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Skikda

Date de création: 19-11-2010 12:56
Dernière mise à jour: 22-12-2014 20:19
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 HABITAT - VILLE - SKIKDA

  Skikda est un port situé au nord-est du pays, et sa population est estimée à 500 000 habitants pour la ville et à 980 000 habitants pour le territoire de la wilaya. Et , elle  a près de 140 km de côtes, ce qui n’est pas rien avec des plages et des criques fabuleuses, de Collo à l’Ouest et à El Marsa à l’Est. Elle est composée de 13 dairate ( Skikda, El Hadaieck, Azzaba, El Harrouch, Ramdane Djamal, Collo, Tamalous, Sidi Mezghiche, Oum Toub, Ain Kechra, Ouled Attia, Zitouna, Ben Azzouz) et de 38 communes.

La région occupe l’extrémité Est de ce que les géographes et historiens  de la colonisation appelait la Kabylie orientale, car ils estimaient que la Petite Kabylie allait jusque-là . Il est vrai que la région se situe sur un des massifs compacts de l’Atlas tellien oriental. Beaucoup de montagnes (au-dessus de 300 m) et de collines, quelques vallées ou, plutôt, des dépressions ( la dépression  de Tamalous qui se continue entre de hautes montagnes , vers Collo, la vallée du Saf-Saf qui va de Skikda jusqu’à El Harrouch et la dépression de Azzaba qui annonce la plaine de Annaba).

Globalement, c’est une région montagneuse , avec des terres peu fertiles, obligeant à une vie de dur labeur pour survivre, et avec des trouées sur la mer . C’est assez important comme configuration, car cela va jouer un rôle vital dans la résistance continue contre la colonisation et durant la guerre de libération…..et, aussi , dans le caractère assez « trempé » (d’ailleurs , c’est une des régions parmi les plus fortes en pluviométrie du pays !) et un peu ombrageux des gens de la région.

La ville antique

Ancien comptoir phénicien fondé durant le premier millénaire avant Jésus-Christ près de l'antique port de Stora, la ville était appelée Rusicade (en latin Rusicada) à l'époque romaine, un nom phénicien qui signifierait Cap des Cigales ou Promontoire du feu (Rus el Ucadh en punique ou Râʾs el Wakaḏ en Arabe), une probable allusion à l'existence d'un phare sur l'un de ses promontoires donnant sur le golfe de Stora, l'antique Sinus Numidicus. C'était l'une des quatre républiques municipales autonomes de la province romaine d'Afrique. Cité du littoral méditerranéen et principal débouché maritime de la Numidie.

Abdennour Abdesselam, l’universitaire et journaliste spécialiste de la langue amazighe , écrivait  que Skikda est issu du mot originaire amazigh : ISIKDAN. Dans isikdan, on note le verbe SIKED, qui veut dire VOIR, OBSERVER et, par extension de sens SURVEILLER. Skikda se trouve au pied d’une grande et haute colline stratégique d’où , historiquement, l’œil humain pouvait scruter, sous une haute surveillance stricte, les mouvements des bateaux.

On peut rappeler ici que la colonisation considérait la région , jusqu’à sa limite Est vers Azzaba, comme faisant partie de la Petite Kabylie. Et, Skikda, tout particulièrement dans ses endroits reculés de la montagne, conserve, jusqu’à ce jour, des mots berbères…arabisés, ainsi que certaines pratiques culturelles remontant à fort loin dans le temps.

La colonisation française

Les ruines de la ville antique, détruite par les Vandales au Ve siècle de l'ère chrétienne, furent investies par les Français en janvier 1838 lors de la colonisation peu après la chute de Constantine. Repoussées lors d'une première tentative par voie terrestre en provenance de Constantine, les troupes françaises étaient entrées par la baie de Stora, l’ancien comptoir phénicien dont l'histoire remonte à 1000 avant Jésus-Christ, devenu plus tard le port de pêche de Skikda, et ont installé leur quartier général sur l'emplacement actuel de l'hôpital, situé en hauteur pour faire face à la résistance armée des tribus des environs. La ville fut rebaptisée Fort de France du nom du navire qui permit le débarquement des français dans la baie, puis Philippeville en hommage au roi Louis-Philippe. Elle conservera ce nom jusqu'en 1962. A noter que les habitants « indigènes » ont toujours appelé leur ville Skikda et les habitants des "skikdis".

C'est en négociant avec les tribus hostiles des environs, notamment les puissantes confédérations guerrières des Béni Méhenna et des Béni Béchir (descendants , avec d'autres tribus de la région, des Koutamas) que les Français purent occuper, dans un premier lieu, une des deux rives de l'Oued Saf-Saf (l'antique Thapsus) qui coupe les deux vallées sur lesquelles se trouve la ville actuelle. Les Français négocièrent également les hauteurs de Bouabbaz en échange de la construction de la Mosquée de Sid Ali el-Adib, construite en 1840 sur l'autre versant de la ville faisant face au lieu. La mosquée de Sid-Ali el-Adib, nommée d'après le nom d'un saint d'origine syrienne venu de Béjaïa, est aujourd'hui la plus ancienne mosquée de la ville.

L'empereur Napoléon III  fit escale à Philippeville le 28 mai 1865 (second voyage de l’Empereur en Algérie).

La période coloniale

En 1911, au cours d'une grève de protestation des dockers du port de Philippeville, les ouvriers algériens levèrent un drapeau turc et un autre, de couleur verte, frappé du croissant et de l'étoile qui sera considéré comme l'un des ancêtres du drapeau algérien, pour exprimer leur solidarité et leur fidélité à l'Empire ottoman.

En 1914, le port de Philippeville est violemment bombardé par deux bâtiments de guerre de la marine turque ottomane, alors en guerre aux côtés du IIe Reich allemand contre la France.

En 1942, les troupes alliées y débarqueront, notamment sur les plages de Jeanne d'Arc (actuellement Larbi Ben M'Hidi) où la carcasse rouillée d'un mini sous-marin gît toujours au niveau de la 7e plage.

La ville fut également la cible de bombardement aérien effectués par des avions-bombardiers italiens et allemands au cours de la Seconde Guerre mondiale.

La venue des GI's américains suscita l'enthousiasme général des populations musulmanes de la ville. En 1942, un incident entre un tirailleur sénégalais et des algériens servira de prétexte à un massacre commis au niveau du quartier Arabe (l'actuelle Souika) durant lequel des tirailleurs sénégalais, tueront une trentaine de civils algériens. C'est grâce à l'intervention de l'armée américaine que cessera le massacre dont les victimes seront inhumées en présence du maire de la ville, Cuttoli.

La psychologie politique

Le 24 (22?) octobre 1952 eut lieu une grande manifestation suite à la répression policière sur les vendeurs du journal légal du Mtld, L'Algérie libre. La police tire et on dénombre un (1) mort, un Saâd -Djaballah. Les troubles s'étendirent à plusieurs localités. Il est vrai que Skikda (selon le témoignage de Abdelhamid Benzine, en clandestinité,  qui s'y était réfugié un moment, ) était parmi les villes d'Algérie   où il y avait le plus de militants ayant une carte du Mtld....et le plus de journaux. Certainement , en raison de positions avant-gardistes les populations travaillant surtout comme dockers au port, assistant donc en direct à tous les événements internationaux à travers les allées en venues des navires , assistant à l’exportation des richeses du pays sans qu’ils n’en profitent pleinement ou , alors, travaillant sur les riches domaines des vallées pour la plupart, sinon la totalité, exploitées par de gros colons, les petits fermiers maltais occupant le piémont , repoussant ainsi, les populations musulmanes vers les hauteuirs bien ingrats.

  On notera que sur ces domaines ou au niveau du port il y avait une forte population de migrants venant de Grande-Kabylie et des Aurès , surtout durant la saison agrumicole, en hiver (cueillette des oranges…....). Beaucoup d'entre-eux s'y sont installés définitivement.

La guerre d'indépendance

Au cours de la Guerre d'indépendance (1954-1962), Skikda subit d'atroces massacres : le 20 août 1955, une série d'attaques menées par des unités de l'Armée de libération nationale (ALN) contre des cibles européennes au voisinage et dans la ville entraine de terribles représailles de la part des forces de commandos de parachutistes et de Bérets rouges de l'armée française dont l'école était située à Jeanne d'Arc (7 km de la ville) et des milices armées constituées d'extrémistes pieds-noirs, et dirigées par le maire fasciste de l’époque, Banquet-Creveaux

Les militaires tiraient à vue sur tous les hommes de 14 à 70 ans. Ceux qui ne furent pas sommairement exécutés sur place furent rassemblés et emmenés au stade municipal (aujourd'hui Stade du 20 août 1955) où ils furent massacrés et ensevelis dans des fosses communes recouvertes à la chaux vive tandis que des hameaux (notamment le Béni-Melek) subissaient des pilonnages massifs à l'artillerie et des bombardements aériens. On estime aujourd'hui à plus de 12 000, le nombre de civils algériens désarmés tués lors de ce massacre tandis que les sources coloniales l'avaient évalué à 1 200. Des sources algériennes estiment que le bilan serait en réalité beaucoup plus lourd puisque on ne sait pas avec exactitude tous les lieux, mis à part le stade, où furent enterrées les autres victimes de la répression.

Skikda

En 1962, la ville de Philippeville connut un exode massif de la population pied-noir vers la France (qui constituait la majorité de la population) . A partir des années 1960 et 1970, la ville connut un autre afflux massif de populations rurales (mais également celles en provenance d'autres wilayas aussi lointaines qu'Oran) à la recherche d'emplois dans le secteur tertiaire puis dans le domaine pétrolier, ce qui a eu pour effet de recomposer totalement les structures sociales de la ville et la disparition de sa population d'origine . Le même phénomène s'accentua au cours des années 1990 durant lesquelles les populations fuyant l'insécurité vinrent s'établir dans les grandes agglomérations urbaines.

Structures

La ville dispose d'un Hôtel de ville de style néo-mauresque et d'une gare ferroviaire stylée, conçus par Le Corbusier. L'Hôtel de ville de Skikda contient des tableaux de maîtres d'une très grande valeur dont malheureusement certains disparurent, soit « empruntés » par des édiles indélicats, soit tout simplement volés, soit détériorés lors des déménagements multiples, soit tout simplement détruits par des « incendies » (???).  Selon le Dr Ahmed Nouar (qui a édité , en 2007, avec l'APC, un ouvrage "Les peintures de l'hôtel de ville de Skikda") , sur les 88 toiles et tapisseries qui y étaient accrochées avant l'Indépendance , il n'en reste aujourd'hui (2010) que 73 dont deux classées au patrimoine mondial dec l'Unesco et cinq anonymes.Un musée est en cours de construction.

Le théâtre (dirigé, depuis quelques années par l'actrice Sonia) est , à lui seul, une pure merveille d'architecture.  

En septembre 2008, à l'occasion de l'Aïd El Fitr , la ville de Skikda s'est doté d'un téléphérique reliant la cité Bouabaz à la cité Boulaya.

Langage

Principaux centres urbains de la wilaya : Azzaba à l’Est en arrivant de Annaba, El Harrouch au Sud en arrivant de Constantine, Tamalous à l’Est dans le haut massif et Collo  à l’Est dans le bas massif . Tout ce grand triangle, arabisé tout en conservant bien des termes et des comportements sociaux berbères, parle de la même manière, avec le TCHA prononcé, façon de parler que l’on ne retrouve qu’à l’extrême ouest, du côté de Ghazaouet  , dit-on . Une influence que les chercheurs disent provenir de l’ influence berbère. Passé Azzaba, on verse dans l’accent de l’Est , proche du tunisien, avec le TE et passé El Harrouch, on verse dans le Constantinois avec le TSE, presque Tlemcénien

Économie

Région à forte vocation agricole et touristique, elle demeure l'un des bastions de l'industrie pétrolière du pays puisque elle abrite une plateforme pétrochimique qui comprend deux raffineries de pétrole, deux centrales électriques, un terminal de gazoduc et un d'oléoduc, deux unités de liquéfaction de gaz et une unité chimique de polymères. Le tout s'étend sur une surface de plus de 1 500 hectares…..pris sur la plage, sur la mer et sur des terres agricoles.

En 2004, la China National Petroleum Corporation (CNPC) a remporté un contrat d'un montant de 390 millions de dollars visant à reconstruire la raffinerie de Skikda .

Un pôle technologique dont le site se situerait à la sortie sud de la ville serait actuellement à l'étude.

Tourisme

Deux sources thermales, l’une Hammam Essalihine dans la région de Azzaba , aux vertus thérapeutiques reconnus (le rhumatisme) et la seconde , Hammam El Hamma,  toujours dans la même région

Et, trois  plages magnifiques, du côté de Collo (Tamanar), de Fil Fila ( dont la fameuse plage de Ben M'hidi longue de 7 km, hélas quelque peu maltraitée avec la construction des complexes gaziers) , de la Marsa…sans oublier les criques de Stora ( dont celle magnifique de Grand’ Plage, après Stora, connue pour ses versants portant la culture de la fraise et où on est en train d‘aménager une route pour permette une meilleure accessibilité )

Sports

La ville possède un club de football, créé en 1936 et qui se dénommait Jeunesse Sportive Musulmane de Philippeville , JSMP . Après l'Indépendance et après une interruption d'activités durant la guerre de libération,  il se transforma en  JSMS ou La Jeunesse Sportive du Machaal (puis  Madinat) de Skikda, portant les couleurs noir et blanc (avec  l'appellation  "V noir"). Durant la période coloniale et jusqu’au déclenchement de la guerre de libération le club représentait la ferveur nationaliste, comme d’ailleurs beaucoup de clubs d’autres villes. Il s’opposait au RCP composé surtout d’européens , comme à Bône (Annaba), il y avait l’USMB et l’ASB…... La JSMS fut l'une des meilleures équipes du championnat national dans les années 1960-1970 avec Medhebi, les frères Bouchache, Ahcene-Djaballah Aissa le gardien de buts , puis Draoui, Guettaf,....... . Ce club a longtemps constitué une pépinière de joueurs de talent qui ont allés étoffer les autres clubs de divisions supérieures ou de plus grandes villes (Alger, Constantine, Annaba...). Le club  évolue , à partir de la saison 2010-2011 en Ligue II professionnelle....et en Ligue amateur durant la saison 2012-2013.  A noter que les clubs de la région comme celui de Collo en D1 ou d’El Harrouch (en coupe d’Algérie) ou même celui de JS Azzaba (avec les frères Adlani)  ont marqué le football de la région par la qualité de leur jeu.

-La région de Skikda (avec El Harrouch, entre autres)  est connue pour avoir formé des handballeurs talentueux devenus des internationaux (les deux frères Bouzidi dont l'un fut président de la Fahb, le gardien de but international Bekkouche Ali ....) ainsi que des entraîneurs de renom (comme Mouloud Moknache,  international durant les  années 70 et 80 puis entraîneur de la JSMS de 83 à 99) ...et rares sont les établisements scolaires qui n'ont pas leur stade de hand, une véritable passion qui dépasse souvent celle portée au foootball .

Particularités locales

L’écusson de la ville de Skikda porte les couleurs blanc-bleu de la Méditerranée.

La ville possède une forte tradition ouvrière. Celle-ci a commencé à s'exprimer politiquement dès 1911 avec la grève des dockers du port et s'est répercutée sur les tendances gauchistes des nationalistes skikdis. En 1935, le réformateur religieux Abdelhamid Ben Badis visitant la ville y fut mal accueilli......dit-on!

Durant les années 1920-1930, un prédicateur religieux errant , Ben Aroua (dont la kouba,  avec sa tombe, se trouve sur une colline de la tribu des Zeramnas, près d’El Hadaieck. Il est fêté par une ouâada le  15 mai de chaque année, le vendredi le plus proche, qui précède ou qui suit), émit une série de prophéties sur l'avenir de la ville dont celles, demeurées célèbres dans la mémoire collective, relatives à la guerre et à l'indépendance, à un serpent métallique dont les origines se perdent dans les sables du désert et la tête dans la mer, allusion allégorique au pipeline qui relie les champs pétrolifères du Sahara au terminal pétro-chimique, ainsi qu'à la survenue d'une catastrophe de type apocalyptique dont ne seront rescapés que ceux qui se réfugieront sur les hauteurs du Djebel Messiouen situé non loin de la ville. La région , connaissant une forte pluviométrie, a subi après l'Indépendance des inondations impressionnantes.

Comme toutes les cités portuaires, la ville a possédé une pègre locale qui est arrivée, durant la période s'étalant de 1946 à 1961, à concurrencer le milieu européen puis marseillais sur son propre terrain. Ce qui fut très utile après le déclenchement de la guerre de libération nationale. Et, ce  qui a laissé trace dans l’imaginaire populaire faisant des Skikdis de « fortes têtes » qui ne s’en laissent pas conter.

La ville possède une intelligentsia très dispersée et souvent forcée à l'exil ou au repli. Elle se caractérise par une parfaite maîtrise de la langue française . Ses  lycées et collèges  (dont celui des garçons, Luciani durant la période coloniale, aujourd’hui Larbi Tébessi et celui des filles, anciennement Emile Maupas) , réputés, ont reçu comme élèves (venant parfois de villes lontaines)  de futurs  noms prestigieux:  Ferhat Abbas,  Mohamed Aziz Kessous (un des plus brillants journalistes , compagnon de lutte de Ferhat Abbas qu'il a connu au lycée de la ville) Mohamed Seddik Benyahia, Pr Lazreg Hacene, éminent ophtalmologue , bâtisseur des universités d'Oran,  né à El Harrouch, Dr Lamine Khène, né à Collo, Mohamed Salah Dembri, Mohamed Harbi, Belaid Abdesslam, Sadek Boucenna,  Fadela M'rabet, ....... 

En raison de diverses causes socio-politiques lointaines, celle-ci n'a jamais pu former une élite au service de la ville ou de sa région. La mise en place d'une Université (à El Hadaieck) va certainement donner un autre souffle à la vie culturelle et intellectuelle de la ville. Le théâtre a commencé à se "réveiller" avec  l’arrivée, à la tête du théâtre régional (durant quelques années, hélas) , de Sonia , l'actrice de talent.

Infrastructures culturelles

  • L'amphithéâtre romain, édifié au IIIe siècle de l'ère chrétienne, est situé en plein centre de la ville de Skikda (adjacent au lycée de jeunes filles En-Nahda). Sa capacité est plus importante que celle des amphithéâtres de Guelma et de Timgad.
  • Skikda faisait partie des villes à posséder sept salles de cinéma dès les années 1930 : l'Empire, l'Eden, le Rivoli, le Rialto, le Régent, le Colisée et le Lido ainsi qu'un grand casino à la plage qui porte le même nom.
  • Le théâtre municipal est d'un style similaire, par certains de ses aspects, au style baroque et constitue l'une des curiosités de la ville.
  • Des maisons de la culture dont celle de Aissat Idir, au style haussmannien, et des bibliothèques municipales.

Manifestations culturelles

  • Fête de la fraise : événement annuel qui se tient mi-de mai pour célébrer l'une des spécialités de la région qui cultive une fraise « bio » parfumée unique en son genre (23 000 quintaux sur 282 hectares en 2013) . Des danses folkloriques, des fantasias, des concours de pâtisseries et d'artisanat sont organisés à cette occasion.
  • Sikda est réputée, aujourd'hui encore , pour ses pâtisseries inégalables modernes (dont le mille-feuilles ou le kaldi ) ou traditionnelles (dont la korssa et la m'chehdda ou la mella, sorte de galette aux dattes très appréciée au printemps accompagnée de le "petit lait" ) et aussi pour sa pizza légère dénommée pit 'ss . Tout ceci sans omettre les autres plats traditionnels
  • Il y a , aussi, l’huile d’olive, qui serait parmi les meilleures du pays, mais en raison d’une production consommée sur place, elle reste peu connue.
  • A noter que Skikda et les vergers de toutes sa région étaient réputées pour produire la clémentine la plus belle du monde. Hélas, devant le recul des surfaces et l’avancée du béton, la quantité a baissé et la qualité à suivi …..la dégringolade.

Personnalités algériennes liées (étant nées ou ayant vécu ou étudié)  à Skikda

  • Malek Chebel, né en 1953 à Skikda, philosophe et islamologue .
  • Dalil Boubakeur, né en 1940 à Skikda, recteur de la mosquée de Paris et premier président du conseil français du culte musulman.
  • Mohamed Maghlaoui, né en 1944 à Skikda et décédé en 2009, ancien ministre des transports.
  • Hocine Lahouel, né en 1917 à Skikda, fondateur du journal "La Nation Algérienne", Boukadoum, Larbi Demaghlatrous, Cheikh Mezhoud Ahmed qui a vécu très longtemps à El Harrouch , Dr Lamine Khène, né à Collo , ancien SG de l'OPEP et ancien président de l'ONUDI, Ferhat Abbas (homme politique et journaliste , Mohamed Aziz Kessous (journaliste), ces deux derniers ayant fréquenté le lycée de la ville  
  • Ali Kafi, né en 1928 à Skikda, ancien chef du Haut Comité d'État de 1992 à 1994.
  • Gas Mohamed dit Hannachi, grand animateur syndicaliste durant les années 40- 60
  • Karim Sarroub, Psychanalyste et écrivain.
  • Et, bien d’autres comme Ali El Kenz (sociologue) et ses frères (dont Youssef, qui fut entraîneur de l'équipe de jeunes footballeurs formée de Assad, Madjer, Belloumi...et fondateur à Skikda de la République des sports destinée aux jeunes des quartiers)  , Abdelmadjid Bouzidi (économiste), Fadela M’rabet-Abada (journaliste de radio et écrivaine) , Hamra Krouha Mouloud (manager dans le domaine des hydrocarbures), Mohamed-Salah Dembri ( ancien ministre des Affaires étrangères et diplomate), Kamal Belizidia, et Gas , grands commis de l’Etat des années 80 et 90, Cheniki Ahmed, (journaliste et universitaire...né à Collo), Belkacem Ahcène-Djaballah (journaliste et ancien Dg de l'Anep puis de l'agence Algérie Presse Service), les frères Bouchache, (footballeurs professionnels), Oudjani père et fils ( footballeurs professionnels), Draoui (footballeur de génie) ,Chaibout Brahim (ancien ministre des moudjahiddine et homme politique, né à El Harrouch), Abdallah Sâad-Djaballah (homme politique ayant créé un parti islamique dans les années 90), Ramdane Abdelaziz (artiste -peintre et sculpteur), Farid Baghriche (artiste peintre), Djeffal Adlane (  artiste peintre) , Bennikous Abdelkader (syndicaliste, qui a été SG de l’UGTA), Abdelaziz Ziari (Président de l'APN et professeur en médecine), Fezzaz Djamal (cinéaste), la Pr Sakina Demia, une des politologues parmi les plus compétentes  ....Le triangle Collo-Azzaba-El Harrouch au centre duquel se trouve Skikda , étant un espace commun (se référer au langage et à l'accent spécifiques  à toute la région), on peut ajouter Azzedine Medjoubi, comédien et metteur en scène de théâtre, né à Azzaba ( assassiné en 1995 à Alger par les terroristes) ,  Mohamed Harbi (El Harrouch)  , Abderezak Bouhara ( ancien ministre de la Santé et homme politique né à Collo mais considéré comme un authentique skikdi), , le général à la retraite Bouhadja., les colonels Ali Mendjeli et Abdelhamid Latrèche (de Azzaba), Lamine Debaghine........et Amal Wahby, la chanteuse (ingénieur de formation) ....  

Sources documentaires

-Wikipédia et divers sites web ou blogs sur la ville

- L'ouvrage sus-cité du Dr Nouar Ahmed 

- L'article de Khider Ouahab, journaliste d'El Watan à Skikda (El Watan week end, 4 février 2011) sur les "Chefs-d'oeuvre en péril". Ainsi que son article sur l'île de Srigina, qui se trouve au large de Stora et qui a toute une histoire in El Watan du jeudi 5 septembre 2013

-Lire aussi, l'ouvrage de Ali El Kenz "Ecrits d'exil, Casbah Editions, Alger 2009) , tout particulièrement la partie Itinéraire (p 11 à 112)

-Et, aussi, les ouvrages de Mohammed Harbi: L'Algérie et son destin. Croyants et citoyens, Medias Associés, Alger 1994 et Une vie debout. Tome 1: 1945-1962, Casbah Editions, Alger 2001)