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Pilotes - Conditions de travail

Date de création: 15-07-2008 18:41
Dernière mise à jour: 15-07-2008 18:41
Lu: 546 fois


Dans un sondage de 40 questions effectué en mai 2006 par le Syndicat des pilotes de ligne (Spla), sondage qui a recueilli 250 réponses de pilotes affiliés ou non affiliés au syndicat (Il y a, en 2008, 300 pilotes à Air Algérie), les pilotes estiment à 76,6% qu’ils « travaillent sous la pression ».

Les causes du malaise sont liées à 32,5% à « l’environnement », à 25% à « l’employeur » et à 25% à « la  nature des vols ». 17,5% n’ont pas fourni  de réponse à la question.

Les relations avec l’employeur, donc avec leur hiérarchie directe et la direction générale  sont qualifiées d’ « inexistantes » pour 41,4% des pilotes. Elles sont « professionnelles » pour 27,6% d’entre-eux. Un quart des personnes interrogées indique que leurs relations sont à la fois « professionnelles et amicales ». Le reste (6,5%) les juge « inamicales ».

Interrogée sur la sécurité des vols, la majorité écrasante des pilotes, ayant répodu au sondage, pense que celle-ci est « à améliorer ». Si 13% du personnel navigant technique la juge « correcte », 87% d’entre-eux estiment néanmoins que la sécurité des vols est à

 «  améliorer ».

Les conditions de préparation des vols au niveau des opérations aériennes sont « insuffisantes ». Les pilotes précisent à 56,7% que ces conditions sont « à améliorer ». Près d’un tiers (33,3%) considère cependant que celles-ci sont « mauvaises ». Seuls 10% des personnes interrogées trouvent que les conditions des vols sont « bonnes ».

Les conditions de récupération ne satisfont pas les pilotes  qui les jugent à 48,3% « mauvaises », à 27,6% « à améliorer » et à 24,1% « moyennes ».

Les terrains desservis sur le territoire national essuient également des critiques. A la question « les terrains desservis sont-ils tous aux normes : balisage, Ssis, Atc, installations au sol ? », 100% des réponses disent : « Non ! ».

Concernant la formation, plus de la moitié (56,7%) estime que le niveau est « à améliorer ». Ce niveau de formation est « moyen » pour 26,7% d’entre-eux. Seuls 16,7% des pilotes trouvent le niveau « standard ».

Près de 84,6% des pilotes indiquent qu’ils seraient prêts à aller travailler ailleurs s’ils en avaient la possibilité. Quant à ceux qui aspirent à quitter la compagnie nationale, les deux tiers mettent en avant l’environnement (24%) et les conditions de travail (30,2%). Le niveau des salaires est avancé par 35,8% d’entre-eux.

Note : - Les résultats de ce sondage  ont été diffusés sur le site Web du Spla et la presse l’a exploité vers fin août 2006, après le crash, le 13 août, d’un avion-cargo d’Air Algérie à Piacenza (Italie), crash qui avait entraîné la mort des 3 membres de l’équipage.