrocarbures à 37,50 milliards de dollars durant le 1er semestre 2012, soit une augmentation de 4,05% par rapport au 1er semestre 2011.

  • La croissance économique globale a reculé en 2011 de 2,4%, contre 3,4% en 2010, à cause du ralentissement du secteur des Travaux publics
  • Les exportations hors hydrocarbures ont augmenté de 25,77 % à 1,22 milliard de dollars, contre 970 millions de dollars en 2010
  • Les réserves de changes se sont élevées à 182,22 milliards de dollars, soit en augmentation de 20 milliards de dollars par rapport à 2010
  • Le taux de l'inflation en 2011 est estimé à 5,7%