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Ali Kafi

Date de création: 29-04-2026 19:42
Dernière mise à jour: 29-04-2026 19:42
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HISTOIRE- PERSONNALITÉS- ALI KAFI

Ali Kafi, né le 7 octobre 1928 à El Harrouch (Skikda) au sein d’une famille rurale, a appris le Coran et les bases de la langue arabe auprès de son père avant d’intégrer l’école. Marqué par les massacres de Sétif de 1945, adhérant rapidement aux idées nationalistes du Parti du peuple algérien (PPA), il y forme avec d'autres étudiants une cellule militante. Diplômé « El Ahlia » en 1950, il part en Tunisie renforcer sa formation dans la grande université islamique de la mosquée Zitouna. Il y côtoie les milieux nationalistes tunisiens et participe à plusieurs actions militantes. Expulsé de Tunisie en 1952, il purge alors une peine de six mois de prison pour ses activités. .Libéré, il reprend ses activités nationalistes, et est nommé enseignant dans une école libre de Skikda tenue par le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques en Algérie (MTLD) Le 1er novembre 1954, au déclenchement de la guerre d'Algérie, Ali Kafi est contacté par Didouche Mourad, responsable FLN de la zone II (Nord Constantinois). Il intensifie alors son action militante à Skikda et rejoint l'Armée de libération nationale (ALN). Sous les ordres de Zighoud Youcef, à la tête de la wilaya II  il participe au soulèvement du Constantinois  . En août 1956, il fait partie de la délégation de la wilaya II du congrès de La Soummam, qui met en place les structures administratives et militaires du mouvement indépendantiste. Il devient alors représentant militaire, puis colonel, et enfin commandant de la wilaya de 1957 à 1959. En mai 1959, il fait partie des dix colonels chargés de l’organisation des opérations militaires de l’ALN à Tunis, où il s'installe jusqu'à l'indépendance algérienne.

. En 1959, il est désigné pour représenter la Révolution algérienne auprès de la Ligue arabe au Caire. Durant la crise de l’été 1962, il soutient le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) de Benyoucef Benkhedda face au bureau politique du FLN de Ben Bella.

 

Après l’indépendance, il poursuit sa carrière diplomatique, il est nommé comme ambassadeur dans plusieurs pays arabes. Du 2 juillet 1992 (après l ’assssassinat de Mohamed Boudiaf) au 30 janvier 1994, Ali Kafi préside le Haut Conseil d’État, une responsabilité qu’il a endossée dans un contexte particulièrement difficile.Par la suite, il va se consacrer à l’écriture et à la préservation de la mémoire.Il décèdera à Genève le 16 avril 2013