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Villa Abdeltif

Date de création: 24-07-2008 15:38
Dernière mise à jour: 04-08-2011 15:35
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CULTURE - PATRIMOINE - VILLA ABDELTIF

 

La villa Abdeltif est classée monument historique depuis 1922.

L'acte le plus ancien faisant mention de la villa date de 1715. On signale parmi ses propriétaires successifs Mohamed Agha, Ali Agha, Hadj Mohamed Khodja, ministre de la Marine, et, enfin, en 1795, Sid Abdeltif.

La villa fut transformée en structure d'accueil et de convalescence pour la légion étrangère ; elle fut louée en 1834 à un juif, Mouchi Ben Chehebi Boucaya. Le bail fut résilié en 1836 et l'Etat l'acheta quelques années plus tard. Abandonnée, la villa est menacée de délabrement.

En 1907, suite à un rapport, un arrêté est promulgué déclarant la villa Abdeltif " Maison des artistes métropolitains". Les pensionnaires sont sélectionnés sur concours. Le nombre d'admis est limité à deux.

L'épreuve est suspendue durant la Première guerre mondiale pour reprendre en 1920. Une autre suspension aura lieu durant la Seconde Guerre mondiale et l'épreuve est relancée en 1945. De nombreux pensionnaires y sont restés jusqu'à leur mort. A titre d'exemple Léon Cauvy, désigné en 1910 à la direction des Beaux-Arts jusqu'en 1931.

Après l'indépendance, en 1962, la villa végète dans un certain abandon, servant de lieu de stockage divers du ministère de la Culture et ses locaux sont habités par des "indus-occupants".

Notes : - Après de grands travaux de restauration qui ont duré plusieurs années, la villa Abdeltif, classée patrimoine national,  a été rouverte le 10 mai 2008. Elle devient  le siège de l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) .Et, depuis, l'AARC organise des résidences culturelles (de peinture, d'écriture..) durant un certain nombre de jours .Des groupes ou des individus, algériens ou étangers,  y demeurent , pris en charge totalement, et créent des oeuvres

-Alger comptait avant la colonisation près de 20 000 "fahs" (résidences de repos" ou "résidences d'été". 1500 ont été détruites durant l'ère ottomane , uin chef turc  voulant ainsi empêcher les Espagnols envahisseurs d'y habiter. Avec la colonisation française , le nombre est tombé à 2000 seulement dont la majorité sont devenues des bâtiments militaires. En 2011, 119 seulement sont des biens de l'Etat (dont la villa Abdeltif, Djenane Lakhdar, Résidence Rahet El Dey, Djenane Rais Hamidou, Villa Mahieddine...).