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Outarde

Date de création: 10-10-2011 22:10
Dernière mise à jour: 10-02-2012 05:31
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Outarde

Date de création: 11-05-2008 08:38
Dernière mise à jour: 10-10-2011 16:55
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ENVIRONNEMENT - OISEAU - OUTARDE

En Algérie, l'outarde (Chlamydotis undulata) est une espèce animale dont la chasse est strictement interdite par la loi.
Elle vivait alors sur une aire de 400 000 km2. On la rencontrait au nord du Sahara dans une bande qui va d’El Bayadh jusqu'au sud de Biskra en passant par Djelfa, Laghouat et Ghardaia.

Les femelles pondent de 1 à 3 oeufs et couvent durant 24 jours. Le début de la saison de reproduction commence au mois de mars et parfois dès le mois de novembre et jusqu'au mois de juin 


C'est un animal très prisé en gastronomie, un bel oiseau coureur, haut sur pattes dont la chair savoureuse est très appréciée (pour ses qualités aphrodisiaques, dit-on aussi).
Il constitue une proie de prédilection pour les faucons (et, c'est ce qui a attiré, à la fin des années 90-début 2000, les "chasseurs" des pays du Golfe qui rencontraient toutes les facilités malgré les protestations des "écolos" algériens). La chasse est aggravée par le fait que des milliers d'œufs sont bien souvent prélevés et "exportés", tout particulièrement en Arabie Saoudite (qui tente de promouvoir la reproduction –avec des résultats médiocres- dans sa réserve naturelle de Mahazat Es Sayd)

En 1924, on estimait la population d'outardes en Afrique du nord à 1 million d'individus dont 400 000 dans la steppe algérienne.
En 1975, quand débutent les premières parties de chasse princières (avec leurs faucons), on parle déjà en milliers d'individus abattus et, en 1991, une étudiante qui préparait un mémoire sur l'outarde a estimait la population d'outardes à 24 000 seulement. Certes, l'espèce est protégée par la législation nationale à la demande d'organismes internationaux qui avaient constaté sa disparition dans son aire de répartition naturelle mondiale. Mais, la population de l'outarde Houbara avait atteint un seuil qui placait l'espèce en voie de disparition. Ainsi, les chercheurs de l'Ina n'ont compté que 22 outardes sur 100 km dans la région de Labiod Sidi Cheikh.
Aujourd'hui, à cause du braconnage sélectif, l'espèce se trouve confrontée au risque , bien réel, d'extermination. Selon les statistiques (fin 2004), près de 5 000 outardes ont été tuées par les braconniers et les chasseurs "autorisés".
C'est seulement fin 2004 que , pour la première fois, un tribunal, celui de la daira d'Abadla, prononce (22 novembre) des peines de prison avec sursis, il est vrai, et 20 mille dinars d'amende (et 80 mille dinars à verser aux services agricoles ainsi que la saisie des deux faucons utilisés par les pseudo-touristes) à l'encontre de 4 Koweitiens pour chasse illégale de l'outarde.

NOTE : - Mardi 20 septembre 2011,  la Direction générale des forêts (DGF) procédait à une première opération de lâchers d'outarde oubara (120 jeunes outardes nés en captivité) , et ce dans le cadre du programme de réhabilitation des espèces animales en voie de disparition et en application de la convention de partenariat avec le Centre émirati pour la reproduction et la protection de la faune ( CERPF d' El Bayadh). L'opération vient en appui au projet de réalisation du centre de reproduction de l'outarde (400 ha, attribués en 2006 sous forme de concession) dans la commune de Labiod Sidi Cheikh , fonctionnel depuis 2007, à la faveur d'un financement émirati. Ce dernier comprend,  en septembre 2011,  700 outardes en reproduction artificielle.