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Timbre

Date de création: 16-07-2008 17:07
Dernière mise à jour: 09-05-2014 17:17
Lu: 650 fois


TELECOMMUNICATIONS - POSTE - TIMBRE  

Le timbre-poste naît à Londres le 6 mai 1840.

Avant cette date, il était habituel que le port des lettres soit payé
par le destinataire en fonction de la distance.

Un jour de 1837, si l'on en croit la légende, un éducateur
d'avant-garde, Rowland Hill (42 ans), voit une jeune femme qui pleure
à chaudes larmes après le passage du facteur. Elle lui explique
qu'elle a dû refuser une lettre de son amoureux faute d'argent pour
payer le port.

L'imaginatif Anglais, qui a des entrées au gouvernement, rédige un
mémorandum et le transmet au Premier ministre, lord Melbourne.

Dans ce texte intitulé : Postal Reform ; its Importance and
Practicability (La réforme postale : importance et faisabilité), il
propose le paiement du port à l'avance avec un prix identique quelle
que soit la distance dans le pays. Le paiement est garanti par un
timbre adhésif et un tampon d'oblitération.

La réforme est inscrite au budget du Parlement en août 1839. Hill la
met aussitôt en oeuvre avec le concours d'artistes et de milliers de
correspondants anonymes qui lui font part de leurs suggestions.

Le «Penny Black»
Le penny black de 1840 : Le premier timbre-poste permet pour un penny
d'envoyer une lettre d'un maximum de 14 grammes (moins d'une
«half-ounce»).

Surnommé «Penny Black», il recueille un succès immédiat parce qu'il
montre sur fond noir le joli profil de la reine Victoria à 15 ans et
surtout parce qu'il simplifie l'envoi du courrier et le rend meilleur
marché.

Les premières planches de timbres-poste ne comportent pas de
perforations et doivent être découpées aux ciseaux par les postiers.
Comme tous les timbres du Royaume-Uni jusqu'à ce jour, le Penny Black
ne comporte pas l'indication du pays. Sa diffusion et l'expansion du
courrier sont facilitées par l'apparition du chemin de fer.

Succès mondial
Les cantons suisses de Zurich et Genève ainsi que l'empire du Brésil
adoptent à leur tour le timbre-poste en 1843. Bâle emboîte le pas en
1845. Les philatélistes français doivent attendre quant à eux
l'avènement de la IIe République.

Le premier timbre français est émis le 1er janvier 1849 à l'initiative
du directeur général des Postes de France, l'agitateur républicain
Étienne Arago, frère cadet du savant François Arago. Il porte le
profil de la déesse Cérès, déesse romaine des moissons. Sa valeur est
de 20 centimes pour l'envoi d'une lettre de moins de 7,5 grammes
partout en France.

En décembre 1848 est élu à la présidence de la République le prince
Louis-Napoléon Bonaparte. En exil à Londres, le neveu de Napoléon 1er
a vu comment le timbre-poste pouvait servir la popularité du chef de
l'État en diffusant partout son portrait. Il ne tardera pas à mettre à
profit ce nouveau média pour diffuser non plus le profil de l'antique
déesse mais le sien.

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En Algérie, le prix du timbre, pour une lettre de moins de 20 grammes, est passé (en 2008) de 5 à 15 dinars, soit + 300%. Pour les lettres à destination de l'étranger, l'affranchissement est passé de 16 à 30 dinars. Concernant le prix du timbre pour l'envoi des cartes postales, il est passé de 4,5 dinars à 9 dinars en régime international.

 

La nouvelle tarification  a " pris en considération la nouvelle configuration tarifaire du panier de la ménagère en Algérie ainsi que les pertes de l'opérateur public de la poste dans ses échanges avec les opérateurs postaux de la région", particulièrement la France, le Maroc et le Tunisie qui ont augmenté leurs tarifs postaux ces dernières années alors qu'en Algérie, les prix étaient restés figés depuis 1995.

Le plus gros volume d'échange étant  réalisé avec la France, le déficit vient du fait qu'un Algérien envoie, en moyenne, 25 lettres par an, quand le Français en envoie 450. Selon les statistiques de l'Union postale universelle (Upu), le Marocain envoie, en moyenne, 11 lettres par an et le Tunisien 8.