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Sbeiba de Djanet

Date de création: 15-07-2008 20:09
Dernière mise à jour: 08-12-2012 19:44
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TOURISME- FETE - SBEIBA DE DJANET

 

Coincidant chaque année avec la fête de l’Achoura, la Sbeiba de Djanet, selon la légende, permettait de sceller un pacte de paix entre deux tribus.

La Sbeiba qui regroupe les deux ksours qui enserrent la ville de Djanet à savoir ceux d’Azerlouaz et d’El Mihan, se traduit par des joutes amicales entre les habitants.

De nos jours, la Sbeiba constitue un pan de la culture locale et un attrait pour beaucoup de visiteurs. Des danses sur le rythme des tambourins ont lieu au cours desquelles les guerriers exhibent les étoffes sacrées qui rappellent leur origine tribale et leur unité face à l’ennemi.

Tout comme à Tamanrasset, où toutes les tribus du Hoggar sont réunies autour de leur Aménokal, chef spirituel, pour célébrer la traditionnelle Ziara, ou la visite au mausolée de Moulay Abderrahmane, la Sbeiba de Djanet permet aux tribus de renouer avec une vieille tradition de paix millénaire.

Le traité de paix entre les Oraren et les Tar Orfit signifiait la fin de l’une des guerres fratricides la plus longue de l’histoire des tribus Ajjers. Il remonterait , selon la légende, à quelque 1 200 ans avant J-C.

Dans chaque camp, on s’entraîne, on fourbit ses armes (d’apparat), on prépare les costumes de guerre, et les guerriers se retrouvent face-à-face, motivés par les youyous des femmes. Les guerriers se toisent, se défient et se provoquent au son du bendir.

Les sages interviennent, au moment où la tension atteint son paroxysme, pour arrêter  les parades  guerrières et finissent, après de longues palabres, par reconduire le pacte de paix signé par leurs ancêtres. Par la suite, la paix retrouvée est fêtée par tous. Elle donne lieu à des réjouissances et à des festivités où hommes et femmes rivalisent…..par la présentation des plus belles parures et des plus beaux bijoux.