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Nouveaux médias - Agence Aps (1)

Date de création: 06-12-2011 10:38
Dernière mise à jour: 06-12-2011 10:47
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 COMMUNICATION - ETUDES ET ANALYSES - NOUVEAUX MEDIAS - AGENCE APS (I / II)

 

 

 

50è anniversaire de l'APS: Colloque international - Alger, 27 et 28 novembre 2011

 

Intervention de Maâzouz Rezigui sur l'Agence et les nouveaux médias. Extraits                 

                                                                                                                                  

 

I/Introduction Générale

 

Du  modeste bureau  de 1961 à Tunis, au building de verre qui lui sert aujourd’hui de siège, du stencil et de la ronéo de la courte période de ses premiers débuts dans l’exil,   au desk informatique et au service d’information on line du temps présent, l’APS (Algérie Presse Service) n’a  pas cessé d’évoluer et de se développer.

 L’agence de  presse nationale  qui fête ces jours ci, son cinquantenaire, demeure toutefois  confrontée à de nouveaux défis qui de toute évidence, engagent à terme, le maintien de sa place et de son rôle en tant que  « média des médias » et de « grossiste de l’information » dans le paysage médiatique national .

 A l’instar de ce qui s’est passé durant la décennie pour  ses homologues dans le monde, l’APS doit continuer à  s’adapter aux mutations technologiques, économiques  et politiques qui imprègnent l’activité des médias depuis le début de ce siècle.

 Au stade actuel de son développement,  la gageure à tenir par l’agence, ne concerne  pas  tant  la mise à niveau des infrastructures et des équipements, elle porte beaucoup plus  sur la diversification des produits et des services  en direction d’une nouvelle clientèle.

 

 

*Avec  l’accélération  du   développement  d’internet en cours  dans notre pays,  l’agence  doit s’attendre  à une rude  concurrence de la  part de nouveaux acteurs sur le marché des  médias . Elle devra  faire face  à l’émergence  accrue  des  nouveaux médias,   propulsés par les possibilités  qu’offrent les TIC et l’informatique en matière de segmentation et de personnalisation des services d’informations d’actualité, en plus bien sur du cout réduit de la diffusion numérique, et de ses avantages  liés  à  l’instantanéité , à  l’interactivité et à la couverture planétaire. Pour cela, l’agence de presse est  appelée  à  s’orienter  davantage sur une démarche basée sur la demande au lieu qu’elle  s’en tienne   à une approche de son  marché uniquement à partir de l’offre de  services proposés aux médias  et autres clients traditionnels.

L’APS, tout comme nombre d’autres agences de presse nationales, est déjà  passée par une situation critique dans les années 90, et pour ce qui la concerne en particulier, du fait seulement  de la libéralisation de l’activité de la presse écrite (   internet n’existait pas  encore en Algérie). La multiplication des titres de journaux qui auraient pu constituer autant de clients potentiels, a   joué  surtout comme une diversification des sources d’information, et donc une possibilité de choix élargie, ce qui s’est traduit par une perte d’influence notable de l’agence.

Ainsi, au moment même où l’établissement de service  public avait le plus  besoin de ressources pour se moderniser (au début des années 90, un premier  plan d’informatisation  venait à d’être entamé), il perdait ses clients, y compris des clients institutionnels qui ont résilié leurs contrats d’abonnement   au fil APS.

 Comme quoi le  financement public n’est jamais assuré de manière inconditionnelle, les subventions publiques  souvent insuffisantes, parfois tardives, seront toujours  mesurées à l’aune de l’impact obtenu ou  attendu du média.  Les pouvoirs publics  peuvent, le cas échéant,   se désintéresser de l’agence défaillante  et lui préférer d’autres   sources  d’information alternatives plus efficaces et moins onéreuses. Une précision,    à propos de la réduction de revenus  de l’APS au  début des années 90, ce n’est qu’à partir  de 1998 qu’un plan de réhabilitation et de consolidation a été envisagé par les pouvoirs publics,  afin de tirer de  la précarité  ce média lourd du service public de l’information.

 

*Le rappel des considérations  qui précèdent avait pour objet de souligner la nécessité   de diversification des contenus et services  que la nouvelle donne d’internet a imposé aux agences de presse n’ayant d’autre choix que  de s’adapter au nouveau modèle  de collecte et de diffusion des informations.

Ainsi, le sujet de notre intervention : «  l’APS face aux nouveaux médias » est  replacé dans son contexte de transition vers un nouveau modèle d’agence. Il sera  développé   à travers deux  axes de réflexion :

 

1/ Les enseignements à tirer de l’expérience internationale qui nous permettra d’évoquer les stratégies internet et multimédia qui ont été suivies tant au niveau des agences mondiales que des celui des agences  nationales  ( Ex. de  Reuters, de l’agence multimédia LUSA ,  et des agences maghrébines)

 

2/ L’appréciation des données qui prévalent dans l’environnement immédiat de l’APS, et cela en pleine phase de déploiement de l’ambitieux programme « e Algérie 2013 » et à la veille d’une libéralisation imminente de l’activité audiovisuelle, aux radios, télévisions et autres providers privés. C’est sous cet éclairage qu’on tentera d’évaluer  les possibilités d’adaptation  de l’Agence au paysage médiatique  et au marché des nouveaux médias en voie d’émergence dans notre Pays.

 

Donc, une démarche marketing pour parler de l’avenir de l’entité APS,  appréhendée comme une entreprise opérant sous le régime du pluralisme de la presse et  au sein  d’un marché concurrentiel,  une démarche qui nous semble parfaitement compatible  avec la mission de service public  ainsi  qu’avec le maintien et la consolidation de la structure existante avec son métier de base : l’information générale sur l’actualité.

 

*Définition : les nouveaux médias

 On entend généralement  par « nouveaux » médias différentes  forme de communication électronique s’appuyant sur la technologie  informatique. Le terme implique  la transmission de données entre les ordinateurs  et les médias d’où les données sont extraites. Comme exemples de nouveaux médias  on  peut citer :

 -internet, les sites web, les  cybercommunautés ou réseaux sociaux tels que face book et twitter,

-le téléphone portable, tablette (« IPAD »)

 -les DVD et les CD ROM.

 La sophistication des TIC (voir les fonctionnalités du WEB 2.0) autorise des fonctionnalités très puissantes notamment de personnalisation ou de configuration du message et de collecte d'informations en ligne par des agences de presse, qui fournissent les rédactions des médias abonnés.

 II / Internet : une menace ou une chance historique pour l’avenir des agences de presse

1/  Les agences en situation de crise à la fin des années  90

 

A la fin des années 90, les agences de presse  connaissent une situation désastreuse, à telle enseigne qu’on parle de crise .La multiplication et la globalisation des réseaux de télécommunication  par satellite, réduisent considérablement et  le temps  et le cout de  la collecte et de la diffusion des informations. L’ancien modèle étant battu en brèche. Les  agences n’avaient pas  suffisamment de ressources pour pouvoir  profiter des nouveaux couts, car il fallait  s’informatiser  et investir dans les infrastructures.

La pression d’internet aggravera  les choses, avec la prolifération de sites web  incluant  la diffusion d’informations d’actualité,  émanant tant de sites d’informations (des médias ) que de sources d’informations (entreprises et institutions), avec l’inapplication des droits de copyright et la porte ouverte à la cannibalisation des  sites qui s’ensuivra au détriment des agences . Conséquences  de cette situation : des agences subissent une crise  financière dangereuse, certaines d’entre elles risquant la fermeture.

Lors  d’un atelier  organisé en 2001 par l’UNESCO  sur l’avenir des agences nationales, le professeur Oliver Boyd-Barrett ( Phd) de l’Université d’Etat Polytechnique de Pomona  ( Californie)  explicite dans son diagnostic  les préoccupations majeures qui caractérisent durant ces années 90,  la situation vécue  par  les agences nationales.

  Faible potentiel de croissance  des recettes (un chiffre d’affaires  limité,  qui, pour le groupe des 39  agences européennes en 1999,se situe en moyenne   autour 16, 5 millions d’Euros/  correspondant à un effectif moyen 200 salariés dont 132 journalistes). Commentaire  de l’auteur du rapport : «  certaines agences  fonctionnent avec une culture qui ne conçoit qu’elles puissent être rentables, d’autres sont habituées  à s’orienter vers l’Etat en cas de besoin financier ».Il poursuit : « ceci a des implications  évidentes  sur la disponibilités des ressources  quand il s’agit de répondre avec rapidité et souplesse à des problèmes nouveaux résultant  par exemple des mutations politiques , économiques  et technologiques ».

Dans le même chapitre le rapport fait état de la structure des recettes  par produits et par clientèle  qui se présentaient  de la façon suivante en 1999 pour certaines agences :

Répartition du CA par produits (en 1999) :

-ventes d’informations générales………………………………………………………… :      80%

- services d’informations spécialisés (banques de données, archives, pages toutes faites ) :     18%

-services techniques  …………………………………………………………………...    :       02%

 

Répartition du CA par clientèle (en 1999) :

 

-presse écrite .………………………………………………………………………..…:   51%

-médias électroniques………………………………………………………………… : 27%

- clients   hors médias *………………………………………………………………… : 22%

 

*Au sein des agences concernées on considérait que la part des clients hors médias devait augmenter.

 

2/ Internet et la remise en cause du modèle  de l’agence confinée dans le rôle exclusif de grossiste  

 

Le marché  des  médias  est travaillé  par de nouvelles tendances chez les clients traditionnels  des agences. 

On relève en premier lieu les premiers signes de la régression de la presse papier avec la réduction des  titres  et une  concentration dans  de grands groupes  de presse qui ont tendance à créer leur agence maison.

 Effets de la mondialisation financière, les conglomérats  internationaux moins sensibles aux besoins nationaux, s’intéressent peu à la gamme d’informations d’actualités locales fournies par les agences nationales. Dans le sens inverse il   y  a le risque d’une présence directe  des agences mondiales qui sont  désormais en mesure de se placer  sur des marchés d’information nationaux  alors qu’avant elles passaient par le partenariat des agences nationales  pour vendre leurs fils par.

 

L’ancien modèle central, dans lequel  les agences fonctionnaient comme grossistes  vendant  à d’abord  à des détaillants, les médias est également remis en cause. Avec internet les agences ont commencé à s’intéresser au potentiel de la distribution  directe aux consommateurs à travers une multitude de services en ligne .Ce qui est mal perçu par  les  clients  détaillants   qui se considèrent court-circuités par leur fournisseur .

Dans le cas  des  agences au statut de coopérative, la  tension est parfois très grande entre les cadres de l’agence et les  propriétaires  des médias  membres de la coopérative.

De plus en plus, l’important est de se positionner  comme fournisseur le plus compétitif d’actualités  aux sites web. De ce point de vue  là les agences  de presse peuvent s’avérer  les   mieux placés parmi les médias, pour réaliser des profits sur le marché de l’internet , la couverture actualité étant leur vocation originelle et leur métier de base . « Certaines d’entre elles bénéficiant déjà d’une expérience dans la production de photos, de sons, de représentations graphiques  et d’images en mouvement  qui s’incorporent facilement dans les vidéos et autres  formats en ligne » .

Internet ne constituerait  plus une menace mais une chance de développement pour les agences de presse qui s’engagent dans la diversification de leurs produits  et services en ciblant les nouveaux médias.

 

 

3/La diversification des produits et services : stratégies de « l’agence 100%  internet » et  de « l’agence multimédia »

 

Donc, l’avenir des agences nationales de presse est dans la diversification des services et produits, la troïka des agences internationales (Reuters, AP, AFP) ont été les premières à réagir et répondre dès la fin des années 90, aux exigences de la société d’information.  

 En quoi consiste  la diversification ?

C’est au premier lieu l’alimentation en actualités multimédias  des sites web des clients, des programmes de radio et de télévision, des reportages spéciaux à la demande de la clientèle, des banques de données interrogeables à distance, la vente d’archives, des services d’informations  économiques, sur les entreprises, des banques de données sur le développement local, la diffusion   d’informations météorologique adapté à la demande.

La distribution pouvant se faire par abonnement ou bien encore selon des modalités  d’accès variant avec la nature du service (accès gratuit  avec possibilités de recettes publicitaires).

 

 Les nouveaux médias « bousculent les médias traditionnels »

  La diversification concernera surtout  les nouveaux médias et le multimédia. Pourquoi ? Parce qu’internet est une source d’information qui grandit sans cesse.

En attestent les chiffres des  tableaux  ci-après.

-Les résultats d’une récente enquête par sondage réalisé CSA (France octobre 2011)  nous montrent qu’une large majorité des internautes  consultent l’information sur les portails d’internet (27%)  ,  sur les sites des grands médias (32%) et  3% sur les blogs  soit un total de  62%  pour les médias numériques, contre  16% pour la TV ,  15% pour la radio et 4%  pour les journaux. Concernant les préférences   internet se classe en premier pour la rapidité d’accès, et les sites médias  premier vecteur d’une information sérieuse devant les journaux télévisés.

 

        

                      

 

                     

                                                                                                                                  

 

Un sondage réalisé en 2008  par l’observatoire du « PEW research  center » nous révèle que   les Américains ont davantage tendance  à ouvrir les sites web   plutôt que les journaux pour s’informer et cela  dans  la proportion de  40%  contre 70% pour la TV. Le chiffre pour les sites web était de 24% seulement en 2007 et de 21% en 2006.

La même  tendance se confirme chez  les internautes  des pays fortement numérisés (selon de récents sondages au Canada et aux USA) ainsi que ceux dans les pays  tels que l’Algérie où l’internet se trouve encore au stade de média émergeant.

 

 

 

 

 

 

D’après un sondage du site web « Webdialna@ »internet serait la première source d’information des internautes algériens, loin devant les médias traditionnels. L’étude  révèle que 74% des internautes algériens  déclarent préférer internet comme outil d’information. Menée sous forme de sondage en ligne   a duré quatre semaines (19 juillet au 21 aout 2010) et aurait touché 18 000 internautes à partir  notamment de sites de presse , sites professionnels , et de  sites pour jeunes.

 

Une autre étude d’audience menée par l’agence conseil « Média Sens » à la même période (entre le 17 et le 23 aout 2010), aboutit  à des résultats  assez proches des chiffres précités,  et fait  ressortir : les contenus  les plus consultés par les 7000 internautes  sondés, sont dans l’ordre : 1/ la messagerie :64,2% ,  2/ « les informations et l’actualité » :60,8% ,  3/ les sites de téléchargements :36,6% et  4/ les annonces : 25,1%.

 

 

Concernant l’usage du téléphone mobile en tant que nouveau média qui plus est permet la connexion à la toile, signalons   , les résultats d’un   sondage réalisé  aux USA en mars 2011, par  l’observatoire  « PEW research Center  » :    47% des Américains adultes utilisent leurs téléphones portables et leurs tablettes pour avoir des informations locales dont 13% au titre de l’actualité générale locale.

Ce type d’usage du téléphone portable  a enregistré un taux de croissance  de 17% par rapport à l’année précédente au détriment des audiences de tous les autres médias.

 

Les   mesures d’audience se succèdent et les résultats se ressemblent. Ces derniers temps, à chacune  des vagues d’enquête la publication des chiffres  inspire  à la presse des manchettes  telles que : « Twitter bouscule le journal de 20h », « Twitter fait trembler les agences de presse ». Qu’en est-il au juste ?

 

 

Les agences fournissent la grosse part  des news sur Internet

D’autres sondages  ont déjà établi que les sites d’information les plus consultés par les internautes, sont dans leur grande majorité, des sites de médias traditionnels  tels les grands titres de la presse écrite, d’agences, de TV et de radios.

En mars 2009 déjà,  l’institut américain  « Nielsen Online » publiait la liste des sites d’information les plus fréquentés  aux Etats-Unis d’Amérique, dévoilant que les dix premiers étaient presque tous liés à de grandes entreprises telles que CNN et le New York Times. 

Dans le « top ten »  figuraient certes trois « entreprises  internet » comme « Yahoo News », « AOL News » et « Google News » mais à partir de quelle source leur site est-il alimenté, si ce n’est à partir des agences de presse et des grands groupes de presse avec lesquels  ils ont des conventions d’utilisation de contenus et d’abonnement. En vérité, les agences  qui fournissent la grosse part du contenu d’actualité sur cette toile où l’on s’informe de plus en plus.

 A signaler que les  accords intervenus entre les Agences internationales et les majors de la toile ont été passés suite à de gros contentieux   comme cela a été le cas entre  l’AFP et Google  en 2005.  L’AFP a  réclamé  18 millions de dollars de dédommagement   pour atteinte à ses droits de copyright.

 

Traitant de la pression d’internet sur les agences, un article paru en 2009 dans  « The Economiste »  observait :  « d’un coté les agences subissaient des pertes de revenus par des journaux en difficulté diminuaient leurs abonnements.  La part des journaux  dans  les revenus  d’une agence mondiale comme AP, est tombée  à 25% en 2008 alors qu’elle représentait 55% , vingt ans auparavant.

Mais d’un autre côté, les sites internet sont affamés de contenus que souvent seules agences peuvent fournir analyser ».

Les agences ont revu leurs stratégies pour développer de nouveaux services  pour compenser le manque à gagner des journaux.

 

En juillet 2000, Peter Job PDG de Reuters déclarait dans le rapport semestriel de la société :  « Notre stratégie consiste à faire de Reuters  une société  100% internet s’accélère …Alors que jusqu’ici nos clients se comptaient en centaines milliers nous serons maintenant capables  de servir des dizaines, voire des centaines de millions de personnes. » .

Durant la même année Reuters annonçait qu’elle investissait  800 millions de dollars pour convertir le noyau de ses activités à l’internet.

 Bien que l’activité d’Agence de Presse ne représente  que 10%  de son chiffre d’affaires, Reuters tient à cette identité, tout en réalisant l’essentiel de son CA  ( 1 3,5 milliards de dollars en 2010) en tant que leader mondial (avec l’américain Bloomberg) de l’information financière .

Employant 2500 journalistes et présente dans 150 pays, l’agence  Reuters se prévaut du titre de la plus grande firme mondiale d’informations multimédia.

 En tant qu’agence généraliste, elle fournit ses services d’actualités  en ligne et sous tous les types dE formats, dépêches, infographies, photos, vidéos.Ce qui est aujourd’hui le cas , non seulement des deux autres  agences mondiales, Associated Press, et AFP, mais aussi des Agences  moyennes  telles   DPA (Allemagne) , EFE (Espagne) , Ansa (Italie) et de la plupart des agences nationales , dont certaines développent le journalisme multimédia à travers des expériences novatrices à l’exemple  de l’agence  LUSA au Portugal et de ses kits multimédias.