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Conflits armés/Violence/déplaclemnets des populations 2025

Date de création: 15-05-2026 20:15
Dernière mise à jour: 15-05-2026 20:15
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DEFENSE- ENQUÊTES ET REPORTAGES- CONFLITS ARMÉS/VIOLENCE/DÉPLACEMENT DES POPULATIONS 2025

Les conflits armés et la violence ont provoqué le déplacement de 32,3 millions de personnes à l'intérieur de leur propre pays en la seule année 2025, surpassant pour la première fois les catastrophes naturelles comme cause principale des déplacements internes. Ce chiffre, en hausse de 60% par rapport à 2024, alerte sur un effondrement de la protection des civils face à la multiplication des guerres. Le phénomène se remarque dans de nombreuses zones de conflits, avec le coefficient aggravant de la longévité, ainsi la tendance dangereuse des destructions massives et systémiques des infrastructures civiles. Le rapport annuel conjoint du Centre de surveillance des déplacements internes (IDMC) et du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), publié mardi, recense 65,8 millions de nouveaux déplacements internes l'an dernier, incluant des fuites répétées. Parmi eux, les violences armées en représentent près de la moitié, avec 32,3 millions de cas. Des seuils jamais égalés qui représentent un signal d’alarme sur les nouvelles tendances désastreuses des conflits, alertent des responsables de l’IDMC. Au total, 82,2 millions de déplacés internes ont été comptabilisés fin 2025, le deuxième niveau historique après le pic de 2024. Près de la moitié des 68,6 millions de déplacés internes dus aux conflits, et représentant le stock statistique total, sont répartis dans 54 pays fin 2025 et se concentrent dans cinq États déchirés par la guerre : le Soudan (plus de 9 millions, pour la troisième année consécutive), la Colombie, la Syrie, le Yémen et l'Afghanistan. Au Soudan, la guerre qui oppose les Forces armées soudanaises aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), continue de provoquer un chaos qui, jusqu’à l’année dernière, a déplacé un habitant sur cinq. En Syrie et au Yémen, les conflits multidimensionnels, mêlant forces gouvernementales, rebelles et interventions étrangères, maintiennent des millions en fuite perpétuelle. L'Afghanistan, miné par l'instabilité et les affrontements tribaux, voit ses civils piégés dans un cycle sans fin de violence. Ces déplacements liés à la guerre ne cessent de croître avec l'émergence de nouveaux théâtres d'opérations et la sophistication des armements. De la RDC au Soudan, en passant par l'Iran et le Liban, les nouvelles vagues de déplacées s’ajoutent aux anciennes saturant les dispositifs de prise en charge dans des territoires à peine moins dangereux que les épicentres des conflits. Les familles rentrent souvent dans des villages rasés, confrontées à des infrastructures effondrées et à une aide humanitaire rognée par les coupes budgétaires, comme c’est le cas depuis des mois au sud Liban. Les déplacés internes, moins visibles que les réfugiés transfrontaliers, souffrent particulièrement de ces restrictions, notent les animateurs du réseau humanitaire. Si les catastrophes (29,9 millions de déplacements, en baisse de 35% par rapport à 2024) reculent légèrement, les conflits armés prennent le relais comme fléau dominant. Le rapport alerte sur une collecte de données en recul dans 15% des pays surveillés, compliquant les réponses, alors que la tendance générale est à l’extension des foyers de tension armée.