HISTOIRE- PERSONNALITÉS- GUERRE D’INDEPENDANCE ET
FEMMES COMBATTANTES- ÉTUDE A.MERDACI
© Pr
Abdelmadjid MERDACI ,
professeur des Universités , historien , écrivain, journaliste, scénariste.
/Fb,
mars 2026.Extraits. « Militantes de la
guerre d'indépendance Algériennne »(Grenoble, 8
mars 2019)
Elles occupèrent les unes de la presse, les ouvertures
des radios et de la télévision un 25 février 1961 et, en cette journée vouée
aux combats et aux droits des femmes, comment ne pas avoir en mémoire, ici, sur
le territoire français, Zina Haraïgue, Michèle
Pouteau, Fatima Hammoud, Hélène Cuenat,
Didar Fawzy–Rossano, Jacqueline Carré, les évadées de la petite
Roquette, figures d’une diversité militante adossée au combat pour
l’indépendance algérienne ? (................................)
Au plan formel, c'est, en effet, dans les années 1940
que se créent les premières associations féminines algériennes : l'Union des
femmes algériennes (UFA, 1944), proche du Parti communiste algérien, et l'Union
des femmes musulmanes algériennes (UFMA, 1946), émanation du MTLD. Si l'objet
de l'une comme de l'autre demeure éminemment politique, ces associations, pour
mobiliser, accorder plus de visibilité aux femmes, n'en demeurent pas moins
sans influence sur les enjeux politiques de l'époque et apparaissent comme
soumises aux agendas de leurs formations. Elles auront eu toutefois le mérite
de signaler les premières figures militantes – Mamia
Chentouf, Kheïra Bouayed, Nefissa Hamoud, Salima Haffaf Benkhadda – au sein de
l'UFMA ou Gaby Gaminez-Bénichou, Baya Bouhoune-Allaouchiche, Abbassia Fodhil pour l’UFA qui accueillait les militantes sans
distinction ethnique ou religieuse(......................)
La présente contribution s’appuie sur l’examen des
itinéraires d’une vingtaine de militantes du FLN entre 1954 et 1962 qui ne
constitue pas formellement un échantillon au sens que lui donne la recherche en
sciences sociales. Comment, en effet, construire un échantillon représentatif
en l’absence de documents de référence ? Mais, elle peut autoriser des
éclairages pertinents sur une dimension encore méconnue de la guerre
d’indépendance nationale.
Des algériennes dans le combat*
Hamoud-Laliam Nafissa
(1924- 2002) ..................................Peschard
Raymonde (1927- 1957)..................................Lavalette Eveline
(1927-2014)...................................Benhamou Marlyse
(Myriam Ben) (1928-2001)......................................................Fiori-Steiner
Annie (née en1928)..................................Ouzegane
( Fettouma) (1928-2018) ................................................Guerroudj Jacqueline (1929- 2015)...................................................Saâdane Mériem (1932- 1958)..................................................Saadaoui
Fatima Zohra (née en 1933).......................................Bisker Hafsa (née en 1933)..................................................
Bekkadour Zoulikha (née en
1934) ...................................Benziza Messika dite Zizi (1934- 1959) ..........................................Lakhdari Samia (1934-2002) ......................................................Collette
Grégoire dite Greki (Anna) ( 1931-1966) .....................................Drif Zohra (née en 1934).............................................Belmihoub
Mériem (née en 1935).................................................Bouhired Djamila (née en 1935) ....................................Ighilahriz
Louisette (née en 1936)................................................Bouattoura Mériem (1938-1960)..............................................Saâdane Fadhila (1938-1960).................................Benbouali Hassiba (1938-1957).............................Bouazza Djamila (1938-2015) ..............................Boupacha Djamila (née en 1938)........................................
Hocine Baya (1940-2000).................................................
Ne convient-il pas de rappeler aussi la mémoire de
Saliha Ouatiki, assassinée à l’âge de douze ans par
les militaires français lors des manifestations populaires du 11 décembre 1960
et celle de Fatima Bedar, tuée et jetée dans Seine en
octobre 1961 à Paris ? Et de Zoulikha Oudaï (1911-1957) de Cherchell, célébrée par Assia Djebar
dans son récit La Femme sans sépulture (Paris, Albin-Michel, 2002), assassinée par
l’armée française, jetée dans une basse fosse, dont le corps n’a été retrouvé
qu’en 1984 ? Le militantisme dans les rangs du FLN fut, pour l’essentiel,
l’affaire de la génération des années 1930. Les plus âgées en 1955, date-clé de
l’engagement pour la plupart d’entre elles, avaient entre vingt
cinq (Jacqueline Guerroudj) et trente ans
(ainsi, Nafissa Hamoud-Laliam).
La plus jeune des militantes Baya Hocine avait quinze ans en 1955. Ce qu’il
faut marquer, c’est la précocité de l’engament féminin dans les rangs du FLN
dans les années 1955-1956, alors même que les autorités françaises avaient la
conviction qu’une troisième voie, alternative au FLN était possible.(...........................................)
l Des villes et des villages .................................l
Les filles de la classe moyenne ...........................l
Des militantes lettrées ....................................l
Des algériennes de toutes confessions (........................................)