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Radio télévision - Historique

Date de création: 06-11-2010 16:54
Dernière mise à jour: 05-05-2012 03:27
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COMMUNICATION - ETUDES ET ANALYSES - RADIO TELEVISION - HISTORIQUE

 

 

BREF HISTORIQUE DE LA RADIO-TELEVISION 

Par Belkacem Ahcene-Djaballah

Les déclarations d’Evian impliquaient qu’une convention fixerait les conditions dans lesquelles la France procèderait au transfert total à l’Algérie des installations de la Rtf dans le pays. Dans l’attente de cette convention franco-algérienne, France V, devenue Radio-Algérie continuerait d’être gérée, mais à titre provisoire, par la Rtf.

Certaines dispositions antérieures à l’Indépendance étaient conservées : les drapeaux algérien et français flottaient côte à côte sur l’immeuble du Boulevard de martyrs (ex-Bru), immeuble que les gendarmes français gardaient en permanence. Mais le 17 août 1962, l’Exécutif provisoire algérien annonçait qu’en accord avec le Bureau politique du Fln il avait chargé un Algérien d’assurer la contrôle des émissions sur les chaînes radio de langues arabe, kabyle et française jusqu’à la formation du gouvernement algérien. La personnalité choisie était Aissa Messaoudi, collaborateur chevronné et célèbre de « la Voix de l’Algérie ». Un choix plus que symbolique !

Le 28 octobre 1962 s’opérait la prise en main de la radio à la suite du refus des techniciens français de diffuser une émission consacrée au 1er novembre 1954 : Aissa Messaoudi et  Abdelkader Safir étaient installés respectivement Directeur de la radio-télévision et Rédacteur en chef des programmes en langue française, en remplacement de Drodet et Labro. L’indicatif « Içi, Radio-Algérie » était transformé en « Içi, la Radiodiffusion Télévision algérienne » .

La « modification » du statut de la radio-télévision d’Alger allait entraîner , dès le 28 octobre, le départ de l’ensemble du personnel français, techniciens et journalistes, soit près de 200 personnes. Un procès-verbal fut signé par les autorités algériennes et l’Ambassade de France constatait l’état des lieux au départ des français. Le 30 Novembre, la Dg de la Rtf ( Paris) , en accord avec l’Ambassade de France, décidait de rapatrier les techniciens encore en poste ( Heureusement, grâce à un petit noyau puisé dans les personnels des Transmissions de l’Aln, les services techniques purent entretenir, surveiller et faire fonctionner ,et éventuellement renouveler l’équipement existant ).  

En même temps, les relais entre la France et l’Algérie étaient interrompues. Les négociations, entamées en novembre à Alger devaient être reprises le 10 janvier 1963 à Paris, l’objectif français étant de parvenir à un accord fixant les modalités d’une coopération technique et, surtout, garantissant l’utilisation de la langue française sur les ondes de la Rta.

Un accord intervint assez rapidement. Il fut paraphé le 15 janvier par les chefs des deux délégations. L’accord, soumis à l’approbation des deux gouvernements , se transforme en protocole de douze articles signé le 23 janvier 1963 par le ministre algérien des Affaires étrangères et le Secrétaire d’Etat français aux Affaires algériennes.

Le 22 juin 1963 parut un décret en date du 1er août portant organisation de la Rta qui devenait ainsi un établissement public à caractère industriel et commercial doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Placée sous l’autorité du ministre de l’Information , la Rta disposait du monopole de la diffusion radiophonique et télévisuelle sur le territoire algérien. C’était la fin  d’une étape et la rupture avec l’ordonnance française no 59-273 du 4 février qui organisait la Rtf.

( Extrait d'ouvrage)