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STratégie/Rencontre Président Tebboune, médias nationaux, samedi 7 février 2026

Date de création: 11-02-2026 17:39
Dernière mise à jour: 11-02-2026 17:39
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RELATIONS INTERNATIONALES- DOCUMENTS POLITIQUES- STRATÉGIE /RENCONTRE PRÉSIDENT TEBBOUNE. MÉDIAS NATIONAUX, 7 FÉVRIER 2026

-S’ exprimant lors de son entrevue périodique avec les représentants de médias nationaux (El Ahdath et El Moudjahid), diffusée samedi soir (7 février 2026)  sur les chaînes de télévision et de radio publiques, le chef de l’État a précisé que ces relations reposent sur «l’intérêt mutuel et le respect de la souveraineté des États». Interrogé sur la visite récente du haut conseiller du président américain pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, Massad Boulos, la deuxième en six mois, le président de la République a affirmé que l’Algérie entretient des relations privilégiées «avec toutes les grandes puissances». «J’ai reçu récemment des félicitations du Président Xi Jinping et des appels du Président Poutine. Nous nous entendons bien avec toutes les grandes puissances», a répondu le chef de l’Etat, soulignant la qualité des relations entre l’Algérie et les Etats-Unis. «Nous sommes contents de nos relations avec les Etats-Unis, et eux aussi sont satisfaits de la qualité de ces relations», a-t-il assuré, relevant également l’excellence des relations qu’entretient l’Algérie avec la Chine et la Russie. Le Président a souligné l’expertise et les connaissances approfondies de M. Boulos concernant l’Afrique du Nord et le monde arabe, notamment en raison de ses origines et de sa relation étroite avec le Président Trump. « Nous avons des liaisons fortes avec l’Italie » Le chef de l’Etat a également fait état de l’excellence des relations entre l’Algérie et l’Italie, «un pays avec lequel nous avons aujourd’hui des liaisons très fortes». «Mme Giorgia Meloni, (présidente du Conseil des ministres italien, ndlr), a été à l’origine du plan Mattei fait dans le cadre de l’aide à l’Afrique, et sa façade, c’est bien l’Algérie, un pays auquel l’Italie accorde toute l’importance dans le cadre de ce plan», a-t-il relevé, soulignant que le Centre de formation, de recherche et d’innovation agricole Enrico-Mattei à Sidi Bel Abbès devient un centre africain. Le chef de l’Etat a également cité le projet intégré de mise en valeur agricole de 35 000 hectares à Timimoune qui servira également à la formation de stagiaires issus du continent africain. Le président de la République a également rappelé que l’Italie est «le premier client de notre gaz». Un pays, a-t-il souligné, avec lequel l’Algérie n’a aucun problème d’immigration irrégulière. «J’ai une amitié particulière avec le président de la République italienne, Sergio Mattarella, auquel je voue beaucoup de respect, et je crois que c’est réciproque», a assuré le chef de l’Etat, tout en précisant que la visite qu’effectuera Mme Meloni après le Ramadhan vise à «faire le bilan de tout ce qui a été fait et en même temps, lancer, c’est son idée à elle que je soutiens à fond, une chambre de commerce algéro-italienne». « Je salue le courage, l’honnêteté intellectuelle de Mme Royal » Interrogé sur l’état des relations avec la France, le président de la République a refusé d’y répondre. «Si vous permettez en toute démocratie, je ne réponds pas en ce qui concerne la France», a-t-il assené. Il a en revanche exprimé tout son respect à Mme Ségolène Royal, présidente de l’Association France-Algérie, qui a récemment effectué une visite en Algérie, saluant «son courage, son honnêteté intellectuelle et sa franchise», assurant qu’«elle est la bienvenue». Concernant la déclaration du ministre français de l’Intérieur désirant venir en visite en Algérie, le chef de l’Etat a affirmé que «cela le regarde. S’il veut venir, il est le bienvenu». Interrogé sur la question des OQTF (obligations de quitter le territoire français), le président de la République a assuré qu’il s’agit d’ «un problème des pays d’accueil ». Il a précisé que la décision de régulariser les ressortissants algériens à l’étranger qui se trouvent dans des situations précaires ou irrégulières «n’a rien à voir avec les OQTF». Il a rappelé, à ce propos, que des OQTF ont été refusées à un ministre qui «s’est permis de prendre les Algériens pour les mettre dans des avions et les envoyer vers l’Algérie». Le Président a relevé que les personnes qui font l’objet d’une procédure d’expulsion «ont des droits». Même lorsque la justice ordonne leur éloignement, «il y a possibilité de faire appel», a-t-il souligné. Il a également rappelé qu’ «entre l’Algérie et la France, il existe des accords encadrant ces procédures, lesquels doivent être respectés». «Nous avons mis en place des procédures pour que le consul puisse visiter les personnes sous OQTF. S’il constate que tout est légal, il donne son accord et délivre le laissez-passer», a déclaré le chef de l’Etat, avant d’affirmer qu’il «n’est pas encore né, celui qui peut humilier l’Algérie». Sur le plan régional, M. Abdelmadjid Tebboune a réitéré la détermination de l’Algérie à demeurer un facteur de stabilité dans son environnement immédiat, à la faveur des relations de bon voisinage qu’elle entretient avec les pays limitrophes. « J'ai adressé une invitation au président du Niger, M. Abdourahmane Tiani » Dans ce contexte, il a annoncé avoir adressé une invitation officielle au président du Niger, M.Abdourahmane Tiani, pour une visite en Algérie, mettant en avant le respect qu’il porte à son homologue nigérien. Évoquant la Mauritanie, le chef de l’État a insisté sur le «caractère fraternel» des relations bilatérales faites de solidarité mutuelle et d’entraide, affirmant que l’Algérie «tente d’aider ce pays frère dans la mesure du possible», notamment dans les domaines de la santé et de l’enseignement. «Nos relations avec les États sont désintéressées», a-t-il précisé, soulignant que «la Mauritanie est libre dans ses choix et ses relations». Concernant le Sahel, le président de la République a précisé que l’Algérie n’a aucune responsabilité dans la crise avec le Mali, soulignant que même la médiation menée par l’Algérie pour un consensus entre le nord et le sud du pays a été faite en réponse à la demande malienne et sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine. Insistant sur l’ «histoire commune» liant les deux pays, il a tenu à mettre en garde contre «ceux qui s’y rendent pour l’armement et la spoliation des biens». Il a, par ailleurs, qualifié les relations avec le Burkina Faso de «bonnes», réaffirmant la disponibilité de l’Algérie à les renforcer davantage.Abordant le dossier libyen, M. Abdelmadjid Tebboune a rappelé la profondeur des liens historiques entre les deux pays, forgés dans la lutte contre le colonialisme, soulignant que «tout ce qui touche la Libye touche également l’Algérie». Il a mis en avant le rôle du Mécanisme tripartite des pays voisins (Algérie, Égypte et Tunisie) ainsi que les réunions périodiques de leurs ministres des Affaires étrangères sur la situation dans ce pays frère, insistant sur la nécessité de «laisser les Libyens décider librement de l’avenir de leur pays et de choisir leurs représentants». Il a, à ce titre, souligné l’importance des élections législatives, conformément aux recommandations des Nations unies. S’agissant de l’Égypte, pays frère, le président de la République a rappelé que les relations bilatérales reposent sur près de sept décennies de complémentarité, marquées par une histoire commune et un soutien mutuel constant. «Tout ce qui touche l’Égypte nous touche également, et nous rejetons toute agression contre ce pays», a-t-il affirmé, considérant le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi comme son frère. «Lorsque nous avons été agressés en 1963, l’armée égyptienne a été la première à nous venir en aide. Je l’ai vécu et le défunt Moubarak (ancien président égyptien), était à l’époque pilote. « Un micro-Etat a tenté de s’ingérer dans nos élections » De même, lorsque l’Égypte avait besoin de nous, le regretté Houari Boumediene s’est immédiatement engagé, sans épargner le moindre effort», a-t-il souligné, estimant que les deux pays sont sur le même bateau. «Je suis animé de la même volonté que celle des défunts Boumediene et Nasser», a-t-il assuré. Le chef de l’État s’est également félicité desrelations «plus que fraternelles» liant l’Algérie au Koweït et au Royaume d’Arabie saoudite, soulignant que «tout ce qui affecte le Royaume affecte aussi l’Algérie». Il a, en outre, salué le haut niveau atteint par les relations algéroqataries. Par ailleurs, le président de la République a dénoncé les tentatives d’ingérence d’un «microÉtat» qui a cherché à intervenir dans les élections en Algérie ainsi que dans d’autres dossiers internes, réaffirmant la vigilance de l’Algérie face à toute atteinte à sa souveraineté. «Ce micro-Etat a tenté de s’ingérer dans nos élections et dans d’autres dossiers. Il a brandi la menace de nous appauvrir à travers notamment l’arbitrage international…», a-t-il fait remarquer, avant d’asséner : «Ne nous poussez pas à regretter le jour où on vous a connu».