Nom d'utilisateur:
Mot de passe:

Se souvenir de moi

S'inscrire
Recherche:

Peinture - Issiakhem M'hamed

Date de création: 03-12-2010 10:19
Dernière mise à jour: 04-01-2011 05:18
Lu: 648 fois


- Issiakhem M'hamed est né le 17 juin 1928 à Ait Djennad, près d'Azzefoun en Grande Kabylie. Il vivra son enfance et son adolescence à Relizane. Le père , riche propriétaire de bains maures, notable de la ville et militant nationaliste, est trésorier de la médersa de la ville.

Le 27 juillet 1943, en manipulant une grenade subtilisée dans un camp militaire américain, il provoque une explosion qui tue une de ses soeurs et son neveu sur le coup. Lui-même perd son bras gauche, des orteils, une phalange et gardera des éclats dans la main et les yeux.

Meurtri, il quite le foyer familial en 1947. Il s'incrit à Alger à la Société des Beaux-Arts, suit des couours d'eluminure et de miniature, puis rejoint l'Ecole nationale des Beaux Arts d'Alger où il sera l'élève de Mohamed Racim. Par aileurs, il se lie d'amité avec Kateb Yacine en 1951.

A Paris , fréquentant l'Ecole des Beaux Arts , il découvre les intellectuels et les grands maîtres de la peinture.

Par la suite, c'est un long et riche parcours fait de créations , de voyages , d'expositions..et de prix.  A l'Indépendance, il rentre à Alger avec Kateb Yacine et collabore jusqu'en 1964 au journal Alger-Républicain. Membre fondateur de l'Union nationale des arts plastiques, il enseigne à l'Ecole des Beaux Arts d'Alger et est directeur de celle d'Oran en 1966.

Membre du grpoupe des 35, il réalise, entre autres l'illustration de Nedjma de Kateb Yacine en 1967 et assure des décors de films.

Il reçoit de nombreuses distinctions (Cas Velasquez en 1958, médaille de la FIA en 1973, Unesco 1980, médaille du Vatican en 1982, médaille de Dimitro en 1983). Marié en 1971,  il a deux  garçons, Younès et M'hamed.

Il meurt à Alger dans la nuit du 1er décembre 1985 d'un cancer.

Il recevra, à titre posthume, le 5 juillet 1987, la médaille du mérite national.

M'hamed Issiakhem a laissé une oeuvre considérable  (une exposition au MAMA d'Alger en novembre-décenmbre 2010 a regroupé près de 140 tableaux provenant , pour la plupart de colections privées, Issiakhem , qui a toujouyrs rejetté la marchandisation de l'œuvre culturelle, ayant vendu rarement ses tableaux , les ayant toujours offertes aux amis et camarades et à ceux qui l'aidaient en tant que de besoin) . Peintre à l'expressionnisme abstrait, la femme reste sa principale source d'inspiration ("femmes-symboles et non icônes", selon Anissa Bouayad) et c'est dans son histoire tragique qu'il va puiser la sève nécessaire à sa verve créatrice.