SPORTS- DISCIPLINE – FOOTBALL-
SALAIRES JOUEURS
La
Ligue de football professionnel, dans son rapport de gestion de mai 2018 rendu
public à l’occasion de la tenue de son Assemblée générale ordinaire (fin
octobre 2019) , annonce que 22 joueurs de la Ligue 1 algérienne touchent un
salaire mensuel de plus de trois millions de dinars (300 millions de centimes),
ce qui représente 6% de l’ensemble des effectifs.
Elle évoque
le salaire de quatorze (14) joueurs de la Ligue1 algérienne de football qui
perçoivent mensuellement plus de 2 millions DA (100 DA= 2 DT ou 0,937 Euro),
alors que quatre-vingt-trois (83) autres touchent entre 1,2 et 1,9 millions DA,
rapport la LFP dans son rapport lors de son assemblée générale ordinaire tenue
à Alger. Ce sont ces salaires qui ont fait basculer les caisses des clubs vers
un déficit. L’on se rappelle que Fawzi Guellil, alors vice- président de la LFP, avait conseillé
«les membres de l’assemblée générale de revoir leur politique en la matière.
Les chiffres dévoilés montrent aussi qu’ils sont 59 joueurs à percevoir des
salaires de 0 à 399.999 DA, 33 joueurs de 400.000 à 599.999 DA, 48 de 600.000 à
999.999 DA et 56 de 1.000.000 à 1.999.999 DA». Le rapport met en exergue une
information qui ne surprendra personne «la catégorie des joueurs les mieux
payés comptent un temps de jeu de l’ordre de 3,66%. Les joueurs touchant de
800.000 à 999.999 DA sont les plus utilisés avec 23,57% comme temps de jeu».
La Fédération algérienne de football avait de son côte tenté de mettre en route
une nouvelle loi de plafonnement de salaires, sa proposition variait entre
800.000 à 1.200.000 DA. Cette proposition ne verra malheureusement pas le jour
«son projet, qui devait entrer en vigueur l’été dernier (2018) a été voué à
l’échec. Les présidents des clubs n’ont pas ‘joué le jeu’». Faisant
l’inventaire des salaires des joueurs des deux Ligues professionnelles, il en
ressort que pour ce qui est de l’élite (Ligue 1), 99 joueurs ont un salaire de
moins de 100 millions par mois (29%), 79 (23%) entre 100 et 150 millions, 72
(21%) entre 150 et 200 millions, 43 (13%) entre 200 et 250, 29 (8%) entre 250
et 300 et finalement 22 joueurs (6%) plus de 300 millions de centimes.
«En Ligue 2, la majorité des joueurs touchent moins de 100 millions de
centimes. Ils sont au nombre de 185 (79%). Mais il y a des joueurs de ce palier
qui perçoivent des salaires élevés. Ainsi, ils sont 45 (19%) à toucher entre
100 et 150 millions, 3 (2%) entre 150 et 200 millions. Par ailleurs, il y a un
joueur qui a un salaire se situant entre 200 et 250
millions», relève un quotidien
Le compte à rebours est déclenché pour la SSPA-le Doyen (MCAlger) . Il a deux années ferme pour effacer un déficit élevé a la somme de 150 milliards. La masse salariale a atteint le
sommet de 85 milliards, soit 80% du budget de 2019 évalué à 123 milliards.
C’est ce qui est signalé dans son dernier rapport présenté lundi 287 octobre ), lors de la réunion des actionnaires de la
société. Les actionnaires du MCA sont donc face à un dilemme. Voter à main
levée, comme le prévoit le code du commerce pour continuer à écrire sa belle
histoire, celle d’un club qui n’est plus à démontrer, ou alors à se retirer et
déclarer ce qui n’est pas souhaité, en l’occurrence la faillite.
Aujourd’hui, comme hier et demain, le club ne voudra pas tourner le dos à
l’histoire parce qu’il gardera toujours cette allure, celle d’un club engagé
dans un style qui lui reste propre pour maintenir un rythme d’un football qui
se veut professionnel. Le président du Conseil d’administration, Achour Betrouni, sait que les salaires d’hier accordés sont
faramineux. A l’image de la nouvelle recrue Rebaï,
qui perçoit un salaire «de 300 millions et qui a bénéficié d’une avance de
quatre mois, soit 1,2 milliard, sans oublier le payement de sa lettre de
libération (4 milliards) au profit de son ancien club, l’ESS».
Le budget 2019 présenté par l’ancienne direction a été évalué à 123 milliards,
alors que les ressources se limitent à 60 milliards, ce qui a augmenté le
déficit. «Le commissaire aux comptes a relevé également que les catégories
jeunes du MCA ne bénéficient que de 5 milliards de budget sur les 123
milliards. Lors de la dernière réunion du Bureau fédéral de la FAF, le
président de la DNCG, Réda Abdouche, a dressé un premier
bilan où il a révélé que 31 clubs sur les 32 formant les deux Ligues 1 et 2
professionnelles sont déficitaires».