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Mines antipersonnel/Lutte anti mines/Résolution Cdh.Onu 2026

Date de création: 11-10-2026 19:34
Dernière mise à jour: 11-10-2026 19:34
Lu: 13 fois


DÉFENSE – DOCUMENTS ET TEXTES RÈGLEMENTAIRES- MINES ANTIPERSONNEL/LUTTE ANTI MINES/RÉSOLUTION CDH.ONU 2026

-Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté, mercredi 7 octobre 2026, par consensus, le projet de résolution présenté par l’Algérie sur «l’impact des mines antipersonnel sur la jouissance de tous les droits de l’homme».

Le vote a eu lieu lors d’une séance plénière tenue dans le cadre de la 63e session du Conseil et intervient à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines et de l’assistance à la lutte anti-mines. Le texte, rappelons-le, a été initié par l’Algérie dans le cadre de son mandat au sein du Conseil (2022-2025). Il a été présenté dans le cadre d’un Core Group (groupe transrégional), composé aussi de l’Afrique du Sud, de la Croatie, du Mozambique, du Pérou, du Royaume-Uni et de Vanuatu. Intervenant à l’occasion, le représentant permanent de l’Algérie de l’ONU à Genève, l’ambassadeur Rachid Bladehane, met en avant «l’approche constructive, inclusive et transparente adoptée tout au long des consultations sur ce projet de résolution». Notes : 1/L’Algérie a respecté totalement et dans les délais son engagement international en matière d’élimination des mines antipersonnel. Ayant signé la Convention d’Ottawa en 1997, avant de la ratifier en 2000, le pays s’est aussitôt mis à la tâche. Le travail est achevé dès 2017. En effet, l’Armée nationale populaire a procédé à la destruction, conformément aux exigences de ladite Convention, du stock national de mines antipersonnel. Environ 9 millions d’engins ont été ainsi détruits. Parallèlement, l’Armée a poursuivi les efforts de nettoyage du territoire national, notamment les zones frontalières où des mines y sont implantées par le colonialisme français durant la guerre de Libération national, dont le nombre est estimé à 11 millions d’engins explosifs. L’opération de déminage a été lancée au lendemain de l’indépendance. Et elle a duré plusieurs décennies, en raison de l’absence de plans de pose des mines que les autorités françaises ont trop tardé à remettre à l’Algérie. Le bilan humain de ces engins de la mort est trop lourd. Selon les données disponibles, les explosions ont causé des milliers de morts et de blessés : 7300 victimes civiles (4830 durant la guerre de Libération et 2470 après l’indépendance)

2/Selon le rapport Landmine Monitor, au moins 6279 personnes ont été victimes des mines terrestres et restes explosifs de guerre en 2024, dont 1945 décès. Selon la même source, les civils et les enfants sont les premières cibles. Environ 90% des victimes sont, en effet, des civils, et près de la moitié sont des enfants. Le danger est notamment plus persistant dans un nombre réduit de pays, dans Myanmar (2029 victimes), la Syrie, l’Afghanistan et l’Ukraine, le Nigeria, le Mali, le Yémen et le Burkina Faso. Alors que la Convention d’Ottawa a fixé un délai de 10 ans à chaque pays pour dépolluer son territoire, seulement une minorité l’a respecté.