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Assassinats

Date de création: 11-05-2008 13:06
Dernière mise à jour: 24-12-2008 17:31
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Dimanche 14 mars 1993, deux terroristes abattaient Hafid Senhadri au moment où il sortait de chez lui pour accompagner son fils à l'école.Il décèdera après un coma d'une semaine.
Mardi 16 mars, le professeur et chercheur-universitaire Djilali Liabès, ex-ministre de l'Enseignement supérieur est assassiné à Ben Omar (Kouba).
Mercredi 17 mars, les terroristes assassinent le Docteur Lâadi Flici dans son cabinet médical de Bab El Oued.Tous les trois étaient membres du Conseil national de Transition (Cnt) créé par Boudiaf.
Certes, depuis la proclamation de l'état d'urgence, le nombre des actes terroristes montait crescendo ciblant d'abord les policiers, les gendarmes et les militaires avec pour autre objectif la récupération des armes. Ils ciblaient aussi les représentants de l'Etat et des syndicalistes…et les "communistes" : le 11 septembre 1992, Belazhar, syndicaliste et militant de gauche, était tué à Constantine et le 11 mars 1993, Hachemi Chérif le premier responsable d'Ettahadi échappe de justesse à un attentat. Trois mois auparavant, Abdehak Benhamouda avait vu son chauffeur tué.
La mort des trois sus-cités montraient que les terroristes étaient décidés à réduire au silence tous ceux –notamment les intellectuels – qui oseraient exprimer des idées allant à contre-courant de la pensée intégriste. La liste était ouverte et élargie à tous ceux capables d'une pensée indépendante : les intellectuels et les jounalistes en faisaient partie.
Le 17 mai 1993, la presse est ciblée pour la première fois à travers la tentative d'assassinat (Bab Ezzouar) d'Omar Belhouchet, le Directeur de publication d'El Watan. Le 26, Tahar Djaout est atteint à la tête par balles à sa sortie de son immeuble d'habitation (Rais Hamidou). Il décède le 2 juin. Les 15, 18 et 22 tombent successivement Le psychiatre Mahfoud Boucebci, le responsable de la Ladh, Youcef Fethallah et le sociologue M'Hamed Boukhobza.