SANTE- MALADE- MALADE/ DÉFICIENTS CARDIAQUES
« Cœur protégé, dialyse retardée » c’est là le thème d’une
rencontre scientifique qui a réuni, samedi 18 avril 2026, pas moins de six spécialistes
des deux domaines qui ont tour à tour exposé les données médicales sur la
différence des traitements appliqués. Il se trouve que la déficience cardiaque
affecte 64,3 millions de personnes dans le monde, selon l’OMS. Chaque année,
environ quatre millions de nouveaux cas sont recensés. L’on estime que 990 000
Algériens souffrent d’insuffisance cardiaque et 30% des malades arrivent
fatalement à la dialyse en quelques années. Des médicaments font disparaître
l’insuffisance cardiaque comme ils stoppent la maladie rénale chronique chez
des millions de diabétiques et hypertendus. Cette journée de formation, organisée
par « NHS -Mediacom » sous le parrainage de
l’Association des laboratoires d’analyses médicales, la Société algérienne de
cardiologie et la Société algérienne de médecine générale avec le soutien de
producteurs pharmaceutiques dont « AstraZeneca » et «
El Kendi » a été animée particulièrement par trois
praticiens spécialistes qui ont exposé le « syndrome cardiorénal
sous l’aune des facteurs de risques, des contraintes diagnostiques, des options
thérapeutiques et de la pharmacoéconomie. » Le Pr
Mohamed Chettibi, chef de service de cardiologie au
CHU Issad Hassani de Béni Messous
(Alger), a répercuté une classification de l’OMS des causes principales de
mortalité chez les personnes âgées de 30 à 69 ans. Il ressort que les maladies
non transmissibles sont responsables de 65,7% des décès, chaque année. Dans
cette proportion, les maladies cardiovasculaires entraînent la mort dans 36%
des cas, loin devant les cancers (13%), les maladies transmissibles (15%), les
pathologies d’origine respiratoire (3%), les traumatismes (10%)....
Le praticien clinicien précise dans son intervention que les femmes, en
général, souffrent plus d’hypertension et de troubles cérébrovasculaires,
que les hommes qui sont davantage exposés aux infarctus du myocarde et à
certaines pathologies cardiaques ischémiques. Cependant, il existe des
alternatives et les principaux traitements de l’insuffisance cardiaque sont
disponibles en Algérie » assure le Pr Chettibi qui
estime, néanmoins, primordial « d’intensifier les efforts pour optimiser les
parcours de soins des patients, surtout dans la période qui suit leur première
admission à l’hôpital ». Aussi, le Pr Farid Haddoum,
chef de service néphrologie et hémodialyse au CHU Mustapha tire la sonnette
d’alarme et de s’interroger : « Qui est sûr et certain que ses propres reins
fonctionnent correctement ? ». Question difficile, dira-t-il car la maladie
rénale est « silencieuse et pernicieuse ». Selon les données nationales de 2025
citées par le Pr, sur les 42 500 insuffisants rénaux, 3 500 ont reçu une
greffe, 1000 sont soignés en dialyse péritonéale et...38000 sont en
hémodialyse. « L’hémodialyse chronique est l’échec de la médecine » assène ce
praticien, qui informe que des médicaments inhibiteurs sont disponibles en
Algérie et protègent le rein de manière significative.