ADMINISTRATION- CONSEIL DE GOUVERNEMENT- RÉUNIONS
GOUVERNEMENT MARDI 15 AVRIL 2026, MARDI 21 AVRIL 2026 ET JEUDI 30 AVRIL 2026
Mercredi
15 avril 2026 : Le
Premier ministre, Sifi Ghrieb,
a présidé ce mercredi une réunion du gouvernement consacrée à l’examen des
points suivants:
Dans un premier temps, le gouvernement a examiné un
projet de décret d’application portant création de l’Agence nationale pour
l’efficacité énergétique et la maîtrise de l’énergie, et définissant ses
missions, son organisation et son fonctionnement.
Il s’agit d’un nouvel organisme issu de la fusion de
l’Agence pour la promotion et la rationalisation de l’utilis
ation de l’énergie, la conservation des énergies
renouvelables et l’efficacité énergétique, dans le cadre d’une démarche visant
à améliorer et à rationaliser les structures publiques intervenant dans le
domaine des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, afin
d’assurer une coordination et une gouvernance plus efficaces pour accompagner
l’ambition de l’Algérie de conserver sa place d’acteur énergétique de premier
plan.
Enfin, le gouvernement a entamé l’examen d’un projet
de décret d’application définissant les conditions et les modalités
d’homologation des matériaux de construction, ainsi que d’entretien et
d’exploitation des infrastructures routières, autoroutières, aéroportuaires,
maritimes et ferroviaires.
Ce projet de texte vise à établir un cadre de
référence définissant les exigences et les normes techniques applicables aux
produits utilisés dans la réalisation des travaux publics, afin de garantir la
qualité, la sécurité et la durabilité des infrastructures.
Mardi 21 avril 2026 : (Synthèse presse) : La réunion
hebdomadaire du gouvernement s’est tenue, mardi 21 avril 2026, au palais du
Gouvernement, sous la présidence du Premier ministre, Sifi
Ghrieb. Deux points étaient à l’ordre du jour : la
prise en charge des prestations sociales au profit de certaines catégoriques
d’assurés sociaux et l’emploi de la main-d’œuvre étrangère en Algérie.Ainsi, le gouvernement a examiné un
projet de décret exécutif fixant les modalités de la prise en charge par l’Etat
du versement des charges financières résultant de l’augmentation du taux de
remboursement des prestations en nature de la sécurité sociale au profit de
certaines catégories d’assurés sociaux. Ce texte intervient dans le but de
réglementer la couverture par l’Etat du différentiel des frais de remboursement
des prestations en nature d’assurance-maladie au profit de certaines catégories
d’assurés sociaux. Il est utile de rappeler que l’Etat consent un effort
considérable pour la couverture des prestations médicales en nature (soins
médicaux et paramédicaux, frais d’hospitalisation, médicaments…) avec une prise
en charge de 80 % du montant des frais de manière générale et de 100 % dans le
cas de maladies chroniques et de certaines maladies rares ou à l’adresse des
couches vulnérables de la population, en plus de la gratuité des soins dans les
structures sanitaires publiques (hôpitaux, centres spécialisés, polycliniques,
centres de soins…). Le budget de remboursement des frais médicaux a atteint
environ 2,7 millions de dollars l’an passé et le taux national de couverture
sociale est de 35 %, l’un des plus élevés au monde. Le gouvernement a également
entendu une communication sur l’emploi de la main-d’œuvre étrangère en Algérie.
Cet exposé a mis en exergue l’arsenal juridique national régissant cet aspect
conformément, notamment, à la convention n°97 de 1949 de l’Organisation
Internationale du Travail (OIT) relative aux travailleurs migrants, consacrant
le principe d’égalité de traitement entre travailleurs nationaux et étrangers.
Cet exposé a mis en exergue la nécessité de développer davantage des
compétences nationales pour accompagner les grands projets d’investissement
structurants et la transformation économique nationale. Rappelons que la
convention n°97 de l’OIT garantit pour les migrants travaillant dans un pays
ainsi qu’aux membres de leurs familles les mêmes droits et les mêmes devoirs
que les citoyens du pays d’accueil.
Jeudi 30 avril 2026 : Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a présidé, ce jeudi 30 avril 2026, une réunion du
Gouvernement consacrée à l'examen des points ci-après : Après plusieurs séances
consacrées à ce projet de texte, le Gouvernement a finalisé l'examen du projet
de décret exécutif fixant les modalités d'application des règles générales
relatives aux marchés publics.
Cet instrument juridique constitue un
levier essentiel contribuant à la conduite des actions de développement
économique et social du pays.
Dans cette optique, ce texte vise à
clarifier les modalités opérationnelles liées à la maîtrise et à la bonne
gestion des deniers publics dans le cadre de la consécration des principes de
la liberté d'accès à la commande publique, de l'égalité de traitement des
candidats et de la transparence des procédures.
Par ailleurs, le Gouvernement a examiné
le projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre le cancer,
à l'horizon 2035, avant de le soumettre à l'approbation du Conseil des
ministres.
Ce document a été élaboré par la
Commission nationale de la prévention et de la lutte contre le cancer, placée
sous l'autorité de Monsieur le Président de la République, sur la base des
recommandations des assises nationales organisées en mai 2025.
Cette stratégie identifie les outils
opérationnels et les mesures nécessaires pour renforcer la prévention et la
prise en charge du cancer et s'appuie, dans sa mise en œuvre et son évaluation,
sur un tableau de bord, constitué d'un ensemble d'indicateurs pertinents
d'évaluer les progrès réalisés et d'identifier les insuffisances du système de
santé en matière de prise en charge du cancer.
Enfin, le Gouvernement a entendu une
communication sur la prise en charge du transfert des malades à l'étranger pour
soins. L'exposé a mis en exergue les résultats enregistrés par la commission
médicale nationale, ainsi que les avancées réalisées dans le cadre de la
politique de substitution nationale.
A ce titre, les résultats obtenus en
2025 témoignent d'une dynamique positive vers une autonomie sanitaire
renforcée, caractérisée par la réduction des transferts à l'étranger, le
développement de l'offre nationale de soins et la maîtrise des dépenses de santé .