HISTOIRE- PERSONNALITÉS- ALI KAFI
Ali Kafi, né le 7 octobre 1928 à El Harrouch
(Skikda) au sein d’une famille rurale, a appris le Coran et les bases de la
langue arabe auprès de son père avant d’intégrer l’école. Marqué par
les massacres
de Sétif de 1945, adhérant rapidement aux idées
nationalistes du Parti
du peuple algérien (PPA), il y forme avec d'autres
étudiants une cellule militante. Diplômé « El Ahlia » en
1950, il part en Tunisie renforcer sa formation dans la
grande université islamique de la mosquée Zitouna. Il y côtoie les milieux nationalistes
tunisiens et participe à plusieurs actions militantes. Expulsé de Tunisie en
1952, il purge alors une peine de six mois de prison pour ses activités.
.Libéré, il reprend ses activités nationalistes, et est nommé enseignant dans
une école libre de Skikda tenue par le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques
en Algérie (MTLD) Le 1er novembre 1954, au déclenchement de la guerre d'Algérie, Ali Kafi est contacté par Didouche
Mourad, responsable FLN de la zone
II (Nord Constantinois). Il intensifie alors son action militante à Skikda et
rejoint l'Armée
de libération nationale (ALN). Sous les ordres de Zighoud
Youcef, à la tête de la wilaya II il participe au soulèvement du
Constantinois . En août 1956, il fait partie
de la délégation de la wilaya II du congrès de La
Soummam, qui met en place les structures administratives et
militaires du mouvement indépendantiste. Il devient alors représentant militaire,
puis colonel, et enfin commandant de la wilaya de 1957 à 1959.
En mai 1959, il fait partie des dix colonels chargés de l’organisation des
opérations militaires de l’ALN à Tunis, où il s'installe jusqu'à l'indépendance
algérienne.
. En 1959,
il est désigné pour représenter la Révolution algérienne auprès de la Ligue
arabe au Caire. Durant la crise de l’été 1962, il soutient le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA)
de Benyoucef Benkhedda face au
bureau politique du FLN de Ben Bella.
Après
l’indépendance, il poursuit sa carrière diplomatique, il est nommé comme
ambassadeur dans plusieurs pays arabes. Du 2 juillet 1992 (après l ’assssassinat de Mohamed Boudiaf) au 30 janvier 1994, Ali Kafi préside le Haut Conseil d’État, une responsabilité
qu’il a endossée dans un contexte particulièrement difficile.Par la suite, il va se consacrer à
l’écriture et à la préservation de la mémoire.Il
décèdera à Genève le 16 avril 2013