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NATIONAUX/PRÉSIDENT TEBBOUNE, SAMEDI 7.1.2026
-Le produit intérieur brut (PIB) de l'Algérie dépassera les 400
milliards de dollars à la fin de l'année 2027 «au plus tard».
C'est ce qui a été affirmé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de
l'entrevue périodique accordée aux représentants des médias nationaux, diffusée
samedi soir (7 février 2026), sur les chaînes de télévision et de radio
nationales.
Le président de la République a souligné que «la
cadence à laquelle évolue actuellement l'économie nationale nous rend
optimistes quant à la réalisation de cet objectif». Ajoutant que l'Algérie «poursuit son projet national visant à se transformer en pays
émergent», indiquant, dans ce sillage, que la concrétisation de cet objectif
nécessite «la réunion d'un ensemble de conditions, dont la révision de nos
besoins et la réalisation de mégaprojets structurants, à l'instar des mines de
Gara Djebilet et d'Oued Amizour et du projet de
phosphate intégré». Dans cette optique, il a relevé que la ligne ferroviaire
Gara Djebilet-Tindouf-Béchar «n'est que le début d'un
projet national d'envergure visant à exploiter les richesses minières du pays»,
ajoutant qu'il s'agit des «premiers pas d'un pays émergent».
Le président de la République s'est dit très
fier de la concrétisation de cette ligne minière, «réalisée avec des capacités
nationales en un temps record». Il a insisté sur son importance stratégique au
regard de sa «forte rentabilité» et de son «impact économique majeur»
permettant, dans une première étape, a-t-il dit, d'économiser «1,5 milliard de
dollars actuellement alloués à l'importation de minerai de fer destiné aux
complexes sidérurgiques d'Oran, de Jijel et d'Annaba, avant de passer à
l'exportation et de compenser, à un stade ultérieur, une partie des recettes
générées par les hydrocarbures».
D'après les projections établies, le projet de
Gara Djebilet «permettra de mettre fin définitivement à l'importation de
minerai de fer dans un délai maximal de trois ans», a fait savoir le président
de la République, assurant que «toutes les études menées par des bureaux
spécialisés de différents pays sur ce projet ont unanimement confirmé sa
faisabilité et sa rentabilité économique avérée». Concernant le projet de la
mine de plomb et de zinc d'Oued Amizour (wilaya de
Béjaïa), il sera lancé avant la fin du premier trimestre de l'année 2026, a
affirmé le président Tebboune. Précisant que «la prochaine phase, après le lancement
de la ligne ferroviaire minière Ouest la semaine dernière, concernera la mine
d'Oued Amizour, où les premiers travaux de forage
débuteront fin mars prochain». Non sans relever que «nous sommes désormais sur le point de lancer le projet
avec l'accord des citoyennes et des citoyens, habitants de la région»,
soulignant que l'opération de régularisation de la situation avec les
propriétaires des terrains est à sa «phase finale». Par ailleurs, le président
de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a indiqué que les exportations de
l'Algérie hors hydrocarbures ont atteint 5 milliards de dollars, qualifiant ce
chiffre de «miracle à tous égards» comparé aux niveaux précédents qui ne
dépassaient pas 1,5 milliard de dollars.
Concernant l'endettement extérieur, le président
de la République a assuré que l'Algérie «n'y aura pas recours», précisant que
tout financement extérieur se fera «selon une vision rationnelle et
exclusivement orientée vers des projets économiques à haute rentabilité».
Il a, à ce titre, précisé que l'Algérie
bénéficie d'un financement de la Banque africaine de développement (BAD) d'une
valeur dépassant 3 milliards de dollars, destiné à la réalisation du projet
d'extension de la voie ferrée vers El Meniaa et
Ghardaïa «avec possibilité de remboursement adapté s'étalant sur 13 ans».
Sur le plan des relations internationales, le
président de la République a indiqué que l'Algérie «entretient de bonnes
relations, cordiales et amicales avec de nombreux pays, des relations fondées
sur l'intérêt mutuel». Dans ce sens, il a mis en avant les «relations
privilégiées» liant l'Algérie à des pays européens amis, à l'instar de
l'Italie, de l'Espagne, de l'Allemagne et d'autres États, ajoutant que
l'Algérie entretient également de «bonnes relations» avec de grandes
puissances, telles que les États-Unis d'Amérique, la Russie et la Chine.
Concernant les relations avec la France, le
président de la République s'est contenté d'exprimer tout son respect à Mme
Ségolène Royal (présidente de l'Association France-Algérie), qui a récemment
effectué une visite en Algérie, la félicitant pour «son courage, son honnêteté
intellectuelle et sa franchise». «Elle est la
bienvenue», a-t-il ajouté. Il a également réaffirmé la volonté constante de
l'Algérie de demeurer une force de stabilité, à la lumière des bonnes relations
qu'elle entretient avec les pays voisins, annonçant avoir adressé au président
du Niger une invitation officielle à effectuer une visite en Algérie.
Sur le plan interne, le président de la
République a souligné que la numérisation «permettra, à la fin de l'année en
cours et au début de l'année 2027, l'application d'une nouvelle politique de
soutien social», précisant que cela se fera à travers «une commission nationale
composée de partis et de syndicats actifs».
Le président de la République a évoqué «les
disparités constatées entre les différentes catégories de la société», faisant
observer qu'»il est inacceptable que le soutien soit accordé de manière égale à
tous», mais le recours à la numérisation, a-t-il dit, permettra d'»orienter le
soutien vers les véritables bénéficiaires». Non sans réaffirmer l'attachement
de l'État à la gratuité de l'enseignement et des soins, assurant qu'il «n'y aura aucun recul à ce sujet».
Concernant l'amendement technique de la
Constitution, il a indiqué que «l'amendement technique de la Constitution participe
de la construction d'une véritable démocratie, fondée sur une référence
constitutionnelle et politique». «Il n'y a rien à redire sur la Constitution de
2020, qui a introduit de nouvelles dispositions telles que la
constitutionnalisation de la Déclaration du 1I”³ novembre 1954,
du Conseil supérieur de la jeunesse et de la société civile», a-t-il soutenu, relevant, toutefois, «des lacunes dans l'application de certains articles,
notamment en lien avec le renouvellement par moitié des membres du
Conseil de la nation».
Répondant aux partis ayant lié la démarche de
l'amendement technique de la Constitution à une volonté d'ouvrir les mandats
présidentiels, le président de la République a lancé : «Nous travaillons avec
patriotisme et sincérité, contrairement à ces partis stipendiés et
instrumentalisés pour déstabiliser le pays».