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Ostéoporose

Date de création: 23-10-2026 15:04
Dernière mise à jour: 23-10-2026 15:04
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SANTE- MALADIE- OSTÉOPOROSE

C’est une maladie asymptomùatique qui se révèle souvent par une fracture. L'ostéoporose fragilise le squelette en réduisant la densité osseuse.  Celle-ci se mesure au niveau des vertèbres et du col du fémur, parfois sur tous les os.P ourquoi touche-t-elle plus les femmes après la ménopause ? Comment la dépister ? Que faire pour garder des os solides tout au long de sa vie ? Des praticiennes y répondent point par point fin octobre 2026 . Pour la  Pr Aouichat, cheffe de service de rhumatologie au CHU de Douéra (Alger), l'ostéoporose ne s'annonce pas par un  symptôme particulier, jusqu'à la fracture. Le vieillissement aggrave la situation, la maladie progressant avec l'âge. La proportion de patientes atteintes d'ostéoporose relevée par une étude menée dans près de 16 wilayas est de 37,2%. La spécialiste tire la sonnette d'alarme : plus d'un tiers des personnes concernées, surtout au-delà de 50 ans, vivent avec une fragilité osseuse dont beaucoup ignorent l'existence. L'ostéoporose est une porosité de l'os. Il perd en épaisseur, en structure et en texture, et en solidité. Un simple faux pas, une chute de sa hauteur, parfois même un effort banal, peut suffire pour provoquer une fracture. Le piège est là. L'ostéoporose ne fait pas mal. Tant qu'il n'y a pas de fracture, rien ne l'annonce et cette particularité la rend si redoutable. Le Pr Aouichat s'adresse directement aux patients : ne comptez pas sur la douleur pour vous pousser à consulter. Elle rappelle aussi que la fracture n'est pas un symptôme mais une complication. Une fois qu'elle survient, on n'est plus dans la prévention primaire, le dépistage, mais dans la prévention secondaire.  Les chiffres des fractures du col du fémur sont élevés. Une étude tunisienne, citée par la spécialiste, en recense une toutes les deux heures. Après une fracture de la hanche, 20 à 30% des patients décèdent dans l'année, comme en Algérie. Ce n'est pas la fracture elle-même qui tue, précise-t-elle, mais ce qu'elle entraîne : immobilisation, escarres, infections. Après une fracture vertébrale, la surmorbidité augmente de 32% sur un suivi de 8 ans. Une première fracture expose à une deuxième puis à une troisième.  Le Pr Aouichat parle de «cascades fracturaires». D'où son message aux médecins et aux malades : l'idéal est de dépister avant la première fracture, mais il ne faut jamais baisser les bras une fois qu'elle est survenue. Chaque fracture évitée compte.  Le Dr Cheriet, maître assistante en rhumatologie au CHU de Beni Messous (Alger), plaide d'abord pour la correction d'une  une idée reçue. L'ostéoporose n'est pas réservée aux femmes qui disposent d'une protection naturelle, les œstrogènes, qui préservent l'os avant la ménopause. Quand elle survient tôt, avant 45 ans, voire dès 40 ans, cette protection disparaît, l'os perd sa solidité et sa densité chute. Le tabac, les corticoïdes pris sur la durée, certains traitements et situations hormonales, les carences en vitamine D et en calcium, les maladies inflammatoires et auto-immunes, dont les rhumatismes et les antécédents familiaux sont aussi des facteurs de risque. Le déficit en vitamine D, fréquent chez les femmes comme chez les hommes, est aggravé par le mode de vie moderne : trop de temps passé à l'intérieur, trop peu de soleil. Selon elle, la chaleur et la cuisson excessive des aliments contribuent aussi à faire perdre la vitamine D aux aliments. La masse osseuse qui se constitue tôt atteint son pic vers 30 ans, puis diminue peu à peu. D'où l'importance de la prévention, dès le plus jeune âge : une alimentation riche en calcium et en vitamine D (amandes, poisson), une exposition suffisante au soleil, et une activité physique régulière qui stimulent l'os et aident à fixer le calcium. Le diagnostic repose sur l'ostéodensitométrie (DMO), disponible dans les structures spécialisées, notamment les services de rhumatologie. L'examen, réalisé par rayons X, dure environ cinq minutes. Il mesure la densité des vertèbres et du fémur. Pour les deux spécialiste, la priorité sera donnée aux femmes de plus de 65 ans, les femmes ménopausées avant l’âge de 40 ans, les personnes atteintes de maladies chroniques comme le diabète ou les troubles thyroïdiens et celles et ceux qui prennent des corticoïdes au long cours. Le danger de la maladie tient aux fractures, surtout celles de la hanche et de la colonne vertébrale qui peuvent nécessiter une chirurgie complexe.