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Guerre d'indépendance et femmes combattantes-Etude A.Merdaci

Date de création: 09-03-2026 16:37
Dernière mise à jour: 09-03-2026 16:37
Lu: 264 fois


HISTOIRE- PERSONNALITÉS- GUERRE D’INDEPENDANCE ET FEMMES COMBATTANTES- ÉTUDE A.MERDACI

© Pr Abdelmadjid MERDACI , professeur des Universités , historien , écrivain, journaliste, scénariste.

/Fb, mars 2026.Extraits. «  Militantes de la guerre d'indépendance Algériennne »(Grenoble, 8 mars 2019)

Elles occupèrent les unes de la presse, les ouvertures des radios et de la télévision un 25 février 1961 et, en cette journée vouée aux combats et aux droits des femmes, comment ne pas avoir en mémoire, ici, sur le territoire français, Zina Haraïgue, Michèle Pouteau, Fatima Hammoud, Hélène Cuenat, Didar Fawzy–Rossano, Jacqueline Carré, les évadées de la petite Roquette, figures d’une diversité militante adossée au combat pour l’indépendance algérienne ? (................................)

Au plan formel, c'est, en effet, dans les années 1940 que se créent les premières associations féminines algériennes : l'Union des femmes algériennes (UFA, 1944), proche du Parti communiste algérien, et l'Union des femmes musulmanes algériennes (UFMA, 1946), émanation du MTLD. Si l'objet de l'une comme de l'autre demeure éminemment politique, ces associations, pour mobiliser, accorder plus de visibilité aux femmes, n'en demeurent pas moins sans influence sur les enjeux politiques de l'époque et apparaissent comme soumises aux agendas de leurs formations. Elles auront eu toutefois le mérite de signaler les premières figures militantes – Mamia Chentouf, Kheïra Bouayed, Nefissa Hamoud, Salima Haffaf Benkhadda – au sein de l'UFMA ou Gaby Gaminez-Bénichou, Baya Bouhoune-Allaouchiche, Abbassia Fodhil pour l’UFA qui accueillait les militantes sans distinction ethnique ou religieuse(......................)

La présente contribution s’appuie sur l’examen des itinéraires d’une vingtaine de militantes du FLN entre 1954 et 1962 qui ne constitue pas formellement un échantillon au sens que lui donne la recherche en sciences sociales. Comment, en effet, construire un échantillon représentatif en l’absence de documents de référence ? Mais, elle peut autoriser des éclairages pertinents sur une dimension encore méconnue de la guerre d’indépendance nationale.

Des algériennes dans le combat*

Hamoud-Laliam Nafissa (1924- 2002) ..................................Peschard Raymonde (1927- 1957)..................................Lavalette Eveline (1927-2014)...................................Benhamou Marlyse  (Myriam Ben) (1928-2001)......................................................Fiori-Steiner Annie (née en1928)..................................Ouzegane ( Fettouma) (1928-2018) ................................................Guerroudj Jacqueline (1929- 2015)...................................................Saâdane Mériem (1932- 1958)..................................................Saadaoui Fatima Zohra (née en 1933).......................................Bisker Hafsa (née en 1933).................................................. Bekkadour Zoulikha (née en 1934) ...................................Benziza Messika dite Zizi (1934- 1959) ..........................................Lakhdari Samia (1934-2002) ......................................................Collette Grégoire dite Greki (Anna) ( 1931-1966) .....................................Drif Zohra (née en 1934).............................................Belmihoub Mériem (née en 1935).................................................Bouhired Djamila (née en 1935) ....................................Ighilahriz Louisette (née en 1936)................................................Bouattoura Mériem (1938-1960)..............................................Saâdane Fadhila (1938-1960).................................Benbouali Hassiba (1938-1957).............................Bouazza Djamila (1938-2015) ..............................Boupacha Djamila (née en 1938)........................................ Hocine Baya (1940-2000).................................................

Ne convient-il pas de rappeler aussi la mémoire de Saliha Ouatiki, assassinée à l’âge de douze ans par les militaires français lors des manifestations populaires du 11 décembre 1960 et celle de Fatima Bedar, tuée et jetée dans Seine en octobre 1961 à Paris ? Et de Zoulikha Oudaï (1911-1957) de Cherchell, célébrée par Assia Djebar dans son récit La Femme sans sépulture (Paris, Albin-Michel, 2002), assassinée par l’armée française, jetée dans une basse fosse, dont le corps n’a été retrouvé qu’en 1984 ? Le militantisme dans les rangs du FLN fut, pour l’essentiel, l’affaire de la génération des années 1930. Les plus âgées en 1955, date-clé de l’engagement pour la plupart d’entre elles, avaient entre vingt cinq (Jacqueline Guerroudj) et trente ans (ainsi, Nafissa Hamoud-Laliam). La plus jeune des militantes Baya Hocine avait quinze ans en 1955. Ce qu’il faut marquer, c’est la précocité de l’engament féminin dans les rangs du FLN dans les années 1955-1956, alors même que les autorités françaises avaient la conviction qu’une troisième voie, alternative au FLN était possible.(...........................................)

l Des villes et des villages .................................l Les filles de la classe moyenne ...........................l Des militantes lettrées ....................................l Des algériennes de toutes confessions (........................................)